Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, constate "un climat de résignation" parmi les ouvriers, sur lesquels ont prise les thématiques FN, mais difficilement selon lui le discours anti-capitaliste.
"Les gens sont résignés, écoeurés. (La politique) ça fait partie des sujets souvent qui sont rejetés", a déclaré cet ouvrier de Ford à RTL.
"Il y a de tout parmi les collègues: il y a ceux qui s'abstiennent, qui n'ont jamais voté, qui sont pas inscrits (...) Il y a des gens qui votent encore à gauche" et "il y a ceux attirés, ou qui l'ont déjà fait, ou qui se posent la question, de voter Le Pen", a-t-il décrit, notant que "ça se dit pas, on le devine dans les discussions".
Avec une utopie révolutionnaire, "aujourd'hui on est à contre-courant" car "ça marche en général qu'au moment des périodes révolutionnaires ou de contestations sociales profondes", a déploré le candidat du Nouveau parti anticapitaliste, qui voit actuellement "un climat de résignation, un sentiment d'impuissance".
Une employée de France Affichage Plus colle une affiche de P.Poutou le 10 avril 2017 à Paris
AFP/Archives
"Le FN n'est pas du tout perçu comme redistribuant les richesses, il en parle pas" mais "il y a une forme de colère, de ras-le-bol qui s'exprime de cette manière-là" dans le vote pour l'extrême droite, "comme ceux qui ne vont pas voter l'expriment aussi", a-t-il relevé.
Selon lui, "c'est les discours de haine, xénophobes qui peuvent marcher". "Cette idée simpliste que s'il y avait moins d'immigrés, ça irait mieux, ça marche".
"On essaie d'expliquer, de raisonner collectivement, et de montrer que s'il y une crise, du chômage, de la précarité, c'est aussi la responsabilité de ceux qui dirigent le système économique", a conclu M. Poutou, qui "essaie d'avoir le discours anti-capitaliste".
Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.
Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ».
Coup de théâtre, mercredi les sénateurs ont rejeté l’article 4, le cœur de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. La commission des affaires sociales avait considérablement réduit la portée du texte en remplaçant un « droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir », pour les malades dont le pronostic vital » est engagé à très court terme. La majorité sénatoriale divisée n’est pas parvenue à s’entendre sur cette version.
Suite aux recours au 49.3 par le premier ministre pour faire adopter le budget, Sébastien Lecornu a écrit aux parlementaires pour expliquer les principales mesures de ce budget de compromis. Une lettre envoyée aux seuls députés en réalité. Les sénateurs, eux, ne l’ont pas reçue. Ils devront attendre le retour du texte à la Haute assemblée pour que le premier ministre leur écrive.