Présidence de LR : « Si nous nous divisons, nous n’aurons aucune chance de survivre », alerte François-Xavier Bellamy
Le député Éric Ciotti et le sénateur Bruno Retailleau sont qualifiés pour un second tour en vue de prendre la tête des Républicains. Soutien de Bruno Retailleau, le député européen François-Xavier Bellamy était l’invité lundi de la matinale de Public Sénat. L’élu a insisté sur la nécessité de préserver, malgré cette compétition interne, l’unité d’une droite affaiblie par ses nombreux revers électoraux.

Présidence de LR : « Si nous nous divisons, nous n’aurons aucune chance de survivre », alerte François-Xavier Bellamy

Le député Éric Ciotti et le sénateur Bruno Retailleau sont qualifiés pour un second tour en vue de prendre la tête des Républicains. Soutien de Bruno Retailleau, le député européen François-Xavier Bellamy était l’invité lundi de la matinale de Public Sénat. L’élu a insisté sur la nécessité de préserver, malgré cette compétition interne, l’unité d’une droite affaiblie par ses nombreux revers électoraux.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La compétition se poursuit à droite pour la présidence des Républicains. Le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti est arrivé en tête du scrutin dimanche 4 décembre, avec 42,73 % des suffrages exprimés. Mais faute de majorité absolue, il affrontera dans un second tour, le week-end prochain, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui a récolté 34,45 % des voix. Avec 22,29 %, le député du Lot Aurélien Pradié est éliminé, mais son poids électoral lui donne désormais la capacité de peser dans le cours de l’élection. Dès dimanche soir, le jeune élu ironisait sur les premiers appels du pied, évoquant lors d’une brève prise de parole après sa défaite « les mots de remerciement, de soutien, presque d’amour », exprimés par ses deux concurrents « depuis quelques heures ».

« Le renouvellement générationnel était l’un des grands arguments de campagne d’Aurélien Pradié », a rappelé François-Xavier Bellamy, l’un des soutiens de Bruno Retailleau, ce lundi matin au micro de « Bonjour chez vous », la matinale de Public Sénat. Et de pointer une forme de proximité avec le sénateur, soucieux selon lui de faire monter aux responsabilités de nouvelles pousses. « On voit tous les partis autour de nous passer le témoin à de jeunes générations. Cette dimension est aussi présente dans la campagne de Bruno Retailleau, porté par cette volonté de tout recommencer depuis les fondations », martèle l’eurodéputé.

Dernière ligne droite

Avec seulement un peu plus de 5 000 voix d’écart sur son concurrent, le président du Groupe LR au Sénat peut encore espérer renverser la vapeur, mais il va devoir creuser sa différence avec la ligne d’Éric Ciotti. « Il n’y a pas de contradiction, puisque nous sommes dans le même parti. Mais je crois qu’il a des différences d’approche, notamment dans la manière de reconstruire ce parti », explique François-Xavier Bellamy.  « Bruno Retailleau propose de donner la parole aux militants, de faire un parti qui soit vraiment démocratique, un parti moderne qui assume le débat en son sein et puis, surtout, un parti qui aille chercher chez ses militants le courage et la clarté qui a parfois manqué à sa ligne nationale », défend-il. « Nous sommes le parti gaulliste, nous croyons à l’autorité du chef mais aussi à l’efficacité des référendums, avec des référendums internes pour trancher des débats majeurs qui permettent ensuite d’aboutir à une ligne claire. »

« Je le redis, nous sommes dans une campagne interne, nous avons des concurrents mais nous n’avons pas d’adversaire politique », insiste encore François-Xavier Bellamy. « Il faut que l’on arrive à se rassembler. Ce qui est absolument certain, c’est que si nous nous divisons, nous n’aurons aucune chance de survivre. Nous sortons d’une année électorale avec des résultats extrêmement marquants, qui montrent l’ampleur de la crise que nous traversons à droite », alerte l’ancien protégé de Laurent Wauquiez. « Ne confondons pas, dans cette élection interne, nos concurrents avec les lignes politiques préoccupantes pour l’avenir de la France qu’il nous faut combattre à l’extérieur du parti. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Lebanon Israel Iran
4min

Politique

Frappes israéliennes à Beyrouth : « Les Libanais ont compris que ce n’était que le début »

L’armée israélienne a annoncé, vendredi matin, qu’elle allait mener de nouvelles frappes contre le Hezbollah sur la banlieue sud de Beyrouth. L’escalade militaire entre Israël et l’Iran s’étend désormais pleinement au Liban. Tatiana Krotoff, journaliste au service international du quotidien francophone libanais, l’Orient du Jour, fait état du choc de la population après l’ordre d’évacuation de la banlieue sud de Beyrouth par l’armée israélienne.

Le

Présidence de LR : « Si nous nous divisons, nous n’aurons aucune chance de survivre », alerte François-Xavier Bellamy
3min

Politique

Municipales à Paris : « Ma liste du premier tour sera ma liste du second tour » déclare Emmanuel Grégoire

Invité de la matinale de Public Sénat, le candidat socialiste à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, a réagi aux tensions entre les partis de gauche à l’approche des municipales. Donné en tête des intentions de vote au premier tour par un sondage Ipsos-BVA, il affirme vouloir aborder le scrutin avec une alliance déjà constituée, tout en excluant toute entente avec La France insoumise pour le second tour dans la capitale.

Le

Présidence de LR : « Si nous nous divisons, nous n’aurons aucune chance de survivre », alerte François-Xavier Bellamy
5min

Politique

Saint-Etienne : le stade Geoffroy-Guichard et l’AS Saint-Etienne s’invitent dans le débat des municipales

Lors du débat organisé par Public Sénat et TL7, la proposition de vendre le stade Geoffroy Guichard, propriété de la mairie, à l’ASSE a été mise sur la table par le candidat Horizons, Eric Le Jaouen. Les huit candidats sont aussi revenus sur l’affaire Perdriau, qui a vu l’ancien maire condamné à cinq ans de prison dans une affaire de chantage à la sextape.

Le