Près de six Français sur dix se déclarent plutôt mécontents de la politique d'Emmanuel Macron même s'ils approuvent une majorité des décisions prises depuis son arrivée à l'Elysée il y a un an, selon un sondage publié vendredi.
Avec 43% de bonnes opinions contre 57% de mauvaises, M. Macron fait mieux que ses deux prédécesseurs, François Hollande et Nicolas Sarkozy, à l'issue d'une année de pouvoir, mais moins bien que Jacques Chirac et François Mitterrand, indique ce sondage réalisé par BVA pour RTL, Orange, La Tribune et la presse régionale.
Au total, il a perdu près de 20 points en un an, durant lequel se sont succédées cinq séquences de hausse et de baisse.
Plus de huit personnes interrogées sur dix (84%) déclarent ne pas avoir le sentiment de bénéficier personnellement de la politique mise en place depuis mai 2017. 43% indiquent cependant être prêtes à attendre de voir quels seront les résultats avant de se prononcer définitivement.
Près de quatre Français sur dix (39%) jugent que le gouvernement mène les réformes au "bon rythme", tandis que 19% estiment qu'il ne va "pas assez loin" et 35% qu'il va au contraire "trop loin", selon le sondage.
Parmi les décisions prises, les plus populaires sont la réduction du nombre de parlementaires et des mandats consécutifs (78%), la loi sur les violences sexuelles (76%) et le dédoublement des classes de CP (72%).
Evolution de quatre indicateurs depuis l'élection d'Emmanuel Macron, comparée aux deux précédents présidents français
AFP
Les plus contestées sont l'augmentation de la CSG (82%), la réduction de la vitesse à 80 km/h (76%) et le remplacement de l'ISF par l'IFI (70%).
Parmi les qualités reconnues à Emmanuel Macron, dominent "les convictions profondes", "l'autorité" et la "stature présidentielle". Mais il est aussi jugé peu "rassembleur" et peu "proche des gens".
Enquête réalisée par internet auprès de 1.011 personnes de 18 ans et plus les 18 et 19 avril (méthode des quotas).
Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».
Face à la multiplication des feux en France, en particulier en Gironde et dans les Landes, le président de la République Emmanuel Macron a demandé l’activation du mécanisme de protection civile européen hier soir. Déjà utilisé par le passé à Mayotte ou en Ukraine, ce dispositif permet « de proposer une réponse d’urgence » face aux incendies sur le sol européen.
Le ministre de l’Intérieur a fait un point de situation, ce vendredi matin, sur « le plus feu gros de la saison » qui menace dangereusement le Cap-Ferret, en Gironde. « Le feu n’est pas maitrisé et continue de progresser », alerte Laurent Nuñez. Au total, 50 000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année, « quasiment trois fois » plus que l’an dernier.
Le Conseil constitutionnel a censuré plusieurs dispositions de la loi sur la justice criminelle portée par le garde des Sceaux Gérald Darmanin, dont le recours à la généalogie génétique dans les enquêtes judiciaires, tout en validant l’essentiel de la réforme, selon une décision publiée jeudi.