Un an avant l’élection, la présidentielle est déjà dans toutes les têtes. Au sein du bloc central, chaque formation se démène pour promouvoir son champion et œuvrer à une candidature commune. Christophe Béchu, directeur de la campagne d’Edouard Philippe et maire d’Angers, ne fait pas exception.
« Le moment où les choses réellement se poseront, c’est à la fin de l’été »
Alors qu’Horizons organise le 5 juillet un grand meeting qui doit marquer le lancement de la campagne, Christophe Béchu considère que l’automne marquera la véritable entrée dans la campagne. « Le moment où les choses réellement se poseront, c’est à la fin de l’été », affirme le maire d’Angers. D’ici là, les candidatures et les ambitions pourraient s’accumuler. Le principal concurrent d’Edouard Philippe, Gabriel Attal, a d’ailleurs jeté les bases de sa campagne en publiant un livre à la fin du mois d’avril et en recevant, dans une tribune publiée le 17 mai, le soutien de 500 élus locaux pour la présidentielle. Une initiative qui pèse peu pour Christophe Béchu qui considère qu’il « n’y a pas d’ancrage local de Renaissance ».
Horizons prône le rassemblement
Malgré ces rivalités, les différents stratèges du bloc central redoutent un « émiettement » des candidatures qui favoriserait Jean-Luc Mélenchon et le candidat du Rassemblement national pour accéder au second tour. « Il faudra, quoi qu’il arrive, être capable de se rassembler, en revanche aujourd’hui il y a pléthore d’ambitions », résume Christophe Béchu. Un comité de liaison du groupe central a notamment été créé pour faire émerger les conditions de ce rassemblement. En revanche, le maire d’Angers exclut l’idée d’une primaire. Une solution qui devrait pousser le bloc central a adoubé le favori des sondages.
Les discussions devraient également s’engager avec LR assure Christophe Béchu. « J’ai l’occasion pas plus tard que la semaine prochaine de déjeuner avec le secrétaire général de LR », rapporte le maire d’Angers. De là à imaginer un désistement de Bruno Retailleau, candidat déclaré pour 2027, en faveur d’Edouard Philippe ? « A court terme, c’est d’abord un moyen d’éviter les noms d’oiseaux », tempère Christophe Béchu.