Pour les aînés « le confinement, a fait plus de dégâts que le covid-19 »
Pendant le premier confinement les personnes âgées hébergées en institution ont été séparées de leurs proches. Une situation inhumaine pour Marie-Christine Guillerm, institutrice à la retraite, qui a vu la santé et l’autonomie de sa maman se dégrader rapidement. Pour elle, alors que le second confinement se termine, ces mesures créent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent. C’est ce qu’elle explique à Rebecca Fitoussi, pour Public Sénat, dans l’émission Dialogue Citoyen.

Pour les aînés « le confinement, a fait plus de dégâts que le covid-19 »

Pendant le premier confinement les personnes âgées hébergées en institution ont été séparées de leurs proches. Une situation inhumaine pour Marie-Christine Guillerm, institutrice à la retraite, qui a vu la santé et l’autonomie de sa maman se dégrader rapidement. Pour elle, alors que le second confinement se termine, ces mesures créent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent. C’est ce qu’elle explique à Rebecca Fitoussi, pour Public Sénat, dans l’émission Dialogue Citoyen.
Public Sénat

Par Hugo Ruaud

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Protéger les plus fragiles : voilà quel était l’esprit des confinements successifs face à la résurgence de l’épidémie de Covid-19. Mais pour certaines personnes âgées, isolées, seules, le remède n’était-il pas pire que le mal ? C’est ce dont est persuadée Marie-Christine, institutrice à la retraite, dont la maman de 91 ans a vu sa santé se détériorer : « Entre le début du confinement où elle était encore en possession de toutes ses capacités et la fin du confinement, nous avons pu voir à quel point sa santé mentale et physique s’est détériorée ».

« On ne les considère même plus comme des citoyens, comme des êtres humains à part entière, on les enferme et puis c’est tout ».

La faute à l’absence de certains soins, comme la « kiné » ou l’orthophonie, mais aussi à la solitude et à l’isolement. Pour elle, le traitement réservé aux séniors a été indigne : « On ne les considère même plus comme des citoyens, comme des êtres humains à part entière, on les enferme et puis c’est tout ».

« Il faut arrêter de les enfermer. Je suis absolument contre le confinement pour les personnes âgées, qui fait beaucoup plus de dégâts que ne le fait la Covid ».

Marie-Christine en est convaincue : il faut apprendre à vivre avec le risque de ce virus : « Il faut arrêter de les enfermer. Je suis absolument contre le confinement pour les personnes âgées, qui fait beaucoup plus de dégâts que ne le fait la Covid ». Ce, d’autant plus que, selon elle, de nombreux séniors préfèrent « mourir de la Covid plutôt que de mourir seul, sans leur famille, sans personne pour les accompagner, sans avoir revu leurs petits-enfants ». Une situation « inadmissible » que veut à tout prix éviter Marie-Christine, qui passera Noël avec sa mère, entourée de sa famille.

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