Poutine à Versailles: « dialoguer, ce n’est pas s’aligner », dit Castaner
Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a estimé vendredi que "dialoguer, ce n'est pas s'aligner", à propos de la...

Poutine à Versailles: « dialoguer, ce n’est pas s’aligner », dit Castaner

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a estimé vendredi que "dialoguer, ce n'est pas s'aligner", à propos de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a estimé vendredi que "dialoguer, ce n'est pas s'aligner", à propos de la visite lundi en France du président russe Vladimir Poutine, qui sera reçu au château de Versailles par Emmanuel Macron.

"Je peux faire confiance au président de la République pour avoir une position ferme de défense des intérêts de la France", a déclaré Christophe Castaner sur franceinfo, réfutant toute complaisance à l'égard du président russe.

"Je crois que le fait de dialoguer, ce n'est pas s'aligner, au contraire, c'est un signe de voir le président Poutine venir en France, demander à rencontrer Emmanuel Macron et travailler avec lui", a ajouté le porte-parole du gouvernement. "Toute la différence, c'est que l'on peut dénoncer et ne pas aller voir", a-t-il dit.

Emmanuel Macron recevra lundi Vladimir Poutine au Grand Trianon à Versailles, à l'occasion de l'exposition sur la visite de Pierre le Grand en France en 1717.

Ce sera la première visite du président russe à Paris depuis l'entrée en fonctions du nouveau chef de l'Etat français, après le quinquennat de François Hollande marqué par un affrontement permanent entre Paris et Moscou sur le règlement du conflit syrien.

L'équipe de campagne d'Emmanuel Macron avait pour sa part marqué sa méfiance vis-à-vis de la Russie, lui reprochant ouvertement d'avoir manoeuvré contre le candidat à travers les réseaux sociaux.

Pour Christophe Castaner, le sommet de l'Otan et la rencontre avec le président américain Donald Trump jeudi ont permis au nouveau président de "se poser sur la scène internationale".

"C'est d'autant plus important qu'on suspectait ce jeune homme de ne pas avoir la carrure d'un président de la République et de ne pas être en mesure d'incarner et de défendre la France", a-t-il dit, estimant que "les premiers pas d'un président sont tout un symbole, si vous trébuchez, c'est tout un quinquennat que vous trainez derrière, en difficulté".

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture ICIEU
4min

Politique

L'IVG doit être un « droit » reconnu par l'Union européenne pour cette eurodéputée finlandaise

L’Union européenne apparaît comme un rempart des droits des femmes, mais si on y regarde à la loupe, elle connait aussi une forme de régression. Ainsi, le droit à l’avortement est en recul dans plusieurs pays tels que l’Italie, la Hongrie, et surtout la Pologne, où il est quasiment interdit, tout comme à Malte. Malgré une initiative populaire reprise par la Commission européenne pour donner un accès à l’IVG pour toutes les européennes, la bataille idéologique bat son plein. "Ici l'Europe" ouvre le débat, avec les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D).

Le

Poutine à Versailles: « dialoguer, ce n’est pas s’aligner », dit Castaner
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Sondages : pour les municipales, « un exercice vraiment plus difficile » pour les sondeurs

Les sondages sont-ils fiables pour les municipales ? C’est la question qui se pose après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le