Pour Nathalie Arthaud, « les puissances impérialistes sont responsables » du terrorisme
Nathalie Arthaud était ce matin l’invitée de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. La candidate de Lutte Ouvrière à l’élection présidentielle a réagi à l’attentat perpétré hier soir, sur les Champs Elysées. Elle a également tenu à se démarquer de Jean-Luc Mélenchon.

Pour Nathalie Arthaud, « les puissances impérialistes sont responsables » du terrorisme

Nathalie Arthaud était ce matin l’invitée de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. La candidate de Lutte Ouvrière à l’élection présidentielle a réagi à l’attentat perpétré hier soir, sur les Champs Elysées. Elle a également tenu à se démarquer de Jean-Luc Mélenchon.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Les puissances impérialistes, dont la France, sont responsables », considère Nathalie Arthaud en réaction à l’attaque terroriste de la veille. Pour la candidate LO, le terreau du terrorisme ce sont leurs « manœuvres et influences, au Moyen-Orient en particulier, pour préserver des intérêts ».

Elle affirme vouloir « continuer de (se) battre pour que l’on ne cède pas à des démagogies faciles (…) et à cette politique qui conduit à créer des amalgames ». Marine Le Pen est évidemment dans son viseur. Mais aussi François Hollande et ses prédécesseurs, à qui elle reproche d’être « alliés » avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui « financent les bandes djihadistes ».

« Les puissances impérialistes, dont la France, sont responsables » du terrorisme
00:45

Contre « armer davantage les policiers »

Sur le plan de la sécurité intérieure, elle réfute vouloir désarmer les policiers mais est contre renforcer leur arsenal : « Avec Philippe Poutou on dit que oui, il y a un véritable problème de violences policières. Mais quand on nous explique qu’il faut armer davantage les policiers, nous ne sommes absolument pas d’accord. »

La candidate de Lutte ouvrière estime qu’il faut « résoudre le problème social » des banlieues en combattant le chômage et les bas salaires, et non par l’action de la police. Elle considère aussi que les prisons sont « un véritable problème » et qu’elles « contribuent à faire que des petits délinquants changent d’enseigne et se fanatisent ». « Le grand banditisme, la délinquance et le djihadisme et la radicalisation se chevauchent. »

« Mélenchon véhicule des illusions »

Le cheval de bataille de Nathalie Arthaud reste la lutte contre patronat. Elle entend combattre les bas salaires et se battre pour l’emploi. Un combat qui, selon elle, n’est pas mené par Jean-Luc Mélenchon : « Tout ceux qui pensent qu’(il) va nous protéger des licenciements et des bas salaires se trompent. » Elle considère que le candidat « véhicule des illusions », et acquiesce à la question de savoir si ce ne serait pas lui le véritable candidat socialiste.

Arthaud : "Tous ceux qui croient que Mélenchon va empêcher les licenciements se trompent"
00:41

Partager cet article

Dans la même thématique

kanner ok 3
12min

Politique

« Ces accords ne nous grandissent pas » : Patrick Kanner « dubitatif » face aux alliances PS/LFI pour les municipales

Les fusions de listes entre PS et LFI pour les municipales passent mal chez certains socialistes, à l’image de Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat, « dubitatif sur l’intérêt de ces accords ». Il pointe le non-respect des conditions fixées avant d’éventuelles alliances avec les insoumis. « Je ne comprends pas Olivier Faure, qui devrait être là pour mettre en œuvre la résolution du bureau national », affirme l’ancien ministre.

Le

Municipales: Christian Estrosi et Eric Ciotti attaque et contre-attaque pour la Mairie de Nice
7min

Politique

Municipales dans les Alpes-Maritimes : pourquoi la chute des bastions LR pourrait favoriser un groupe d’extrême droite au Sénat

En cas de victoire d’Éric Ciotti dimanche prochain à Nice, LR risque de perdre une partie des grands électeurs qui voteront aux sénatoriales de septembre dans les Alpes-Maritimes. Ce séisme local offre une opportunité inédite à l'extrême droite : obtenir assez d'élus en septembre prochain pour constituer un groupe parlementaire au Palais du Luxembourg, une première sous la Vème République.

Le