Pour Philippot, le FN a été accusé à tort de défendre une « double monnaie dans les portefeuilles »
Florian Philippot, vice-président du Front national, a accusé lundi médias et adversaires d'avoir "fait croire" pendant l'entre...

Pour Philippot, le FN a été accusé à tort de défendre une « double monnaie dans les portefeuilles »

Florian Philippot, vice-président du Front national, a accusé lundi médias et adversaires d'avoir "fait croire" pendant l'entre...
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Florian Philippot, vice-président du Front national, a accusé lundi médias et adversaires d'avoir "fait croire" pendant l'entre-deux tours de la présidentielle que le FN défendait le principe d'une double monnaie "dans les portefeuilles" alors que le parti d'extrême droite y est selon lui défavorable.

"J'ai senti la dernière semaine cette inquiétude sur la double monnaie: on n'a jamais été favorables à la double monnaie mais on a fait croire qu'on était favorables à une double monnaie, c'est quand même extraordinaire", a jugé M. Philippot sur Paris Première et Radio Classique.

"On a fait croire aux Français qu'il y aurait deux monnaies dans le portefeuille, ce qui était faux, ça n'a jamais été notre ambition" et "ça a stressé tout le monde", a insisté le dirigeant FN le plus favorable à une sortie de l'euro.

M. Philippot a appelé l'AFP ensuite pour expliquer que c'étaient médias et adversaires et non le FN qui, selon lui, avaient fait croire que le parti dirigé par Marine Le Pen défendait "cette double monnaie dans les portefeuilles".

Le Front national défend officiellement depuis plusieurs années la transformation de l'euro "monnaie unique" en euro "monnaie commune", destinée aux échanges internationaux, qui serait couplée à une monnaie nationale retrouvée pour l'économie au quotidien.

Pour M. Philippot, et alors qu'un débat engagé au FN sur le renoncement à l'idée de sortir de l'euro, "il faut réfléchir à la manière de présenter les choses". "Honnêtement, je ne crois pas" que ce débat divise le FN, a-t-il dit.

M. Philippot est cependant critiqué en interne notamment sur ce sujet par plusieurs ténors du parti (Nicolas Bay, Louis Aliot, Gilbert Collard) et a mis en avant lundi son ancrage dans le parti: "Je vois l'accueil que j'ai dans les fédérations, je suis l'un des cadres qui tournent le plus, les militants sont très heureux, ils se battent pour la souveraineté nationale et l'indépendance de la France, c'est une évidence".

M. Philippot a redit qu'il pourrait quitter le FN si jamais celui-ci évoluait trop à son goût : "Si finalement, nous sommes un parti fédéraliste européiste... Je ne me suis pas engagé pour que la France soit sous tutelle de l'Allemagne."

"Je ne sacralise pas un parti politique mais aujourd'hui je pense que le FN est le seul instrument pour rendre à la France son indépendance, sa prospérité, sa liberté, sa sécurité", a-t-il dit.

Son association "Les Patriotes" fondée la semaine passée est "une boîte à idées au sein du FN pour aider à la refondation" de celui-ci "et perpétuer cette dynamique de rassemblement des patriotes".

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