Pour Philippot, Robert Ménard doit « gérer son incohérence »
Vendredi dernier, le maire de Béziers, Robert Ménard, demandait à Marine Le Pen de « virer » Florian Philippot. Invité de Territoires d’Infos sur Public Sénat, le vice-président du FN lui répond. 

Pour Philippot, Robert Ménard doit « gérer son incohérence »

Vendredi dernier, le maire de Béziers, Robert Ménard, demandait à Marine Le Pen de « virer » Florian Philippot. Invité de Territoires d’Infos sur Public Sénat, le vice-président du FN lui répond. 
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que le FN entame sa période de « refondation », les règlements de comptes se multiplient publiquement. Vendredi, Robert Ménard, maire de Béziers et allié critique du Front National, déclarait que les frères Philippot «  étaient nuisibles » au parti. Raison pour laquelle, Marine Le Pen devait les « virer ». « Tout le monde est nuisible sauf lui parce que dans la phrase d’avant, il explique que Marine Le Pen est complètement nulle. Donc, tout le monde est nul sauf lui. Qu' est ce que vous voulez que je réponde à ça. Ce n’est pas très constructif…. » a lâché Florian Philippot.

L’eurodéputé a néanmoins amorcé sa riposte en fustigeant le projet « d’union des droites » que Robert Ménard aimerait voir naître. « Ces gens-là prônent en permanence l’union des droites dont personne ne veut d’ailleurs, ni Wauquiez, ni Ciotti… Ils l’ont tous envoyé balader. Par contre, il n’a que le mot virer à la bouche quand il s’agit des gens de sa propre famille politique. Donc, ça me paraît un peu incohérent. C’est à lui de gérer son incohérence » a-t-il tancé.

Marine Le Pen entamait, ce week-end, la période de « refondation » du parti, avec un meeting à Brachay. L’occasion pour Florian Philippot de réaffirmer sa ligne. Le Front national « doit parler de tout » selon lui. Une différence avec la ligne du secrétaire général du Front National, Nicolas Bay,  favorable à un recentrage vers « l’immigration, insécurité, islamisme ».

« Parler de tout, ça veut dire  que nous devons être des défricheurs de nouveaux sujets : l’innovation (...) les déserts médicaux, les inégalités, l’école… » C’est cela être un grand parti de gouvernement. C’est être en capacité d’être entendu sur tous les sujets et de parler à tous les Français » a expliqué Florian Philippot.

Partager cet article

Dans la même thématique

Pour Philippot, Robert Ménard doit « gérer son incohérence »
4min

Politique

Réquisitions contre Marine Le Pen : « J'attends avec impatience le jugement, parce qu'on veut savoir comment va se dérouler notre élection présidentielle », déclare Laurent Jacobelli

Quatre ans de prison, dont un ferme aménageable, et cinq ans d'inéligibilité ont été requis mardi contre Marine Le Pen dans le procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires des eurodéputés FN. En revanche, à l’inverse de la condamnation de première instance, aucune exécution provisoire n’a été demandée par le parquet. « Ça prouve que tout ce que l'on disait lors de la première étape du procès était réaliste », estime Laurent Jacobelli, député et porte-parole du RN.

Le

Paris : Suspension of session of Appeal trial of Marine Le Pen
2min

Politique

Procès en appel des assistants FN : le parquet requiert quatre ans de prison, dont un ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen, mais sans application immédiate

Trois semaines après l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen et de dix autres prévenus dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), le parquet a présenté ses réquisitions ce mardi. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis, 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

Le

Conference pour la relance economique de la ville de Paris
11min

Politique

« Manipulation », « coups de billard », « roue de secours » : la campagne des municipales se tend à Paris, alors que cinq candidats pourraient se retrouver au second tour

Un sondage, qui ouvre pour la premier fois la voie au maintien de cinq candidats au second tour, avec Sarah Knafo qui atteint les 10 %, pourrait « changer tout » à l’issue du scrutin. La candidate Reconquête devient « un caillou dans la chaussure de Dati », qui ne progresse pas, relève-t-on à gauche, alors que du côté de Pierre-Yves Bournazel, la tension est palpable, un élu Horizon l’accusant de vouloir « faire élire un maire de gauche ». Pour éviter la dispersion, les équipes de Dati et de Grégoire misent sur « le vote utile ».

Le