Présidence LR : Bruno Retailleau rêve d’une « victoire qui sera le prélude à d’autres victoires »

Devant ses soutiens, le candidat à la présidence des LR a assuré que la droite a « vocation » à avoir son « étendard LR » pour la présidentielle de « 2027 ». « Nous serons une droite audacieuse, courageuse, victorieuse », a lancé le ministre de l’Intérieur, à quelques jours du vote des militants, qui doivent choisir entre lui et Laurent Wauquiez.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Dans la dernière ligne droite de la campagne pour l’élection à la présidence des LR, Bruno Retailleau a promis de remettre la droite en position de force pour le scrutin présidentiel de 2027. « Nous avons vocation à avoir notre étendard LR […] en 2027 », a affirmé le ministre de l’Intérieur, pour son grand meeting de fin de campagne, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

« Si je suis entré au gouvernement, c’est pour prendre les Français à témoins, leur dire ce que nous pourrons faire demain »

« Nous serons une droite audacieuse, courageuse, victorieuse, parce que dans huit jours, nous remporterons une belle victoire. Et cette victoire sera le prélude à d’autres victoires. Je vous le promets. Car le chemin qui va commencer dimanche prochain sera un chemin lumineux, un chemin sur lequel nous cheminerons d’un pas sûr, d’un pas fier », a lancé Bruno Retailleau, devant 2000 militants, selon l’AFP, et 3000 revendiqués par l’équipe de l’homme fort de la droite.

Il répond ainsi à l’une des attaques de son rival, Laurent Wauquiez, qui a évoqué « des bruits » sur un pacte pour la présidentielle entre Bruno Retailleau et Édouard Philippe, le patron d’Horizons.

Alors que le président du groupe LR de l’Assemblée lui reproche de ne pas avoir les mains libres au gouvernement, l’ancien sénateur apporte là aussi sa réponse. « Bien sûr, on a des limites, on a des contraintes. Je ne peux pas faire tout ce que j’aimerais, tout ce que je révérais de faire. Mais on a préparé l’avenir, en faisant bouger des lignes. Si je suis entré au gouvernement, c’est pour prendre les Français à témoins, pour leur dire ce que nous pourrons faire aussi demain. Nous avons déjà un bilan », lance le candidat (voir le reportage de Yann Haefele, vidéo ci-dessus).

« Laurent Wauquiez je l’aime bien, mais il est un peu trop mou »

Le ministre de l’Intérieur s’est exprimé face à un public acquis, au premier rang duquel figuraient des ténors du parti. Parmi eux, le président du Sénat Gérard Larcher, celui des Hauts-de-France Xavier Bertrand, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas et la présidente de la fédération de Paris Agnès Evren.

Chez les militants présents, on salue « un homme volontaire » (voir la première vidéo). « Les Français voient que quand les hommes politiques veulent, ça peut se traduire dans les actes », lance l’un d’eux. « Laurent Wauquiez je l’aime bien, mais il est un peu trop mou. Il est moins affirmé que Bruno Retailleau. Et Retailleau franchement, il dit les termes, il est sincère dans son discours », apprécie un autre.

« Si vous en cherchez chez Bruno Retailleau, vous les attendrez longtemps, Bruno Retailleau, c’est l’homme du fond »

Pour le fidèle Max Brisson, sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques, Bruno Retailleau s’est montré « convaincant et sincère », avec « une volonté d’élever le débat. Parfois, le débat politique est au raz du caniveau. Avec Bruno Retailleau, on a des citations, on fait appel à l’histoire. Et on fait appel à ce qu’est un grand pays ».

Tout du long de la campagne, le ministre a assuré qu’il ne voulait pas rentrer dans les attaques personnelles. « Son concurrent, il fait des petites phrases, il fait des punchlines. Si vous en cherchez chez Bruno Retailleau, vous les attendrez longtemps. Bruno Retailleau, c’est l’homme du fond, des grands principes. La politique, c’est d’abord des grands principes. C’est d’abord du fond, c’est parler de la France, ce n’est pas chercher la petite phrase qui fera le buzz, c’est élever l’âme du pays. C’est pour cela qu’il y a une rencontre entre les Français de droite et Bruno Retailleau », soutient Max Brisson. Regardez :

La rencontre devra d’abord se faire avec les adhérents LR, qui ont triplé grâce au duel Retailleau-Wauquiez, pour atteindre 121.617 personnes. Ils sont appelés à se prononcer de samedi 17 à dimanche 18 mai. Verdict, dimanche soir.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Présidence LR : Bruno Retailleau rêve d’une « victoire qui sera le prélude à d’autres victoires »
3min

Politique

Lycéens, carburant, agriculteurs : Sébastien Lecornu appelle à l'apaisement sans annoncer de moyens supplémentaires

Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le