Pouvoir d’achat : la parole d’Emmanuel Macron est « fourbe », selon Alexis Corbière
Le député LFI Alexis Corbière, dans Audition publique ce 9 mai 2022, met en doute la sincérité des promesses du président de la République sur le pouvoir d’achat, en évoquant une « volonté de flouer les gens ».

Pouvoir d’achat : la parole d’Emmanuel Macron est « fourbe », selon Alexis Corbière

Le député LFI Alexis Corbière, dans Audition publique ce 9 mai 2022, met en doute la sincérité des promesses du président de la République sur le pouvoir d’achat, en évoquant une « volonté de flouer les gens ».
Guillaume Jacquot

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Ces dernières semaines, Emmanuel Macron et le gouvernement ont multiplié les promesses, à mesure que l’inflation gagnait du terrain sur le pouvoir d’achat des ménages. Qu’il s’agisse d’un budget rectificatif ou d’une loi ad hoc, la majorité présidentielle s’est engagée à dégeler le point d’indice des fonctionnaires, indexer dès l’été les pensions sur l’indice des prix ou encore à introduire un chèque alimentation pour les foyers les plus modestes. Invité d’Audition publique (Public Sénat / LCP-Assemblée nationale / Le Figaro Live), ce lundi 9 mai, le député LFI Alexis Corbière s’est dit prêt sur le principe à voter, comme député d’opposition, ce type de mesures, bien que le paquet survienne « comme par hasard, en pleine période électorale », selon ses mots. « Moi, je voterai tout ce qui améliore les conditions de vie des gens. Je ne suis pas là pour embêter les gens. »

Mais cette figure de la NUPES, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale, qui espère créer la surprise aux législatives de juin, s’étonne des propositions du président de la République, « après 5 ans totalement contraires à ce genre de mesures ». « La parole d’Emmanuel Macron est marquée par un caractère fourbe », a-t-il reproché. Avant de parler d’une « volonté de flouer les gens » ou encore de « fourberie ».

« Je ne les crois pas sur parole », s’écrie le député de Seine-Saint-Denis, qui se base sur l’expérience de son groupe parlementaire durant la législature écoulée. « Chaque fois que nous avons été concrets à l’Assemblée nationale, en demandant le blocage des prix, en demandant la suppression des frais bancaires, en demandant l’augmentation des salaires, en demandant le dégel du point d’indice, ils ont toujours voté contre », a-t-il énuméré.

Partager cet article

Dans la même thématique

Pouvoir d’achat : la parole d’Emmanuel Macron est « fourbe », selon Alexis Corbière
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
4min

Politique

Présidentielle : les adhérents LR désignent Bruno Retailleau comme candidat

Le président des Républicains a été investi par son parti pour l’élection présidentielle ce dimanche, à la suite d’un vote en ligne des adhérents. La confirmation de la candidature de Bruno Retailleau était une étape nécessaire, mais n’épuise pas les questions sur la suite de la campagne présidentielle à droite. 

Le