Pour Macron, « la vraie injustice n’est pas que l’un gagne plus que l’autre »
"La vraie injustice, ce n'est pas que l'un gagne plus que l'autre" car cela dépend aussi de choix de vie, mais qu'on n'ait "pas...

Pour Macron, « la vraie injustice n’est pas que l’un gagne plus que l’autre »

"La vraie injustice, ce n'est pas que l'un gagne plus que l'autre" car cela dépend aussi de choix de vie, mais qu'on n'ait "pas...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"La vraie injustice, ce n'est pas que l'un gagne plus que l'autre" car cela dépend aussi de choix de vie, mais qu'on n'ait "pas la même chance de réussite dans des familles ou des lieux différents", a déclaré Emmanuel Macron devant les maires d’Occitanie, dans le sud de la France.

Dans un long plaidoyer en faveur de sa politique, après avoir écouté les questions des maires pendant 2h40, le président français a résumé sa vision économique et sociale, face notamment aux critiques sur la suppression de l'ISF, l'impôt sur la fortune.

"Si l'un gagne plus que l'autre", juge-t-il, "ça dépend s'il travaille plus, ou s'il s'est donné les moyens de le faire, s'il considère que l'objectif de sa vie c'est de gagner de l'argent, ou de créer des entreprises, ou autre. Il y en a peut-être un à côté qui a décidé, lui, d'avoir un autre équilibre familial, ou de passer moins de temps au travail. Ou qui est moins doué à l'école, ça arrive aussi !", a-t-il lancé.

"Dans cette passion française pour la fiscalité, on ne parle pas assez d’inégalités de destin", a martelé Emmanuel Macron.

"La vraie inégalité, c'est qu'avec le même talent, la même motivation, deux enfants français n'auront pas la même chance de réussite dans des familles différents ou des lieux différents. C'est ça dont on devrait s'indigner".

"Le vrai sujet pour réduire ces inégalités, c'est l'école et c'est le travail", a-t-il poursuivi.

Le chef de l'Etat a aussi défendu ses choix fiscaux et sociaux, de la suppression de l'ISF à la baisse des aides au logement.

"C'est pas en rétablissant l'ISF et en faisant le référendum d'initiative citoyenne qu'on réglera le problème du chômage de masse", a-t-il conclu.

"L'ISF, ce n'est pas un sujet entre riches et pauvres pour moi, c'est un sujet sur est-ce qu'on veut aider nos entreprises ou pas", a lancé M. Macron. "Mais il fait l'évaluer, s'il y a des mesures plus efficaces, il faut améliorer les choses", a-t-il concédé.

Il a aussi rappelé qu'il voulait créer un revenu universel activité, un "revenu de subsistance" géré via un guichet unique des aides sociales mais avec "des droits et des devoirs".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le