Faire œuvre de « transparence » sur l’état des comptes publics. C’est la promesse qu’a formulée le ministre David Amiel ce mercredi 1er avril. En charge du dossier budgétaire, il a annoncé que le gouvernement allait réunir les partis politiques, les partenaires sociaux et les représentants des élus locaux à la date du 21 avril.
Objectif de la rencontre : faire un « bilan exhaustif des premières remontées » en vue de l’examen du budget 2027, qui s’annonce tendu à quelques mois de l’élection présidentielle. Le ministre a également promis la tenue de « point réguliers » avec les oppositions d’ici l’automne.
« On ne ferme pas la porte à d’autres soutiens ciblés »
Et si le déficit public en 2025 est un peu moins élevé qu’attendu (5,1% selon l’Insee, contre 5,4% prévu), le ministre a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa réduction. Pas question, donc, de « verser une pluie de milliards dont nous n’avons pas le début d’un centime » pour faire face à la flambée des prix de l’énergie. Le gouvernement confirme sa ligne depuis le début du conflit au Moyen-Orient : des « mesures ciblées pour ceux qui en ont besoin », pas de « mesures générales » de soutien à tous les Français.
Le gouvernement avait annoncé la semaine dernière un plan d’aide pour les routiers, les pêcheurs et les agriculteurs. « Cela n’épuise pas le sujet des professions et des Français qui ont besoin de carburant pour travailler », a aussi reconnu ce mercredi la ministre de l’énergie et porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, qui ne « ferme pas la porte à d’autres soutiens ciblés dans les jours à venir ».
Fustigeant l’ « irresponsabilité » des oppositions qui réclament davantage de soutien de l’État, la ministre a assuré que le gouvernement « se prépare à tous les scénarios », y compris « des scénarios où le conflit dure ou s’intensifie ». Un plan d’électrification doit aussi être annoncé dans les prochains jours pour réduire à l’avenir la dépendance de la France aux importations d’énergie fossile.