A 10 jours du second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen poursuivent leur mano a mano à distance, Jean-Luc Mélenchon...
Présidentielle: à J-10 du second tour
A 10 jours du second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen poursuivent leur mano a mano à distance, Jean-Luc Mélenchon...
Par Fabrice RANDOUX
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Publié le
A 10 jours du second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen poursuivent leur mano a mano à distance, Jean-Luc Mélenchon pourrait bientôt retrouver la parole et les chercheurs se mobilisent contre le FN.
- Le Pen à la pêche aux voix dans le sud, Macron prend un bain de foule en banlieue -
La candidate du Front national a démarré sa journée à l'aube par une sortie de quatre heures en mer à bord d'un chalutier du Grau-du-Roi (Gard).
Emmanuel Macron à Sarcelles (Seine-Saint-Denis), le 27 avril 2017
POOL/AFP
"On respire quand on est en mer, ça ressource, ça redonne de l'énergie, de la vitalité pour continuer jusqu'à un second tour victorieux", a souri Mme Le Pen qui doit tenir un meeting dans la soirée à Nice.
"Madame Le Pen se promène à la pêche. Bonne promenade. La sortie de l'Europe qu'elle propose c'est la fin de la pêche française. Pensez-y", a ironisé son adversaire Emmanuel Macron sur son compte Twitter.
Le candidat En Marche! a lui pris un bain de foule en fin d'après-midi à Sarcelles (Val d'Oise) où il a rencontré des membres d'une association qui défend l'insertion par le sport.
- Mélenchon va retrouver la parole -
Jean-Luc Mélenchon, silencieux depuis le soir du premier tour de la présidentielle, pourrait s'exprimer avant le 1er Mai, quand il a prévu de manifester, a indiqué jeudi son porte-parole Alexis Corbière.
"Sous peu il va s'exprimer", a dit M. Corbière, interrogé par Europe 1 sur le silence du leader de La France insoumise, critiqué pour son absence de consigne de vote pour le second tour.
- "Ni-ni" -
Des manifestants contre le résultat du premier tour et scandent "Ni Le Pen, ni Macron, #onvautmieuxqueça", le 27 avril 2017 à Rennes
AFP/Archives
Un millier de personnes ont défilé jeudi midi dans le centre-ville de Rennes aux cris de "ni Le Pen, ni Macron", une manifestation émaillée d'incidents avec les forces de l'ordre.
"Ni Marine, ni Macron, ni patrie, ni patron": plusieurs lycées ont aussi été partiellement bloqués jeudi à Paris par des élèves qui protestent contre l'affiche du second tour.
- Le Parlement européen réclame 5 millions d'euros au FN -
Dans l'affaire des assistants d'eurodéputés FN soupçonnés d'emplois fictifs, le Parlement européen estime désormais son préjudice potentiel à cinq millions d'euros.
Ses services ont transmis cette semaine aux juges financiers à Paris une réévaluation du préjudice potentiel pour les salaires qui auraient été versés frauduleusement aux assistants d'eurodéputés frontistes, a appris jeudi l'AFP de sources proches du dossier.
Dix-sept élus, dont Marine et Jean-Marie Le Pen, Louis Aliot, Florian Philippot, et plus d'une quarantaine d'assistants sont visés, et le préjudice s'élèverait désormais à 4.978.122 euros pour la période du 1er avril 2012 au 1er avril 2017, contre 1,9 million lors d'une évaluation de 2015.
- Les chercheurs contre Le Pen -
Neuf dirigeants des principaux organismes publics de recherche ont appelé jeudi "à voter contre" Marine Le Pen, son programme étant, selon eux, "porteur de régression et de déclin sur tous les plans".
"Sur d’innombrables sujets, les migrations, la santé, l’environnement et jusqu’à l’histoire de notre pays, les idées véhiculées par le Front National sont en contradiction ouverte avec les évidences indiscutables établies par la recherche et avec la nécessaire autonomie de la communauté scientifique", écrivent-ils dans cet "appel".
- Le débat au théâtre -
Le théâtre historique de Louis Jouvet, L'Athénée, a décidé d'avancer l'horaire de sa représentation mercredi pour diffuser dans son foyer le débat de l'entre-deux-tours de la présidentielle.
"Parce que nous avons envie que vous soyez parmi nous le soir de la première d’Ismène, parce que nous souhaitons vous laisser le choix de voir le débat de l’entre-deux-tours, la direction du théâtre, en accord avec l’équipe artistique, a décidé d’avancer l’horaire de représentation du mercredi 3 mai de 20h à 19h30, et de diffuser ce débat à l’issue de la représentation au foyer-bar", écrit le théâtre sur son site
L'UEFA n'a en revanche pas fait la même proposition pour la demi-finale de Ligue des champions Monaco-Juventus de Turin qui se déroulera à partir de 20H45 en même temps que le débat.
Dans un entretien dans le journal Le Monde, le garde des Sceaux se dit défavorable à une mesure de la proposition de loi intégrale visant à supprimer les cours criminelles départementales et rétablir la compétence des cours d'assises pour tous les crimes sexuels. Une mesure incompatible, selon lui, avec une juridiction spécialisée. Avocats et magistrats insistent, eux, sur une meilleure formation des magistrats, et la dimension pédagogique des procès d'assises, nécessaire pour une meilleure prise en compte de ces crimes par l'ensemble de la société.
Le Parti socialiste a enfin un projet. Son candidat, en revanche, reste introuvable. Réuni ce mardi 30 juin au soir, en Conseil national, le PS tente de sortir de l’impasse présidentielle en demandant… aux militants de choisir comment ils choisiront leur candidat. Primaire ouverte, primaire fermée, double primaire : derrière les subtilités de procédure se joue une bataille bien plus politique, celle du leadership de la gauche sociale-démocrate et, en creux, du rapport de force avec Raphaël Glucksmann.
Dans la foulée d’une semaine de canicule historique à l’origine d’environ 1 000 décès, selon un premier bilan de Santé publique France, le Rassemblement national détaille les mesures de son « Plan Clim ». Au total, les troupes de Marine Le Pen envisagent une enveloppe de 40 milliards.
Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe Renaissance au Sénat, François Patriat se réjouit de la réintroduction de l’acétamipride au sein du projet de loi agricole. Sans alternative à ce néonicotinoïde, l'ancien ministre de l’Agriculture défend son autorisation.