Présidentielle 2027 : « Il faudra un candidat unique de la droite et du centre », appelle la députée Ensemble pour la République Maud Bregeon
Invitée de la matinale de Public Sénat, la députée Ensemble pour la République et ancienne porte-parole du gouvernement Barnier, Maud Bregeon appelle, comme Gérald Darmanin, à une « candidature unique de la droite et du centre » lors de la prochaine élection présidentielle, pour faire face à un Rassemblement national « de plus en plus puissant et de plus en plus structuré ».
Alors que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin appelait dimanche 9 février à une candidature unique pour la prochaine présidentielle, et ce par un « processus de sélection », la députée Ensemble pour la République Maud Bregeon partage le même point de vue. Selon elle, les électeurs du « socle commun » ne comprendraient pas qu’après « plusieurs mois, voire peut-être plusieurs années dans un même gouvernement », la droite et le centre ne soient plus « capables de se rassembler ».
« Gabriel Attal fait partie des femmes et des hommes qui sont légitimes à avoir des ambitions »
Deux ans avant l’échéance présidentielle, les discussions sur les potentielles futures candidatures vont bon train. A droite et au centre, si le Garde des Sceaux s’est déjà exprimé en faveur d’une « primaire » pour désigner le « meilleur d’entre » eux, l’ancienne porte-parole du gouvernement Maud Bregeon s’aligne sur cette position, pour faire face à un RN « de plus en plus puissant et de plus en plus structuré », mais « à une extrême gauche qui l’est aussi ».
Au sujet de l’incarnation, la parlementaire estime que Gabriel Attal « fait partie des femmes et des hommes qui aujourd’hui sont légitimes à avoir des ambitions ». A la tête de Renaissance, l’ancien Premier ministre fait l’objet de critique sur le manque de vision ou de projet au sein du parti. Pour Maud Bregeon, le parti d’Emmanuel Macron n’a pas été « suffisamment un parti de débat » et « d’idées » et il faut aujourd’hui « préparer l’avenir » en vue des prochaines échéances électorales.
Sur le droit du sol, « il ne doit pas y avoir d’automaticité » estime l’ancienne porte-parole du gouvernement
Alors qu’à l’Assemblée nationale, les députés ont voté pour le durcissement du droit du sol à Mayotte, le Premier ministre François Bayrou s’est aussi exprimé en faveur du débat lancé par Gérald Darmanin « sur le droit du sol dans notre pays » en l’élargissant à la question de la « communauté nationale ». De son côté, la députée Ensemble pour la République Maud Bregeon y voit un débat « absolument fondamental » et il serait « sain de pouvoir en parler ». Sur la question du droit de sol posé par l’ancien ministre de l’Intérieur, l’élue des Hauts-de-Seine estime qu’il « ne doit pas y avoir d’automaticité », et que le « modèle républicain à la Française est un modèle d’adhésion » : il suppose de « partager des valeurs, un mode de vie ».
Plus largement sur l’immigration, Maud Bregeon estime que les Français « demandent davantage d’autorité » en la matière et qu’un referendum serait inutile, tant « l’on connaît tous par avance le résultat », estime-t-elle. Si la parlementaire se dit « favorable » à plus de « démocratie directe » comme le souhaite le président de la République, « nous n’avons pas besoin de référendum pour savoir ce que veulent les Français », affirme-t-elle. La députée Ensemble pour la République a affirmé sur notre plateau avoir déposé « une proposition de loi « pour porter la durée maximum de rétention en centre de rétention administrative pour des étrangers en situation irrégulière coupables de crime ou de viol, à 210 jours ».
Les élections municipales sont marquées par un décalage entre les principes énoncés par les partis et la réalité. Les accords PS/LFI renvoient les deux formations à leurs propres contradictions. Chez LR, Bruno Retailleau veut faire « battre » le RN, mais joue l’ambiguïté à Nice, face à Eric Ciotti, allié du RN. Renaissance est plus au clair sur les alliances, mais ferme les yeux quand les LR, à qui ils sont alliés, peuvent profiter des voix d’extrême droite, comme celles de Sarah Knafo à Paris.
Le Rassemblement National arrivera-t-il à s’offrir la deuxième plus grande ville de France ? A Marseille, le maire sortant Benoît Payan est arrivé en tête du premier tour des élections municipales (36.69%), mais Franck Allisio, le candidat RN, le suit de très près (35.02%). Martine Vassal, la candidate de la droite et du centre, sera elle aussi présente au second tour, contrairement au candidat insoumis Sébastien Delogu, qualifié mais qui a décidé de se retirer.
À deux jours du scrutin, un sondage Elabe place le candidat socialiste, Emmanuel Grégoire en tête d’une courte tête face à sa rivale Rachida Dati, candidate Les Républicains. Le suspense reste concernant la dynamique que les électeurs de Pierre-Yves Bournazel et de Sarah Knafo choisiront.
Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous » Bruno Cautrès, chercheur au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), a tiré un bilan du premier tour des élections municipales et distingue les différents gagnants du scrutin.
Jeudi soir, l’Assemblée nationale a adopté, avec le soutien du gouvernement, une proposition de loi LR visant à restreindre une nouvelle fois le droit du sol à Mayotte. En 2018, les conditions d’accès à la nationalité française avaient déjà été durcies sur l’Archipel par rapport à la métropole. Explications.
A l’issue d’une séance houleuse où les députés ont adopté une proposition de loi visant à restreindre une nouvelle fois le droit du sol à Mayotte, l’immigration est revenue au premier plan de l’agenda du gouvernement. Reste à s’entendre sur la forme et le fond.
Après le vote d’une proposition de loi portée par la droite à l’Assemblée nationale limitant l’acquisition de la nationalité à Mayotte, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin s’est prononcé en faveur d’un débat sur le droit du sol sur l’ensemble du territoire. L’acquisition de la nationalité française par le droit du sol n’est pas automatique à Mayotte comme en métropole.