Poutou (NPA): « Si je n’étais pas candidat, je crois que je m’abstiendrais »
Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle, a affirmé mercredi que s'il n'était...

Poutou (NPA): « Si je n’étais pas candidat, je crois que je m’abstiendrais »

Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle, a affirmé mercredi que s'il n'était...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle, a affirmé mercredi que s'il n'était pas candidat, probablement il "s’abstiendrait", soulignant cependant une proximité avec la candidate de Lutte Ouvrière Nathalie Arthaud.

"Si je n'étais pas candidat, je crois que je m'abstiendrais", a déclaré Philippe Poutou sur LCI. "Il y a plein de gens qui vont s'abstenir par ras-le-bol et c'est complètement légitime".

Selon lui, il y a "un rejet légitime". "On voit bien un milieu politique détestable, corrompu, menteur, tricheur", a-t-il dénoncé en référence aux affaires. "Mais c'est pas parce qu'on rejette qu'on règle le problème", a-t-il ajouté, soulignant que la question, "c'est par quoi on remplace". "C'est pour ça que nous, on essaie de poser les problèmes d'une démocratie directe".

Passant en revue ses adversaires à gauche de l'échiquier politique, M. Poutou a estimé qu'Emmanuel Macron "pour nous c'est pas du tout la gauche".

"Hamon, on a du mal", ajoute-t-il. "Il a un discours qui est certes plus de gauche que les autres politiciens, mais nous, on ne peut pas oublier que c'est le gouvernement actuel qui nous a mis dans la +merde+, qui a mené une politique profondément antisociale".

Quant à Jean-Luc Mélenchon, "c'est ce qu'on appelle la gauche radicale, la gauche antilibérale, donc évidemment qu'il y a des points communs, mais on a aussi de gros désaccords parce qu'on pense que c'est pas la posture de l'homme providentiel qui va régler le problème".

"Et puis Mélenchon c'est le politicien aussi qui a été au PS pendant longtemps, qui a été au gouvernement", ajoute-t-il.

Nathalie Arthaud "est vraiment de gauche elle, par contre". "On peut dire qu'on est très proches", a-t-il dit, reconnaissant que "beaucoup de gens" peuvent se demander "pourquoi il y a deux candidatures d'extrême gauche, anticapitalistes". "Au moins il y aurait dû y avoir une discussion. On n'a pas réussi, on va dédramatiser. Il y a deux candidatures, eh bien on fera au mieux".

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique » de Julia Bracher
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Les époux Rosenberg, les espions qui ont divisé l’Amérique

C’est l’un des procès pour espionnage les plus retentissants de l’Histoire des États-Unis. Celui des époux Rosenberg, accusés d’avoir travaillé pour le compte des Soviétiques en pleine Guerre froide et alors que l’Amérique apprend avec stupeur que les Russes détiennent l’arme atomique. Le documentaire "Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique", réalisé par Julia Bracher, diffusé cet été sur Public Sénat, raconte leur histoire et les tumultes provoqués par leur procès jusqu’au jour de leur exécution, le 19 juin 1953. L’élan populaire international n’aura pas suffi à les sauver de la chaise électrique.

Le

Poutou (NPA): « Si je n’étais pas candidat, je crois que je m’abstiendrais »
5min

Politique

« On m’a posé douze implants le même jour, une souffrance qu’on ne peut pas décrire » raconte cette victime d’un centre dentaire « low-cost »

En 2015, pour son passage à la retraite, Christine Teilhol, souhaite s’offrir un nouveau sourire. Éblouie par des tarifs attractifs d’un centre dentaire qui vient d’ouvrir, cette ancienne technicienne de laboratoire va tomber dans le piège d’un escroc et découvrir les limites de la médecine « low-cost ».

Le

Paris French President Emmanuel Macron closing speech at the national convention on mental health
5min

Politique

SERIE D’ETE – Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? La santé mentale, Grande cause nationale

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce quatrième épisode : la santé mentale, Grande cause nationale de 2025 et de 2026.

Le