Présidentielle 2027 : « Il faudra un candidat unique de la droite et du centre », appelle la députée Ensemble pour la République Maud Bregeon

Invitée de la matinale de Public Sénat, la députée Ensemble pour la République et ancienne porte-parole du gouvernement Barnier, Maud Bregeon appelle, comme Gérald Darmanin, à une « candidature unique de la droite et du centre » lors de la prochaine élection présidentielle, pour faire face à un Rassemblement national « de plus en plus puissant et de plus en plus structuré ».
Clarisse Guibert

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Alors que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin appelait dimanche 9 février à une candidature unique pour la prochaine présidentielle, et ce par un « processus de sélection », la députée Ensemble pour la République Maud Bregeon partage le même point de vue. Selon elle, les électeurs du « socle commun » ne comprendraient pas qu’après « plusieurs mois, voire peut-être plusieurs années dans un même gouvernement », la droite et le centre ne soient plus « capables de se rassembler ».

« Gabriel Attal fait partie des femmes et des hommes qui sont légitimes à avoir des ambitions »

Deux ans avant l’échéance présidentielle, les discussions sur les potentielles futures candidatures vont bon train. A droite et au centre, si le Garde des Sceaux s’est déjà exprimé en faveur d’une « primaire » pour désigner le « meilleur d’entre » eux, l’ancienne porte-parole du gouvernement Maud Bregeon s’aligne sur cette position, pour faire face à un RN « de plus en plus puissant et de plus en plus structuré », mais « à une extrême gauche qui l’est aussi ».

Au sujet de l’incarnation, la parlementaire estime que Gabriel Attal « fait partie des femmes et des hommes qui aujourd’hui sont légitimes à avoir des ambitions ». A la tête de Renaissance, l’ancien Premier ministre fait l’objet de critique sur le manque de vision ou de projet au sein du parti. Pour Maud Bregeon, le parti d’Emmanuel Macron n’a pas été « suffisamment un parti de débat » et « d’idées » et il faut aujourd’hui « préparer l’avenir » en vue des prochaines échéances électorales.

Sur le droit du sol, « il ne doit pas y avoir d’automaticité » estime l’ancienne porte-parole du gouvernement

Alors qu’à l’Assemblée nationale, les députés ont voté pour le durcissement du droit du sol à Mayotte, le Premier ministre François Bayrou s’est aussi exprimé en faveur du débat lancé par Gérald Darmanin « sur le droit du sol dans notre pays » en l’élargissant à la question de la « communauté nationale ». De son côté, la députée Ensemble pour la République Maud Bregeon y voit un débat « absolument fondamental » et il serait « sain de pouvoir en parler ». Sur la question du droit de sol posé par l’ancien ministre de l’Intérieur, l’élue des Hauts-de-Seine estime qu’il « ne doit pas y avoir d’automaticité », et que le « modèle républicain à la Française est un modèle d’adhésion » : il suppose de « partager des valeurs, un mode de vie ».

Plus largement sur l’immigration, Maud Bregeon estime que les Français « demandent davantage d’autorité » en la matière et qu’un referendum serait inutile, tant « l’on connaît tous par avance le résultat », estime-t-elle. Si la parlementaire se dit « favorable » à plus de « démocratie directe » comme le souhaite le président de la République, « nous n’avons pas besoin de référendum pour savoir ce que veulent les Français », affirme-t-elle. La députée Ensemble pour la République a affirmé sur notre plateau avoir déposé « une proposition de loi « pour porter la durée maximum de rétention en centre de rétention administrative pour des étrangers en situation irrégulière coupables de crime ou de viol, à 210 jours ».

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Présidentielle 2027 : « Il faudra un candidat unique de la droite et du centre », appelle la députée Ensemble pour la République Maud Bregeon
3min

Politique

« Scroller sur son téléphone tue l’empathie, on est anesthésié », Tina Kieffer

Journaliste de renom passée par « Frou Frou » et les rédactions engagées de « Marie Claire » et « DS Magazine », elle a mis l’engagement humanitaire au cœur de sa vie après la rencontre bouleversante d’une petite fille cambodgienne. Une petite fille qui deviendra sa fille adoptive et qui donnera son nom à l’école « Happy Chandara ». L’établissement fête cette année ses 20 ans, il est aujourd’hui un campus et il forme des milliers de filles, petites et grandes, qui participent activement à la reconstruction d’un pays meurtri par le génocide et la dictature des Khmers rouges. Cette semaine, Tina Kieffer est l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Présidentielle 2027 : « Il faudra un candidat unique de la droite et du centre », appelle la députée Ensemble pour la République Maud Bregeon
3min

Politique

« Soit je quittais l’Afghanistan, soit j’étais morte » : le récit bouleversant de la fuite de cette para-athlète de son pays

Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.

Le

Présidentielle 2027 : « Il faudra un candidat unique de la droite et du centre », appelle la députée Ensemble pour la République Maud Bregeon
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

La sélection de la rédaction

SIPA_01196398_000060
5min

Parlementaire

Droit du sol à Mayotte : que contient la nouvelle proposition de loi ?

Jeudi soir, l’Assemblée nationale a adopté, avec le soutien du gouvernement, une proposition de loi LR visant à restreindre une nouvelle fois le droit du sol à Mayotte. En 2018, les conditions d’accès à la nationalité française avaient déjà été durcies sur l’Archipel par rapport à la métropole. Explications.

Le

SIPA_00741420_000005
5min

Parlementaire

Immigration : comment fonctionne le droit du sol ?

Après le vote d’une proposition de loi portée par la droite à l’Assemblée nationale limitant l’acquisition de la nationalité à Mayotte, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin s’est prononcé en faveur d’un débat sur le droit du sol sur l’ensemble du territoire. L’acquisition de la nationalité française par le droit du sol n’est pas automatique à Mayotte comme en métropole.

Le