Le bureau politique des Républicains a validé mardi soir les trois propositions qui seront soumises aux adhérents pour désigner le candidat de la droite à la présidentielle : primaire fermée, primaire ouverte, ou nomination automatique de leur président, Bruno Retailleau, déjà candidat pour 2027. Mais ce processus ne pourrait être qu’une première étape en vue de la désignation d’un hypothétique candidat du « socle commun », ce qui impliquerait la tenue d’une autre primaire, cette fois pour départager LR, Horizons, Renaissance et Le MoDem. En effet, de nombreuses voix s’élèvent dans ces différents partis pour insister sur la nécessité d’une candidature de rassemblement dès le premier tour face à la montée des extrémismes.
« Moi, je ne crois absolument pas à ces histoires de primaires », fustige le sénateur Hervé Marseille, patron de l’UDI et allié de la droite sénatoriale. « Passer un temps fou pour savoir qui va payer, comment on organise, comment ça fonctionne, qui est d’accord pour venir… Parce que tout le monde ne le souhaite pas. Je pense que tout ça ne tient pas la route pendant que d’autres font déjà campagne », soupire l’élu.
Un vote des parlementaires
Le sénateur des Hauts-de-Seine plaide pour un mode de désignation plus simple et plus rapide, tenant compte de la notoriété des candidats ou de leur positionnement dans les enquêtes d’opinion. « Il va falloir à l’automne, avant la fin de l’année, trouver la méthode qui va départager les deux ou trois candidats potentiels les mieux placés », explique-t-il. « Peut-être faudra-t-il faire voter, comme on le faisait dans le passé, un cénacle de parlementaires, Assemblée et Sénat réunis. Peut-être s’appuyer sur les sondages, je n’en sais rien… »
« Je pense qu’à l’évidence Edouard Philippe fait partie des tout premiers qui ont vocation à représenter l’ensemble. On voit bien qu’il a une avance et qu’il peut le faire », glisse Hervé Marseille, reconnaissant toutefois que « d’autres lui disputent cet avantage, mais ils ne sont pas nombreux ». Enfin, le sénateur insiste également sur la nécessité de travailler à un programme commun, « quelques idées fortes sur l’Europe, sur l’économie, sur le social qui seront portées par ce candidat ».