Pouvoir d’achat : « Il faut pouvoir taxer les superprofits des énergéticiens », Hervé Marseille (UC)
Invité de notre matinale, Hervé Marseille est revenu sur la position que les parlementaires centristes adopteront lors du prochain examen du projet de loi sur le pouvoir d’achat. Le président du groupe Union Centriste au Sénat estime qu’il faut des dispositifs ciblés, et des moyens de consolider une trajectoire financière, en taxant notamment les « superprofits. »

Pouvoir d’achat : « Il faut pouvoir taxer les superprofits des énergéticiens », Hervé Marseille (UC)

Invité de notre matinale, Hervé Marseille est revenu sur la position que les parlementaires centristes adopteront lors du prochain examen du projet de loi sur le pouvoir d’achat. Le président du groupe Union Centriste au Sénat estime qu’il faut des dispositifs ciblés, et des moyens de consolider une trajectoire financière, en taxant notamment les « superprofits. »
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les voix des centristes seront importantes pour l’exécutif s’il veut arriver à faire passer des textes dans une Assemblée nationale aussi fragmentée. Sur le texte pouvoir d’achat, qui arrivera cet été au Parlement, par exemple, voteront-ils les propositions du gouvernement ? « J’aimerais d’abord les avoir », répond Hervé Marseille, président du groupe Union Centriste au Sénat et président délégué de l’UDI, depuis le retrait de Jean-Christophe Lagarde après sa défaite aux législatives face à Raquel Garrido, et la plainte déposée contre lui par le journaliste du Point, Aziz Zemouri. « C’est formidable, heureusement que des journalistes obtiennent les textes, parce que nous, on ne l’a pas. Si un gouvernement veut travailler avec d’autres forces politiques au Parlement il faut que l’on puisse travailler sur les textes », regrette le sénateur.

Une commission d’enquête sur les causes de l’inflation ? « Pourquoi pas »

En attendant les propositions officielles du gouvernement, Hervé Marseille résume la position qu’adopteront les parlementaires centristes dans les débats sur le projet de loi : « Il faudra cibler les personnes qui en ont besoin, que ce soit réglé dans le temps, et voir pour des économies budgétaires en parallèle. On ne peut pas continuer à verser des milliards alors que l’on a un déficit abyssal, il faut commencer à avoir une trajectoire financière. » À titre d’exemple sur ces « économies », le président du groupe Union Centriste commence par une proposition qui peut a priori, surprendre un peu : « On est favorable à la taxation des superprofits des énergéticiens. Il est normal qu’une partie revienne à la collectivité puisque les Français sont obligés de faire un effort pour prendre la voiture pour aller travailler ou partir en vacances. »

De même sur les prix de l’alimentaire, Hervé Marseille ne rejette pas l’idée que le Sénat mène aussi une commission d’enquête sur les causes de l’inflation, afin de déterminer la part de spéculation et de profit dégagés par les grands groupes de l’agroalimentaire : « Sophie Primas travaille déjà sur ces sujets-là et c’est un sujet qu’il faut qu’on regarde. Pourquoi pas une commission d’enquête, c’est à déterminer. Il faut pouvoir taxer les superprofits, et il faut dénoncer les problèmes de fraudes. On a déversé beaucoup d’argents ces deux dernières années et des gens ont profité de façon indue des sommes versées. »

Les prix de l’alimentaire étaient déjà un serpent de mer du quinquennat précédent, même sans l’inflation : « On a voté une Loi Egalim dont on a pu voir qu’elle était insatisfaisante, il y a des mécanismes qui font qu’à chaque fois qu’on aide, les revendeurs répercutent sur les prix ce que l’on donne aux Français. C’est bon de revenir sur l’ensemble de ces dispositifs et de compléter la loi Egalim de façon à ce qu’il n’y ait pas de bénéfices indus. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Pouvoir d’achat : « Il faut pouvoir taxer les superprofits des énergéticiens », Hervé Marseille (UC)
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

Pouvoir d’achat : « Il faut pouvoir taxer les superprofits des énergéticiens », Hervé Marseille (UC)
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le

Pouvoir d’achat : « Il faut pouvoir taxer les superprofits des énergéticiens », Hervé Marseille (UC)
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat, divisé, vide le texte de sa substance en rejetant l’article phare sur « l’aide à mourir »

Coup de théâtre, mercredi les sénateurs ont rejeté l’article 4, le cœur de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. La commission des affaires sociales avait considérablement réduit la portée du texte en remplaçant un « droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir », pour les malades dont le pronostic vital » est engagé à très court terme. La majorité sénatoriale divisée n’est pas parvenue à s’entendre sur cette version.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
4min

Politique

Budget : quand Sébastien Lecornu zappe les sénateurs dans sa lettre aux parlementaires…

Suite aux recours au 49.3 par le premier ministre pour faire adopter le budget, Sébastien Lecornu a écrit aux parlementaires pour expliquer les principales mesures de ce budget de compromis. Une lettre envoyée aux seuls députés en réalité. Les sénateurs, eux, ne l’ont pas reçue. Ils devront attendre le retour du texte à la Haute assemblée pour que le premier ministre leur écrive.

Le