A un an de l’échéance, le Parti socialiste n’a toujours pas tranché la question de l’incarnation pour l’élection présidentielle de 2027. Si certains, comme l’ancien garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, estiment que le Parti socialiste ne devrait pas présenter de candidat, Patrick Kanner considère qu’il y a encore le temps pour se décider. Ce dernier assure, pour l’instant, travailler à « la construction d’une évidence ».
Patrick Kanner toujours opposé à l’idée d’une primaire à gauche
Dans un premier temps, le sénateur du Nord rappelle que les socialistes devront d’abord battre leurs adversaires à gauche pour espérer plus. « La première étape est de savoir qui est capable de mettre Monsieur Mélenchon derrière nous dans ce combat qui est un combat existentiel pour la République », résume Patrick Kanner. Pas question non plus de participer à la primaire voulue par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. « Je ne veux pas une primaire entre le groupe PS et le groupe des Verts », souffle Patrick Kanner.
« Ma préférence ira vers un candidat de cette galaxie socialiste et démocrate »
L’ancien ministre de François Hollande veut croire dans la capacité du Parti socialiste de peser seul dans la campagne présidentielle. « Ma préférence ira vers un candidat de cette galaxie socialiste et démocrate capable d’apporter une solution par rapport au risque qui pèse sur notre pays à savoir l’extrême droite », résume Patrick Kanner. Ce dernier considère que l’enjeu principal pour la gauche hors LFI sera d’atteindre le second tour pour mettre en échec le RN. Le sénateur prédit d’ailleurs un abaissement du seuil d’accès au second tour et estime que 18 ou 19 % des suffrages pourraient suffire à se qualifier pour le second tour. Une stratégie qui pourrait conduire le PS à attendre le plus longtemps possible avant de trancher en fonction des sondages.
Enfin, le socialiste fait de la capacité à rassembler au second tour un point clé. « Je souhaite quelqu’un capable de rassembler la gauche mais aussi les 20 ou 25 % d’électeurs d’autres sensibilités », résume Patrick Kanner. Une référence aux électeurs du centre et d’Emmanuel Macron lors des dernières élections. Pour autant, ce proche de François Hollande exclut tout ralliement à un candidat comme Edouard Philippe. « Monsieur Edouard Philippe n’est pas pour moi un progressiste », tranche le sénateur assurant qu’il n‘a pour lui « aucune sympathie politique particulière ».