Surprise, Valérie Boyer, qui vient tout juste d’être élue sénatrice LR des Bouches-du-Rhône, pose une question ce mardi en tant que députée, lors des questions d’actualité au gouvernement, à l’Assemblée nationale. Explications.
Pourquoi Valérie Boyer, nouvelle sénatrice LR, peut poser une question à l’Assemblée
Surprise, Valérie Boyer, qui vient tout juste d’être élue sénatrice LR des Bouches-du-Rhône, pose une question ce mardi en tant que députée, lors des questions d’actualité au gouvernement, à l’Assemblée nationale. Explications.
Un vrai miracle. Valérie Boyer, fraîchement élue sénatrice des Bouches-du-Rhône, a visiblement un peu de mal à quitter le Palais Bourbon. Celle qu’on connaissait comme députée a pourtant bien décidé de quitter l’Assemblée nationale pour le Sénat. Elle était sur la liste LR du département pour le scrutin sénatorial, dimanche dernier, et l’a emporté. Sa seconde place lui assurait l’élection.
Une erreur ? Un homonyme ? Un tour de passe-passe ?
Valérie Boyer était au Sénat lundi pour l’accueil des nouveaux sénateurs. Elle était même sur le plateau de Public Sénat lundi soir. « C’est vraiment au Sénat que bat le cœur de la République car le Sénat est aujourd’hui le seul contre-pouvoir qui fonctionne » soutient la néo sénatrice, pensant être « totalement » plus utile à la Haute assemblée qu’à l’Assemblée. Regardez :
Pourtant, surprise, une certaine Valérie Boyer, députée LR des Bouches-du-Rhône, pose une question, ce mardi, lors des questions d’actualité au gouvernement… à l’Assemblée nationale. Une erreur ? Un homonyme ? Un tour de passe-passe ? Pas du tout. C’est bien la même Valérie Boyer qui a adressé au gouvernement une question sur les attaques de l’Azerbaïdjan contre les Arméniens. En lui donnant la parole, le président LREM de l’Assemblée, Richard Ferrand, n’a pas hésité à la saluer. « J’espère que vous nous regretterez, autant que nous vous regretterons » a-t-il lancé (voir la première vidéo).
« Un sénateur, c’est un député qui s’obstine »
La sénatrice n’a pas rétabli un cumul des mandats d’un nouveau genre, en étant députée et sénatrice à la fois. En réalité, légalement, Valérie Boyer est toujours députée. Passer de la chambre basse à la chambre haute n’est en effet pas automatique. Explication : le mandat des sénateurs sortants prend fin le mercredi 30 septembre 2020 à minuit. Et le mandat des sénateurs élus commence à 00h00, le jeudi 1er octobre, jour d’élection du président du Sénat. Deux autres députés élus sénateurs sont dans ce cas, Stéphane Demilly, dans la Somme, et Philippe Folliot, dans le Tarn.
Si dans l’esprit, cette dernière apparition à l’Assemblée peut surprendre, Valérie Boyer a donc parfaitement pu poser encore une question aux QAG. Elle était d’ailleurs la dernière de la liste, l’occasion de dire au revoir à ses futurs ex-collègues. Se disant « très émue » et fière « de ces treize ans passés à l’Assemblée nationale », elle a remercié « les électeurs des Bouches-du-Rhône » et sa « famille politique ». Lundi soir, après son élection, Valérie Boyer rappelait l’adage : « On dit qu’un sénateur, c’est un député qui s’obstine. J’espère que je serai celle-là ». Elle ne croit pas si bien dire.
Sébastien Lecornu a déclenché mardi un premier recours à l’article 49-3 pour faire adopter sans vote la partie « recettes » du projet de loi de finances 2026. « Il aurait fallu le dégainer avant », réagit sur Public Sénat Christian Estrosi, maire (Horizons) de Nice. Si l’édile juge le texte « assez désastreux », il demande aux députés de son parti de ne pas voter la censure contre le gouvernement.
Les recettes consacrées à l’audiovisuel public diminuent, tandis que les attaques politiques contre son existence et ses missions se multiplient. À moins de deux ans de l’élection présidentielle, la fragilisation financière de Radio France et de France Télévisions se double d’offensives idéologiques d’ampleur inédite, portée par l’extrême droite et relayée, de plus en plus ouvertement, par une partie de la droite traditionnelle.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez était auditionné par la commission des lois du Sénat pour présenter les contours du projet de loi sur les polices municipales et gardes champêtres, largement inspiré des recommandations d’une mission d’information sur le sujet. Le texte, examiné en séance publique début février, donne des compétences élargies aux policiers municipaux qui pourront dresser des amendes forfaitaires délictuelles, pour certaines infractions comme l’usage de stupéfiants.
Alors que Sébastien Lecornu a finalement recours au 49.3 sur le budget, il devrait sauver sa tête grâce à la non-censure des socialistes, qui revendiquent une série de « victoires pour les Français », comme dit Patrick Kanner, patron des sénateurs PS, même si les socialistes n’ont « pas tout obtenu, loin de là ». Reste à voir si le numéro 1 du PS, Olivier Faure, peut sortir également renforcé de la séquence.