Poutou dénonce le report de l’ouverture de la période de parrainage
Le candidat à la présidentielle du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Philippe Poutou a dénoncé lundi le décalage de deux jours...

Poutou dénonce le report de l’ouverture de la période de parrainage

Le candidat à la présidentielle du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Philippe Poutou a dénoncé lundi le décalage de deux jours...
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Le candidat à la présidentielle du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Philippe Poutou a dénoncé lundi le décalage de deux jours de la date d'envoi du formulaire des parrainages par les préfets, y devinant une "volonté perverse" de l'Etat de nuir aux "petits candidats".

En raison du déplacement en Chine du Premier ministre Bernard Cazeneuve, le conseil des ministres, qui se tient habituellement le mercredi, est exceptionnellement décalé à vendredi, retardant ainsi la signature du décret de convocation des électeurs.

L'ouverture de la période du dépôt des parrainages, prévue initialement le jeudi 23 février, a donc été retardée par le Conseil constitutionnel au samedi 25 février. Elle se termine le 17 mars.

"Une décision discrète" de la part du gouvernement, selon le quotidien d'informations destiné aux élus locaux Maire info, qui prévoit que "les formulaires n'arriveront au mieux en mairie que le lundi 27, voire, plus probablement, le mardi 28."

"Ça nous complique la vie. Il y a une volonté perverse de compliquer les choses. Le petit candidat est cantonné à rester un petit candidat", a fustigé M. Poutou, lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré "approcher des 300" parrainages sur les 500 pour être officiellement candidat.

Evoquant un "barrage anti-démocratique", M. Poutou a estimé que "ce serait dommage que la seule candidature ouvrière et que le seul salarié à cette élection ne puisse pas y arriver".

Pour la porte-parole du NPA Christine Poupin, "ce n'est pas du tout pareil si (les formulaires de parrainage sont) envoyé(s) le vendredi, le samedi ou le lundi". "Nous sommes dans une démarche militante avec des gens qui travaillent, qui ont pris des RTT pour avoir un rendez-vous avec un maire", a-t-elle expliqué.

"On comptait sur trois semaines pour faire ça, mais la période est raccourcie et amputée d'un weekend. Ça perturbe un agenda qui est déjà compliqué à mettre en place", a-t-elle ajouté.

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