Pour Wauquiez (LR), Macron « conduit la France dans le mur »
Emmanuel Macron "conduit la France dans le mur", a estimé Laurent Wauquiez, le président des Républicains (LR) dans un entretien...

Pour Wauquiez (LR), Macron « conduit la France dans le mur »

Emmanuel Macron "conduit la France dans le mur", a estimé Laurent Wauquiez, le président des Républicains (LR) dans un entretien...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Emmanuel Macron "conduit la France dans le mur", a estimé Laurent Wauquiez, le président des Républicains (LR) dans un entretien au Figaro, en ironisant sur ceux qui à droite "durcissent le ton" après avoir eu "le regard de Chimène" pour le chef de l’Etat.

"Cette première année de quinquennat est un échec avec la plus forte baisse de pouvoir d’achat depuis six ans, la même augmentation de dépense publique que sous François Hollande, une hausse des emplois publics, la plus mauvaise croissance de toute l’Europe, le record historique d’entrée de migrants, la dégradation continue de l’autorité et l’inaction face à l’islamisme", a énuméré M. Wauquiez dans cet entretien mis en ligne vendredi soir.

"Si on continue sur ce rythme, Emmanuel Macron conduit la France dans le mur, et tout cela peut très mal finir", a poursuivi le patron de LR, qui effectue sa rentrée politique dimanche en Haute-Loire.

Pour M. Wauquiez, la baisse de la dépense publique est "le sujet fondamental de la rentrée". "Il n’y a aucune lutte contre le gaspillage de l’argent public, et par conséquent aucune baisse des impôts", a-t-il estimé.

"Il faut rendre l’argent aux Français (…) La France, avec les décisions d’Emmanuel Macron, notamment sur la CSG, a maintenant le record des prélèvements obligatoires en Europe. Jamais les classes moyennes n’ont autant payé. Quel en est le résultat ? On a étouffé la croissance", a développé le président d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Interrogé sur Valérie Pécresse, qui effectuait sa rentrée politique avec son mouvement Libres! vendredi en Corrèze, et sur Xavier Bertrand, qui a quitté LR après son élection à la présidence du parti, M. Wauquiez a expliqué avoir fait "un choix différent à deux niveaux".

"Comme beaucoup, j’aurais pu créer ma petite écurie au moment de la débâcle électorale de 2017. J’ai fait le choix de consacrer mon énergie au collectif et à la reconstruction de notre famille politique".

"La deuxième différence, c’est l’évolution des discours de ceux qui avaient pour Macron le regard de Chimène. Aujourd’hui, ils durcissent le ton pour s’adapter à la courbe des sondages. Moi, je n’ai pas changé. Ce que je dis aujourd’hui, je le disais il y a un an", poursuit M. Wauquiez.

Enfin, sur l'Europe, "j’ai clairement réaffirmé notre engagement européen, ce qui ne permet pas le maintien de certaines postures ou alibis", a dit le président de LR.

Partager cet article

Dans la même thématique

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le