Présidence des LR : Maël de Calan et Florence Portelli obtiennent leurs parrainages
À deux jours de la clôture des candidatures, pour l’élection à la présidence des Républicains, Maël de Calan et Florence Portelli ont obtenu leurs parrainages. Lundi, Laurence Saillet a annoncé qu’elle ne sera pas candidate à la présidence du parti. Tour d'horizon des candidats.

Présidence des LR : Maël de Calan et Florence Portelli obtiennent leurs parrainages

À deux jours de la clôture des candidatures, pour l’élection à la présidence des Républicains, Maël de Calan et Florence Portelli ont obtenu leurs parrainages. Lundi, Laurence Saillet a annoncé qu’elle ne sera pas candidate à la présidence du parti. Tour d'horizon des candidats.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Maël de Calan vient d'obtenir les parrainages nécessaires pour être candidat à la présidence du parti Les Républicains, les 10 et 17 décembre. Le juppéiste a obtenu les signatures d'au moins 2 347 adhérents et 13 parlementaires. Florence Portelli a également obtenu ses parrainages mais ne donnera aucun chiffres avant demain.

Laurence Saillet renonce

Dans un entretien paru dans l’Opinion ce lundi, Laurence Saillet annonce qu’elle ne sera pas candidate à la présidence du parti. « J'ai obtenu le parrainage de 14 parlementaires et de près de 1 800 adhérents. Compte tenu de la proximité de l'échéance (mercredi, NDLR), cela ne me permettra pas, en toute clairvoyance, d'être qualifiée. Je ne serai donc pas candidate. »

Laurent Wauquiez, Florence Portelli,  Julien Aubert, Maël de Calan, Daniel Fasquelle sont toujours officiellement dans la course aux parrainages. Pour être candidat à la présidence de LR, qui se déroulera les 10 et 17 décembre, il faut recueillir avant mercredi 11 octobre les parrainages de 2 347 adhérents et 13 parlementaires.  Pour l’instant, seul Lauent Wauquiez  est assuré de pouvoir participer à cette élection mais pour le reste tout reste flou.

« Il y a certains parlementaires qui se sont autocensurés »

Julien Aubert, député du Vaucluse et soutien de Bruno le Maire en 2014, dispose aujourd’hui de « 1824 parrainages chez les militants et 11 chez les parlementaires. » Alors qu’il disposait de 13 parrainages de parlementaires, Julien Aubert affirme que deux « ont été volés comme le feu par Laurent Wauquiez. Il ajoute que  « que sa force de  persuasion pourrait rendre le scrutin ennuyeux ». À deux jours de la clôture des candidatures, le député du Vaucluse  annonce avoir doublé le rythme des parrainages sans pouvoir affirmer s’ils seront suffisants pour être candidat. Dans cette élection promise à Laurent Wauquiez, il assure que peu importe le résultat « il faut toujours se ranger derrière celui qui gagne. »

Julien Aubert : "Deux parrainages ont été volé comme le feu par Laurent Wauquiez."
01:40

 

Maël de Calan est revenu, lundi, sur les possibles pressions effectuées par Laurent Wauquiez : « il y a certain nombre de parlementaires qui se sont autocensurés par peur de se fâcher avec Laurent  Wauquiez.». Enfin, en cas de victoire du favori de cette élection, Maël de Calan précise que « l’intérêt est de  savoir le score que nous ferons et la capacité à faire peser notre ligne(…) L’objectif est de rester chez Les Républicains. ».

« J’ai un peu peur des surprises »

Daniel Fasquelle, soutien de Nicolas Sarkozy pendant la campagne des primaires, est le candidat le plus proche de la ligne de Laurent Wauquiez. Joint par téléphone il annonce disposer d’au moins « 13 signatures des parlementaires  et de plus de 2000  parrainages des militants. » Néanmoins il souligne « avoir un peu peur des surprises » liées notamment aux conditions des parrainages.

La date limite des dépôts des candidatures est fixée à ce  mercredi 11 octobre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidence des LR : Maël de Calan et Florence Portelli obtiennent leurs parrainages
4min

Politique

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle » : malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance et se pourvoit en cassation

En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
7min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : une éventuelle candidature à la présidentielle attaquée sous l'angle de l'éthique, à gauche comme à droite

Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le