Pouvoir d’achat : le groupe centriste va proposer de taxer les superprofits, annonce Hervé Marseille

Pouvoir d’achat : le groupe centriste va proposer de taxer les superprofits, annonce Hervé Marseille

Invité de Parlement Hebdo, Hervé Marseille a annoncé que les centristes proposeraient une taxation des superprofits lors de l’examen de la loi pouvoir d’achat au Sénat. Pour le président du groupe centriste, ce ne serait pas « mortel » pour les entreprises concernées et cela permettrait de rééquilibrer les comptes de l’Etat.
Louis Mollier-Sabet

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Alors que la loi sur le pouvoir d’achat vient d’être votée par l’Assemblée nationale au petit matin et que son examen se profile la semaine prochaine au Sénat, Hervé Marseille, le président du groupe centriste, annonce que son groupe « va défendre une taxation des superprofits » à la Chambre haute. « On ne peut pas d’un côté faire en sorte que la collectivité, nous tous, payons des chèques et avoir des sociétés qui, du fait des surcoûts pétroliers, gagnent des milliards et des milliards », explique Hervé Marseille. Plus précisément, les centristes semblent vouloir se diriger sur « une taxation de 20 % par rapport à une augmentation [des profits ou du chiffre d’affaires] à lisser sur les 5 dernières années. » Une façon d’objectiver les « superprofits » réalisés uniquement à la faveur de la crise énergétique actuelle. « Ce n’est pas mortel pour les entreprises, et c’est bon pour le budget de la France », ajoute le président du groupe centriste.

« On ne peut pas demander la solidarité nationale et avoir des actionnaires qui prennent de l’argent », lâche même Hervé Marseille. Le groupe Union Centriste serait-il devenu une antichambre collectiviste rôdant dans les couloirs du Palais du Luxembourg pour noyauter la majorité sénatoriale ? Une fois n’est pas coutume, il y a un peu de Mélenchon chez Hervé Marseille en ce vendredi matin. « Il y a des idées partout, on ne va pas nous dire tous les jours ‘la Nupes l’a proposé’, ‘le RN l’a proposé’ ou ‘un tel l’a demandé’ », se défend le président du groupe Union Centriste, pour qui la mesure est en fait assez consensuelle : « Cela se fait partout en Europe. Si on ne veut rien faire, on trouve toujours des arguments, mais si les Italiens ou les Autrichiens le font, je ne vois pas pourquoi la France ne pourrait pas le faire. »

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