Présidence LR: « On a besoin de plusieurs candidats », plaide Wauquiez
Le vice-président de LR, Laurent Wauquiez, a déclaré samedi qu'il fallait "plusieurs candidats" à la présidence des Républicains,...

Présidence LR: « On a besoin de plusieurs candidats », plaide Wauquiez

Le vice-président de LR, Laurent Wauquiez, a déclaré samedi qu'il fallait "plusieurs candidats" à la présidence des Républicains,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le vice-président de LR, Laurent Wauquiez, a déclaré samedi qu'il fallait "plusieurs candidats" à la présidence des Républicains, alors qu'il est aujourd'hui le seul à être assuré d'avoir les parrainages nécessaires.

"On a besoin qu’il y ait plusieurs candidats", a déclaré M. Wauquiez, à l'occasion de la 4e fête de la Violette, organisée par la Droite forte du député LR Guillaume Peltier, à Souvigny-en-Sologne (Loir-et-Cher).

"Daniel Fasquelle (député et lui aussi candidat, ndlr) est là. J’ai beaucoup d’estime pour lui. Il doit obtenir des parrainages", a-t-il lancé. "Il y a un débat. Il y a une élection mais les divisions c'est fini".

Des six candidats à la candidature pour la présidence de LR - le scrutin est programmé le 10 décembre (et le 17 en cas de second tour)- seul le vice-président du parti est assuré de réunir les parrainages nécessaires.

"On construit. On met ensemble toutes les énergies de notre famille politique (...) Ne renoncez pas à vos valeurs", a ajouté le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes devant une assistance d'environ 800 personnes, assises sur des bottes de paille dans une ambiance champêtre.

Dans une interview au Parisien de samedi, Guillaume Peltier a réitéré son soutien à Laurent Wauquiez, capable selon lui d'aider "une droite convalescente" et qui a perdu de vue les "aspirations profondes des Français, notamment ceux des catégories rurales et populaires".

"Le grand défi, c’est de parler à la France des oubliés, pas celle des élites que défend monsieur Macron. Et Laurent Wauquiez est capable de le faire", a-t-il ajouté.

"Tant que nous serons aux responsabilités de notre famille politique, il n’y aura jamais d'alliance avec des élus du FN. Jamais! Mais je revendique aussi le droit de pouvoir parler à ceux que nous avons déçus et qui sont allés voter pour le Front National", a ajouté M. Wauquiez devant des militants, arborant pour beaucoup de petits drapeaux tricolores.

"Nous n’avons pas seulement perdu une élection, nous avons été trahis", a-t-il également lancé en référence au ministre des Comptes Publics Gérald Darmanin, issu du même parti, et qui l'a accusé de vouloir faire basculer LR dans la "droite extrême".

"Il y a eu le pire de la politique française: ceux qui se vendent, ceux qui disent l’inverse de ce qu’ils disaient hier pour un plat de lentilles, pour monter un petit bâton d'échelle sur l’aune de leurs ambitions personnelles. Ce ne sont pas des accidents ou des aventures personnelles: c’est le reflet de ce que nous devons combattre, de ce poison qui s’est instillé dans notre famille politique. Les traîtres n’ont plus rien à faire dans notre famille politique", a-t-il fustigé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le