Quel regard pose l’homme de théâtre, Olivier Py sur l’homme politique Emmanuel Macron ? De la mise en scène de ses meetings pendant la campagne à ses premiers pas de président sur le tapis rouge de l’Élysée le jour de la passation de pouvoir, le rideau se lève sur le style « Emmanuel Macron » au travers de quelques séquences qui ont marqué cette année politique.
Pour Olivier Py, Emmanuel Macron « impose son rythme et rempli les silences ».
Quel regard pose l’homme de théâtre, Olivier Py sur l’homme politique Emmanuel Macron ? De la mise en scène de ses meetings pendant la campagne à ses premiers pas de président sur le tapis rouge de l’Élysée le jour de la passation de pouvoir, le rideau se lève sur le style « Emmanuel Macron » au travers de quelques séquences qui ont marqué cette année politique.
« Un président jupitérien » qui impose son rythme.
7 mai 2017, large victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle… Au Carrousel du Louvre, soudain, le nouveau président de la République apparaît, seul. Un moment solennel décrypté par Olivier Py. « J’ai trouvé ça très réussi sur le plan dramatique, l’homme qui marche seul, qui impose son temps ».
Si les commentateurs sur les chaînes de télévision et à la radio parlaient pour remplir ce moment, « ce n’était pas du vide » pour le metteur en scène, « c’était du plein et c’est parce qu’il ne se passait rien que c’était du plein ». Occuper l’espace, imposer trois minutes de silence aux médias, une séquence jusqu’alors inédite saluée par le directeur du Festival d’Avignon. Une capacité déjà relevée sur ses images
Pour Olivier Py tout y est ou presque : « Il est lyrique, c’est déjà lui, c’est déjà sa voix, il a un rapport au temps. Ce que l’acteur fait c’est imposer à la salle son rythme intérieur et ça il le fait déjà…Il est bon il prend son temps il remplit les silences »
Olivier commente les images de la présidentielle
Un homme « bon dans l’improvisation » qui doit contrôler sa voix.
Pour Olivier Py « non, mais il fait une erreur vocale en allant au-dessus de ses capacités. Suite à cela, il prend un coach, un chanteur d’opéra ». Un moment raté donc pour l’homme de théâtre, mais qu’Emmanuel Macron considère comme réussi car il a le mérite de « faire parler de lui ».
Cependant, comme le confie le metteur en scène à Hélène Risser « je pense qu'il était dans une forme de populisme et c’est dommage car ce n’est pas lui ».
Comme les comédiens qui se produisent sur les planches du Festival d’Avignon, Emmanuel Macron est bon sur une scène car il a une qualité que tous les politiques n’ont pas : « rester naturel face à un prompteur, comme dans une situation d’improvisation ».
Pour Olivier Py, « il est cultivé donc n’a pas besoin de hausser la voix ». Et en cette année électorale inédite, « il a réussi à combler ce désir ambigu des Français, élire un homme à la fois président normal et président jupitérien ».
Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».
Interrogée sur l’attentat de Trappes, la ministre Aurore Bergé a annoncé lors des questions au gouvernement du Sénat ce 28 octobre que le projet de loi consacré à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme serait examiné au Sénat le 14 décembre.
C’est le « caillou dans la chaussure » de Bruno Retailleau. David Lisnard, candidat très libéral et conservateur, vient bousculer la campagne du président des LR, qui peine à décoller. Grâce à une stratégie savamment orchestrée sur les réseaux sociaux, qui a fait connaître la « marque » Lisnard et lui a ouvert la porte des sondages, le maire de Cannes espère jouer sa carte. Reste à savoir jusqu’où.
En séance, le gouvernement a fait adopter un amendement permettant à l’autorité administrative de bloquer des contenus issus des réseaux sociaux lorsque des appels à la violence et au pillage y sont diffusés. Un amendement qui a provoqué la colère de la gauche sénatoriale dénonçant une dérive autoritaire.