Dernière ligne droite dans la quête de parrainages : outre Laurent Wauquiez, archi-favori pour la présidence du parti, deux autres candidats au moins devraient être en mesure, d'ici mercredi 20H00, de déposer le nombre de parrainages nécessaires.
"On voulait éviter le scénario à une seule candidature", admet-on chez Les Républicains, et éviter de "ressembler à la caricature que font ceux qui voient en nous un parti non démocratique", selon un important élu.
Même si l'élection de M. Wauquiez - qui souhaite lui aussi "plusieurs candidats" - paraît quasi-certaine, le vice-président de LR devrait se confronter, les 10 et 17 décembre, à au moins deux autres personnalités du mouvement, Florence Portelli et Maël de Calan. Voire Daniel Fasquelle. "Raisonnablement optimiste", le député du Pas-de-Calais avait rassemblé dimanche soir "plus de 2.000 parrainages" d'adhérents.
Il en faut au moins 2.347, soit le centième du nombre total d'adhérents à jour de cotisation. "Mon objectif, c'est de dépasser les 2.500 d'ici à mercredi soir, ça laisse une marge de manoeuvre" en cas d'invalidation de certains parrainages, explique M. Fasquelle, qui devait tenir, dans la soirée à Versailles, sa "37e réunion".
Le député a également rassemblé la signature d'"une vingtaine de parlementaires". Le parrainage de treize d'entre eux est requis (5% des députés nationaux, européens et sénateurs LR).
"Je devrais avoir mes parrainages, je n'ai jamais été inquiète", assure de son côté Mme Portelli, invitant les adhérents "à continuer à se mobiliser". La maire de Taverny (Val d'Oise), ex-porte-parole de François Fillon pour la présidentielle, a précisé à l'AFP qu'elle publierait la liste de ses soutiens "mercredi matin". "Je suis très fière d'être parrainée par les parlementaires qui vont me parrainer, mais je suis encore plus fière d'être la candidate des militants et pas des chapeaux à plume", affirmait-elle récemment.
- Wauquiez "de plus en plus à gauche" -
Egalement confiant, M. de Calan, "candidat avec un collectif de jeunes élus", pense "passer la barre, mardi," du nombre d'adhérents nécessaires. Lundi dans l'après-midi, il en était à "plus de 2.000", plus "vingt-et-un ou vingt-deux parlementaires". "Je suis en voie de qualification. On ne relâche pas la pression, grâce à nos réseaux départementaux. On n'a pas accès au fichier des adhérents, on se débrouille avec les moyens du bord", raconte-t-il.
Laurent Wauquiez, candidat à la présidence de LR, le 3 septembre 2017 aux Estables en Haute-Loire
AFP/Archives
Le jeune juppéiste, candidat malheureux aux législatives dans son fief du Morbihan, a reçu le soutien notamment de Jean-Pierre Raffarin. Il compte "plaider pour un renouvellement radical dans les pratiques" de LR dont l'image aujourd'hui est, selon lui, celle "de la mauvaise foi, du cynisme et du sectarisme".
Avec son collectif, il veut porter "les couleurs d'une droite ouverte, humaniste, européenne", point de désaccord important avec M. Wauquiez, à qui il reproche également d'être de "plus en plus à gauche" sur le plan économique. Pas question non plus que la présidence de LR serve des "ambitions personnelles" pour 2022, met-il en garde, en allusion aux possibles appétits présidentiels de M. Wauquiez.
Deux autres candidats à la candidatures ne participeront pas à la course : Laurence Sailliet, proche de Xavier Bertrand, et Julien Aubert, député du Vaucluse.
"J'ai obtenu le parrainage de 14 parlementaires et de près de 1.800 adhérents. Compte tenu de la proximité de l'échéance, cela ne me permettra pas, en toute clairvoyance, d'être qualifiée. Je ne serai donc pas candidate", a reconnu la première dans L'Opinion.
Avec jusqu’ici "1.824 parrainages d'adhérents et 11 de parlementaires", le "souverainiste" Julien Aubert, défenseur d'une "Europe des nations", était lui aussi pessimiste sur ses chances de récolter le nombre suffisant de signatures d'ici mercredi soir.
La liste officielle des candidats sera publiée le 26 octobre par la Haute Autorité, après validation des parrainages.
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