Présidence FN: Dillies, candidat face à Le Pen, demande un délai plus long
Éric Dillies, patron du FN à Lille, a déclaré vendredi sa candidature à la présidence du parti face à Marine Le Pen, tout en lui...

Présidence FN: Dillies, candidat face à Le Pen, demande un délai plus long

Éric Dillies, patron du FN à Lille, a déclaré vendredi sa candidature à la présidence du parti face à Marine Le Pen, tout en lui...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Éric Dillies, patron du FN à Lille, a déclaré vendredi sa candidature à la présidence du parti face à Marine Le Pen, tout en lui demandant de "reporter l'échéance du dépôt de candidature", prévue samedi, s'attirant une fin de non-recevoir de l'entourage de la patronne du FN.

"Élu de terrain et militant de notre mouvement depuis 30 ans, j'ai décidé de me présenter à la présidence du Front national. Il ne peut exister d'élection crédible sans choix. Or, nous sommes à quelques heures de la clôture du dépôt des candidatures et il n'y a pas, pour le moment, d'autre candidat que la présidente sortante", affirme M. Dillies dans un communiqué.

"Je demande donc au Front national et à sa présidente, Marine Le Pen, de reporter l'échéance du dépôt de candidature et d'en changer son mode de parrainage. Ainsi, seront mises en place les conditions nécessaires au vrai débat démocratique dont notre mouvement a besoin pour accomplir sa refondation", souligne-t-il.

Actuellement, il faut le parrainage de vingt secrétaires départementaux FN (les "SD"), pour être candidat à la présidence du parti. "Pour être valides, ils doivent être réceptionnés par le Secrétaire général d'ici le samedi 21 octobre 2017 inclus. A ce jour, seule Mme Marine Le Pen a fait acte de candidature" précisait un communiqué du FN le 21 septembre.

Le congrès est prévu les 10 et 11 mars à Lille.

"Je n'ai pas l'impression qu'il y aura beaucoup de candidats", souriait récemment un dirigeant interrogé par l'AFP. Les conditions sont "extravagantes. Comme en plus, on a toujours dit que les SD étaient les préfets du FN..."

A l'été 2015, Marine Le Pen avait voulu modifier les statuts du parti pour notamment élargir les possibilités de candidature à la présidence, mais le vote - favorable - de ce "congrès postal" a été suspendu par la justice.

Selon l'élu lillois, "nous ne pouvons plus écarter des débats les questions essentielles et trop longtemps éclipsées que sont la liberté, la famille, la défense des classes moyennes, l'hyperfiscalité, la préservation de notre vocation culturelle et spirituelle qui s'enracine dans notre histoire chrétienne et qui fait de la France une exception dans le monde".

"Enfin, je vous demande à tous de réfléchir à la question suivante : alors que tout nous donne raison aujourd'hui, comment se fait-il que nous ne soyons pas majoritaires dans le pays ?", insiste-t-il encore, cinq mois après la large défaite au second tour de Marine Le Pen.

Celle-ci a régulièrement souhaité que des candidatures à la présidence du FN émergent face à elle. En novembre 2014, au congrès de Lyon, elle avait été réélue avec 100% des voix et 53% de participation sur les 42.100 adhérents alors à jour de cotisation.

"Il demande un changement des modalités de recueil de parrainages mais c'est impossible, c'est une disposition statutaire! Pourquoi a-t-il attendu le dernier moment pour présenter sa candidature ? C'est incompréhensible", a-t-on répondu dans l'entourage de Marine Le Pen, sollicité par l'AFP.

En mars 2016, le FN avait exclu Damien Guttierez, un conseiller départemental qui avait critiqué Marine Le Pen, le système de kits de campagne payants fournis aux candidats aux élections locales, et avait émis le souhait de se présenter contre Marine Le Pen à la présidence du FN.

Partager cet article

Dans la même thématique

MUNICIPALES LE HAVRE : SOUTIENS A JEAN PAUL LECOQ
6min

Politique

Municipales 2026 : les communistes, « confiants et mobilisés » pour récupérer les bastions perdus

Pour les élections municipales, les communistes espèrent se maintenir à la tête des bastions qu’ils ont gardés en 2020 et reconquérir quelques villes perdues ici ou là, comme Nîmes, Le Havre ou Champigny-sur-Marne. L’issue de ce scrutin est cruciale pour le parti, à la peine dans les élections nationales mais résistant dans les élections locales.

Le

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Quadrangulaires, quinquangulaires… Comment l’émiettement du paysage politique rebat les cartes des municipales

DECRYPTAGE - Après les duels classiques, place aux quadrangulaires et quinquangulaires. La fracturation politique menace désormais de percuter les élections municipales. À quelques jours du vote, de Paris à Marseille, en passant par Lille, Bordeaux ou Strasbourg, les sondages annoncent un nombre record de listes susceptibles de se qualifier pour le second tour dans les grandes villes. Une situation qui rebat les cartes du pouvoir local et interroge les règles du scrutin.

Le

Michel Barnier, le jeudi 12 mars 2026
4min

Politique

Municipales à Paris : « Il n’y aura pas d’alliance de parti à parti » entre Sarah Knafo et Rachida Dati, exhorte Michel Barnier

Soutien de Rachida Dati, le député des Républicains estime qu’elle symbolise le mieux l’alternance à la mairie de Paris. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, Michel Barnier rejette toute alliance avec Sarah Knafo, mais estime qu’« il faut qu’au deuxième tour, tout le monde se retrouve derrière Dati ». A Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et à Sarah Knafo de « prendre leurs responsabilités ».

Le