Présidentielle 2022 : le Parti Radical de gauche lâche Christiane Taubira
Le président du Parti Radical de gauche (PRG), Guillaume Lacroix a annoncé au cours d’une conférence de presse ce lundi 14 février que désormais son parti se met « en retrait » de la campagne de l’ex-garde des sceaux.

Présidentielle 2022 : le Parti Radical de gauche lâche Christiane Taubira

Le président du Parti Radical de gauche (PRG), Guillaume Lacroix a annoncé au cours d’une conférence de presse ce lundi 14 février que désormais son parti se met « en retrait » de la campagne de l’ex-garde des sceaux.
Public Sénat

Par Louis Dubar

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L’appui du PRG à la candidature de Christiane Taubira était conditionné : ils soutenaient un projet « de rassemblement à gauche », d’union et pas « spécifiquement » la candidature de l’ancienne ministre. Guillaume Lacroix constate l’impasse à gauche et estime que le rassemblement n’aura plus lieu. « L’unité de la gauche ne se fera pas et il faut l’accepter », a-t-il précisé. « Christiane Taubira a fait évoluer sa campagne pour une campagne de citoyenneté fondée sur 400 000 votants, les comités Taubira et la jeunesse », une position désormais éloignée du mandat initial du parti Radical de Gauche.

Soutien de la première heure, Guillaume Lacroix avait estimé fin janvier au lendemain des résultats de la Primaire populaire que Christiane Taubira était la seule à pouvoir à rassembler « une gauche multiple ». « Même s’il n’y a pas de cassure, pas de rupture », le PRG se met désormais « en retrait » de sa candidature. Guillaume Lacroix indique qu’il apportera son parrainage à celle qui avait déjà porté les couleurs du parti pour l’élection présidentielle de 2002. Une certaine défiance parcourait les rangs du parti depuis plusieurs semaines puisque, seuls 170 élus sur les 282 habilités à parrainer un candidat promettaient d’apporter leur signature à l’ancienne ministre. Les élus radicaux sont désormais libres de parrainer le candidat de leur choix.

C’est un coup dur pour l’ancienne ministre qui depuis sa victoire à la Primaire populaire fin janvier n’a pas réussi à créer une véritable dynamique électorale. En panne dans les sondages, Christiane Taubira navigue entre 2,1 et 4 % d’intentions de vote. Le jeudi 10 février, le Conseil Constitutionnel indiquait que Christiane Taubira totalisait 47 parrainages sur les 500 paraphes d’élus demandés.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle 2022 : le Parti Radical de gauche lâche Christiane Taubira
7min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : le Sénat adopte sa propre version quitte à perturber « l’agenda » de l’exécutif

Mardi soir le Sénat a adopté la proposition de loi soutenue par le gouvernement et visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Néanmoins la Haute assemblée est revenue sur le principe d’une interdiction générale prévue dans la version initiale, pointant son risque d’inconstitutionnalité. Une bataille d’arguments juridiques a marqué la séance. De quoi retarder un engagement pris par le chef de l’Etat.

Le

Illustration Echarpe de Maire tricolore
5min

Politique

Violence envers les élus : « Avec la polarisation de la vie politique, le rapport à la violence a beaucoup évolué » 

Les élections municipales et l’installation des nouveaux maires ont été émaillées par des épisodes de violences : huées à Creil et Mantes-la-Jolie, saccage de la mairie de Fresnes, propos racistes à l’encontre du maire de Saint-Denis. Des faits qui interrogent sur la violence en politique. Un phénomène ardu à caractériser et à étudier, de par son caractère à la fois objectif et subjectif, pour le sociologue Olivier Wieviorka.

Le

Présidentielle 2022 : le Parti Radical de gauche lâche Christiane Taubira
6min

Politique

« Education intégrale », non-mixité : Edward Whalley, bras droit de Pierre-Édouard Stérin, défend le modèle éducatif de l’Académie Saint-Louis

Auditionné par la commission d’enquête sur le financement privé de la vie démocratique, Edward Whalley a défendu l’action éducative des fondations de Pierre-Édouard Stérin. Le directeur du Fonds du Bien Commun devrait à nouveau être auditionné par la commission sur les autres activités financées par le fonds.

Le