Précarité étudiante : « Où est Madame Vidal ? » interpelle Patrick Kanner
Alors qu’un étudiant s’est immolé par le feu devant le CROUS de Lyon vendredi dernier, le monde étudiant est en colère et dénonce la grande précarité. Le secrétaire d’État Gabriel Attal doit recevoir les syndicats étudiants ce jeudi.

Précarité étudiante : « Où est Madame Vidal ? » interpelle Patrick Kanner

Alors qu’un étudiant s’est immolé par le feu devant le CROUS de Lyon vendredi dernier, le monde étudiant est en colère et dénonce la grande précarité. Le secrétaire d’État Gabriel Attal doit recevoir les syndicats étudiants ce jeudi.
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Le drame qui a touché un étudiant de l’université de Lyon vendredi dernier a déclenché un mouvement de colère de grande ampleur chez les étudiants. Avant de s’immoler par le feu, le jeune homme de 22 ans a laissé un mot dénonçant ses conditions de vie extrêmement précaires et cible directement les politiques de « Sarkozy, Hollande, Macron et l’UE ».

Le secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal va recevoir ce jeudi les syndicats étudiants pour entendre leurs revendications. Mais l’absence de la ministre interroge : « C’est elle qui devrait les recevoir. Elle est en déplacement, sûrement en tant que ministre de la recherche dans l'Antarctique. Mais ça fait 4-5 jours que cette crise a commencé, avec malheureusement le drame que nous connaissons » déclare le président du groupe socialiste au Sénat Patrick Kanner.

Pour lui, Frédérique Vidal aurait dû revenir dès le début de la crise étudiante. « C’est le b.a-ba » estime-t-il. « Chacun sait bien que quand une crise commence dans le milieu estudiantin, il vaut mieux être sur le pont. […] Moi je serais un syndicat étudiant, je n'irais pas. »

Sur les violences lors des manifestations de soutien à l’étudiant immolé, le sénateur est plus mesuré.  « On sait bien comment les choses se passent quand les étudiants se mettent en mouvement. Il y a toujours des minorités agissantes, et parfois pas très bien agissantes » analyse-t-il.

Mais le fond du problème pour Patrick Kanner reste la gestion de la crise par le gouvernement, jugé « trop distant » des problématiques sociales. « Il y a une question de confiance, qui est manifestement rompue avec les étudiants, avec les hospitaliers, avec la SNCF, avec les fonctionnaires de police. On a un climat anxiogène. »

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