Présidentielle : 69 % des Français doutent des compétences d’Anne Hidalgo
Pour 69 % des personnes interrogées, le qualificatif « compétente » s’applique plutôt mal à la candidate du PS. Selon le baromètre politique d’Odoxa, réalisé pour Public Sénat, LCP-AN et la presse quotidienne régionale, l’image de la maire de Paris s’est dégradée depuis le début de l’année.

Présidentielle : 69 % des Français doutent des compétences d’Anne Hidalgo

Pour 69 % des personnes interrogées, le qualificatif « compétente » s’applique plutôt mal à la candidate du PS. Selon le baromètre politique d’Odoxa, réalisé pour Public Sénat, LCP-AN et la presse quotidienne régionale, l’image de la maire de Paris s’est dégradée depuis le début de l’année.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Cette nouvelle enquête d’opinion n’apportera pas du baume au cœur à la candidate Anne Hidalgo. Officiellement investie par le Parti socialiste ce 23 octobre à Lille, la maire de Paris n’est pas parvenue pour le moment à faire naître une dynamique en sa faveur. Plusieurs sondages la situent à 5 % dans les intentions de vote. Le dernier baromètre politique d’Odoxa-Dentsu Consulting, réalisé les 20 et 21 octobre pour Public Sénat, LCP-Assemblée nationale et la presse quotidienne régionale, révèle que son image s’est dégradée ces derniers mois.

Les Français interrogés en octobre ne sont plus que 42 % à penser que l’adjectif « dynamique » lui correspond bien. Ils étaient encore 54 % dans le baromètre janvier. 36 % seulement la trouvent sympathique (contre 44 % en janvier), 30 % compétente (41 % en janvier) et 28 % « proche des gens » (34 % en janvier). Elle « inspire confiance » pour 25 % des Français, un niveau inchangé depuis janvier et qui ne monte qu’à 48 % chez les sympathisants de gauche. Anne Hidalgo ne semble pas plus convaincre sur sa stature et ses atouts de maire d’une ville influente au plan international. 30 % de l’échantillon seulement considère que le qualificatif « femme d’Etat » lui correspond plutôt bien.

Il reste environ six mois de campagne, mais ses proches se confient : ils espèrent un « coup d’accélérateur ». Dans ce baromètre Odoxa, 25 % des Français interrogés voient dans la maire de Paris une « bonne candidate » pour le Parti socialiste. Les sympathisants de gauche sont 50 % à le penser. Et seulement 58 % chez les sympathisants du Parti socialiste.

A gauche, les Français préfèrent Yannick Jadot à Anne Hidalgo

D’ailleurs, Anne Hidalgo n’arrive qu’en troisième position du palmarès d’octobre de personnalités préférées des sympathisants de gauche. Elle est devancée par Christiane Taubira. 54 % des sympathisants de gauche la soutiennent ou ressentent de la sympathie pour l’ancienne ministre, qui a décidé de ne pas concourir à la présidentielle. Vient ensuite Jean-Luc Mélenchon (50 %). Anne Hidalgo chute en octobre de 8 points et tombe à 43 %. Yannick Jadot fait quasiment jeu égal. Avec ses 43 %, il pointe à la quatrième place du même classement, mais ne recule que de 4 points en octobre. Arnaud Montebourg suscite 32 % d’adhésion, et subit un recul plus important que ses deux autres concurrents : 10 points de moins en un mois.

Globalement, Anne Hidalgo souffre de la comparaison avec Yannick Jadot. Sur l’ensemble des Français interrogés, l’écologiste semble davantage convaincre que la maire socialiste de Paris. Il est préféré par 55 % des personnes interrogées, contre 39 % pour Anne Hidalgo (6 % ne se prononcent pas). Chez les sympathisants de gauche, entre les deux candidats, c’est aussi le candidat d’Europe Ecologie-Les Verts qui emporte le plus de soutiens : 48 %, contre 47 % pour Anne Hidalgo.

Paradoxalement, Anne Hidalgo est l’une des personnalités du baromètre - droite et gauche confondues - qui fait le plus parler d’elle sur Twitter. Selon Dentsu Consulting, elle était la quatrième personnalité politique la plus citée sur le réseau social ces 30 derniers jours. Cependant, les mentions l’évoquent principalement de façon négative et critiquent sa gestion de la capitale. Le hashtag « #saccageParis » était l’un des plus associés à son nom ces derniers jours.

>> A lire aussi : La popularité d’Emmanuel Macron recule en octobre

Méthodologie : l’enquête a été réalisée auprès dun échantillon de 1 005 Français interrogés par Internet les 20 et 21 octobre 2021. L’échantillon est représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de linterviewé après stratification par région et catégorie dagglomération. La marge derreur des résultats densemble s’établit, selon le score visé, entre plus ou moins 1,4 et 3,1 points.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le