Présidence de LR: dernière ligne droite dans la quête des parrainages
Dernière ligne droite dans la quête de parrainages : outre Laurent Wauquiez, archi-favori pour la présidence du parti, deux autres candidats au...

Présidence de LR: dernière ligne droite dans la quête des parrainages

Dernière ligne droite dans la quête de parrainages : outre Laurent Wauquiez, archi-favori pour la présidence du parti, deux autres candidats au...
Public Sénat

Par Nadège PULJAK

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Dernière ligne droite dans la quête de parrainages : outre Laurent Wauquiez, archi-favori pour la présidence du parti, deux autres candidats au moins devraient être en mesure, d'ici mercredi 20H00, de déposer le nombre de parrainages nécessaires.

"On voulait éviter le scénario à une seule candidature", admet-on chez Les Républicains, et éviter de "ressembler à la caricature que font ceux qui voient en nous un parti non démocratique", selon un important élu.

Même si l'élection de M. Wauquiez - qui souhaite lui aussi "plusieurs candidats" - paraît quasi-certaine, le vice-président de LR devrait se confronter, les 10 et 17 décembre, à au moins deux autres personnalités du mouvement, Florence Portelli et Maël de Calan. Voire Daniel Fasquelle. "Raisonnablement optimiste", le député du Pas-de-Calais avait rassemblé dimanche soir "plus de 2.000 parrainages" d'adhérents.

Il en faut au moins 2.347, soit le centième du nombre total d'adhérents à jour de cotisation. "Mon objectif, c'est de dépasser les 2.500 d'ici à mercredi soir, ça laisse une marge de manoeuvre" en cas d'invalidation de certains parrainages, explique M. Fasquelle, qui devait tenir, dans la soirée à Versailles, sa "37e réunion".

Le député a également rassemblé la signature d'"une vingtaine de parlementaires". Le parrainage de treize d'entre eux est requis (5% des députés nationaux, européens et sénateurs LR).

"Je devrais avoir mes parrainages, je n'ai jamais été inquiète", assure de son côté Mme Portelli, invitant les adhérents "à continuer à se mobiliser". La maire de Taverny (Val d'Oise), ex-porte-parole de François Fillon pour la présidentielle, a précisé à l'AFP qu'elle publierait la liste de ses soutiens "mercredi matin". "Je suis très fière d'être parrainée par les parlementaires qui vont me parrainer, mais je suis encore plus fière d'être la candidate des militants et pas des chapeaux à plume", affirmait-elle récemment.

- Wauquiez "de plus en plus à gauche" -

Egalement confiant, M. de Calan, "candidat avec un collectif de jeunes élus", pense "passer la barre, mardi," du nombre d'adhérents nécessaires. Lundi dans l'après-midi, il en était à "plus de 2.000", plus "vingt-et-un ou vingt-deux parlementaires". "Je suis en voie de qualification. On ne relâche pas la pression, grâce à nos réseaux départementaux. On n'a pas accès au fichier des adhérents, on se débrouille avec les moyens du bord", raconte-t-il.

Laurent Wauquiez, candidat à la présidence de LR, le 3 septembre 2017 aux Estables en Haute-Loire
Laurent Wauquiez, candidat à la présidence de LR, le 3 septembre 2017 aux Estables en Haute-Loire
AFP/Archives

Le jeune juppéiste, candidat malheureux aux législatives dans son fief du Morbihan, a reçu le soutien notamment de Jean-Pierre Raffarin. Il compte "plaider pour un renouvellement radical dans les pratiques" de LR dont l'image aujourd'hui est, selon lui, celle "de la mauvaise foi, du cynisme et du sectarisme".

Avec son collectif, il veut porter "les couleurs d'une droite ouverte, humaniste, européenne", point de désaccord important avec M. Wauquiez, à qui il reproche également d'être de "plus en plus à gauche" sur le plan économique. Pas question non plus que la présidence de LR serve des "ambitions personnelles" pour 2022, met-il en garde, en allusion aux possibles appétits présidentiels de M. Wauquiez.

Deux autres candidats à la candidatures ne participeront pas à la course : Laurence Sailliet, proche de Xavier Bertrand, et Julien Aubert, député du Vaucluse.

"J'ai obtenu le parrainage de 14 parlementaires et de près de 1.800 adhérents. Compte tenu de la proximité de l'échéance, cela ne me permettra pas, en toute clairvoyance, d'être qualifiée. Je ne serai donc pas candidate", a reconnu la première dans L'Opinion.

Avec jusqu’ici "1.824 parrainages d'adhérents et 11 de parlementaires", le "souverainiste" Julien Aubert, défenseur d'une "Europe des nations", était lui aussi pessimiste sur ses chances de récolter le nombre suffisant de signatures d'ici mercredi soir.

La liste officielle des candidats sera publiée le 26 octobre par la Haute Autorité, après validation des parrainages.

npk/mat/swi

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidence de LR: dernière ligne droite dans la quête des parrainages
4min

Politique

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle » : malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance et se pourvoit en cassation

En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
7min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : une éventuelle candidature à la présidentielle attaquée sous l'angle de l'éthique, à gauche comme à droite

Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le