Préparation du budget 2027 : le gouvernement va réunir les partis politiques le 21 avril pour un premier « bilan »

Le ministre des comptes publics David Amiel a annoncé mercredi la tenue d’une réunion le 21 avril avec les partis politiques, les syndicats et les élus locaux pour faire un premier « bilan » en vue de l’examen du budget 2027. L’exécutif a réaffirmé sa volonté de réduire le déficit, excluant toute « mesure générale » de soutien de l’État face à la flambée des prix de l’énergie.
Christian Mouly

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Faire œuvre de « transparence » sur l’état des comptes publics. C’est la promesse qu’a formulée le ministre David Amiel ce mercredi 1er avril. En charge du dossier budgétaire, il a annoncé que le gouvernement allait réunir les partis politiques, les partenaires sociaux et les représentants des élus locaux à la date du 21 avril.

Objectif de la rencontre : faire un « bilan exhaustif des premières remontées » en vue de l’examen du budget 2027, qui s’annonce tendu à quelques mois de l’élection présidentielle. Le ministre a également promis la tenue de « point réguliers » avec les oppositions d’ici l’automne.

« On ne ferme pas la porte à d’autres soutiens ciblés »

Et si le déficit public en 2025 est un peu moins élevé qu’attendu (5,1% selon l’Insee, contre 5,4% prévu), le ministre a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa réduction. Pas question, donc, de « verser une pluie de milliards dont nous n’avons pas le début d’un centime » pour faire face à la flambée des prix de l’énergie. Le gouvernement confirme sa ligne depuis le début du conflit au Moyen-Orient : des « mesures ciblées pour ceux qui en ont besoin », pas de « mesures générales » de soutien à tous les Français.

Le gouvernement avait annoncé la semaine dernière un plan d’aide pour les routiers, les pêcheurs et les agriculteurs. « Cela n’épuise pas le sujet des professions et des Français qui ont besoin de carburant pour travailler », a aussi reconnu ce mercredi la ministre de l’énergie et porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, qui ne « ferme pas la porte à d’autres soutiens ciblés dans les jours à venir ».

Fustigeant l’ « irresponsabilité » des oppositions qui réclament davantage de soutien de l’État, la ministre a assuré que le gouvernement « se prépare à tous les scénarios », y compris « des scénarios où le conflit dure ou s’intensifie ». Un plan d’électrification doit aussi être annoncé dans les prochains jours pour réduire à l’avenir la dépendance de la France aux importations d’énergie fossile.

Partager cet article

Dans la même thématique

Préparation du budget 2027 : le gouvernement va réunir les partis politiques le 21 avril pour un premier « bilan »
3min

Politique

Candidature de Gabriel Attal pour 2027 : « On s’y prépare, il s’y prépare depuis des années », explique Franck Riester

Invité de la matinale de Public Sénat, Franck Riester détaille les raisons de son soutien à Gabriel Attal et considère qu’il est le mieux placé pour être le candidat du bloc central pour l’élection présidentielle de 2027. L’ancien ministre de la Culture estime par ailleurs qu’une candidature commune pour le bloc central pour 2027 pourrait être actée “en début d’année prochaine”.

Le

Préparation du budget 2027 : le gouvernement va réunir les partis politiques le 21 avril pour un premier « bilan »
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le