Pouvoir d’achat : le groupe centriste va proposer de taxer les superprofits, annonce Hervé Marseille
Invité de Parlement Hebdo, Hervé Marseille a annoncé que les centristes proposeraient une taxation des superprofits lors de l’examen de la loi pouvoir d’achat au Sénat. Pour le président du groupe centriste, ce ne serait pas « mortel » pour les entreprises concernées et cela permettrait de rééquilibrer les comptes de l’Etat.

Pouvoir d’achat : le groupe centriste va proposer de taxer les superprofits, annonce Hervé Marseille

Invité de Parlement Hebdo, Hervé Marseille a annoncé que les centristes proposeraient une taxation des superprofits lors de l’examen de la loi pouvoir d’achat au Sénat. Pour le président du groupe centriste, ce ne serait pas « mortel » pour les entreprises concernées et cela permettrait de rééquilibrer les comptes de l’Etat.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Alors que la loi sur le pouvoir d’achat vient d’être votée par l’Assemblée nationale au petit matin et que son examen se profile la semaine prochaine au Sénat, Hervé Marseille, le président du groupe centriste, annonce que son groupe « va défendre une taxation des superprofits » à la Chambre haute. « On ne peut pas d’un côté faire en sorte que la collectivité, nous tous, payons des chèques et avoir des sociétés qui, du fait des surcoûts pétroliers, gagnent des milliards et des milliards », explique Hervé Marseille. Plus précisément, les centristes semblent vouloir se diriger sur « une taxation de 20 % par rapport à une augmentation [des profits ou du chiffre d’affaires] à lisser sur les 5 dernières années. » Une façon d’objectiver les « superprofits » réalisés uniquement à la faveur de la crise énergétique actuelle. « Ce n’est pas mortel pour les entreprises, et c’est bon pour le budget de la France », ajoute le président du groupe centriste.

« On ne peut pas demander la solidarité nationale et avoir des actionnaires qui prennent de l’argent », lâche même Hervé Marseille. Le groupe Union Centriste serait-il devenu une antichambre collectiviste rôdant dans les couloirs du Palais du Luxembourg pour noyauter la majorité sénatoriale ? Une fois n’est pas coutume, il y a un peu de Mélenchon chez Hervé Marseille en ce vendredi matin. « Il y a des idées partout, on ne va pas nous dire tous les jours ‘la Nupes l’a proposé’, ‘le RN l’a proposé’ ou ‘un tel l’a demandé’ », se défend le président du groupe Union Centriste, pour qui la mesure est en fait assez consensuelle : « Cela se fait partout en Europe. Si on ne veut rien faire, on trouve toujours des arguments, mais si les Italiens ou les Autrichiens le font, je ne vois pas pourquoi la France ne pourrait pas le faire. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting of Candidate in France’s 2027 presidential election, Jean-Luc Melenchon in Le Bourget
8min

Politique

« Il est l’heure de tout changer » : au Bourget, LFI met en scène sa « Nouvelle France » 

À l’occasion de la présentation de la nouvelle édition de L’Avenir en commun, samedi 7 novembre, La France insoumise a transformé le Bourget en théâtre de campagne. Scénographie immersive, démonstration de force militante et discours de Jean-Luc Mélenchon résolument tourné vers la jeunesse, le mouvement entend faire de son programme le premier acte de la présidentielle de 2027. Reportage

Le

Pouvoir d’achat : le groupe centriste va proposer de taxer les superprofits, annonce Hervé Marseille
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le