Près de quatre Français sur dix estiment qu'aucun mouvement politique n'incarne l'opposition, la France insoumise, en hausse, apparaissant comme le premier opposant à l'exécutif, selon un sondage Elabe publié samedi.
Selon ce sondage, réalisé pour BFMTV, 39% des personnes interrogées indiquent qu'aucun mouvement politique en particulier n'incarne le mieux l'opposition à Emmanuel Macron et au gouvernement d'Edouard Philippe, une proportion stable par rapport à juillet.
La France insoumise, citée par 32% des personnes interrogées, gagne néanmoins 4 points. Le parti de Jean-Luc Mélenchon devant largement le Front national (14%, stable) et Les Républicains (9% -2).
Viennent ensuite le Parti socialiste (3% -1), le Parti communiste (2%, stable) et l'UDI (1%, -1).
Marine Le Pen, présidente du Front National, sur le plateau du JT de TF1, le 7 septembre 2017 à Paris
AFP
Le sondage porte par ailleurs sur l'image de Marine Le Pen. La présidente du Front national enregistre un recul sur plusieurs points par rapport au mois de février, notamment en ce qui concerne sa volonté de "vraiment changer les choses" (47%, -11) ou la capacité à "rassembler les Français" (28%-8). Les personnes interrogées sont en revanche moins nombreuses à dire qu'elle les inquiète (60%, -3).
Le sondage a été réalisé par internet les 5 et 6 septembre, auprès d'un échantillon représentatif de 1.002 personnes, selon la méthode des quotas.
Le Premier ministre a plaidé sa cause lors des universités d’été du Medef, ce vendredi 28 août, quelques heures avant un débat réunissant plusieurs de ses principaux opposants. Sourds aux appels à négocier, la gauche et le Rassemblement national esquissent leurs propres pistes de sortie de crise.
François Bayrou a pris de court la classe politique en annonçant, lundi 25 août, qu’il engagerait la responsabilité de son gouvernement devant l’Assemblée nationale le 8 septembre prochain. En quête d’une « clarification », le premier ministre espère rallier une majorité autour de sa trajectoire budgétaire, qu’il présente comme décisive pour l’avenir économique du pays. Mais le rapport de force parlementaire laisse présager une issue défavorable.
Après l’annonce du vote de confiance à l’Assemblée le 8 septembre, Marine Le Pen a émis le souhait d’une nouvelle dissolution. Une demande qui, à première vue, interpelle de la part de la patronne des députés RN, frappée d’une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire. Pourquoi Marine Le Pen pense-t-elle pouvoir se représenter ? Explications.
A peine lancée, l’invitation de François Bayrou aux chefs de partis pour tenter de trouver des points d’accord sur le budget, lui assurant sa survie à Matignon avant le vote de confiance, a déjà du plomb dans l’aile. Le RN ira mais ne bouge pas. Le PS, qui fera des propositions ce week-end, réserve encore sa réponse. Les Ecologistes ne se déplaceront pas. Un trou de souris qui semble se refermer, comme un piège.