A 13 jours du second tour de l'élection présidentielle et au lendemain du premier, François Hollande soutient Emmanuel Macron, qui, comme Marine...
Présidentielle: à J-13 du second tour
A 13 jours du second tour de l'élection présidentielle et au lendemain du premier, François Hollande soutient Emmanuel Macron, qui, comme Marine...
Par Marie DHUMIERES
Temps de lecture :
4 min
Publié le
A 13 jours du second tour de l'élection présidentielle et au lendemain du premier, François Hollande soutient Emmanuel Macron, qui, comme Marine Le Pen, reprend sa campagne, et François Fillon ne mènera pas la bataille pour les législatives.
- Hollande se met en marche
"Je voterai Emmanuel Macron": le président de la République, qui n'avait jusqu'alors soutenu aucun candidat publiquement, a appelé à voter pour le candidat d'En marche, favori des sondages pour le second tour.
L'élection de Marine Le Pen représenterait "un risque pour le pays", a plaidé François Hollande. Il a par ailleurs convié les deux finalistes de la présidentielle à participer mardi à l'hommage national au policier tué dans un attentat sur les Champs-Élysées.
- Tractations chez Macron, terrain pour Le Pen
Second tour: le duel Macron-Le Pen
AFP
Arrivé en tête avec 24,01% des suffrages, Emmanuel Macron a consacré l'essentiel de son lundi aux "négociations politiques" en vue d'une majorité aux législatives. Il a aussi participé à une commémoration du génocide arménien de 1915, première apparition publique depuis sa qualification.
Marine Le Pen, arrivée deuxième avec 21,3% des suffrages, est repartie en campagne dans le Pas-de-Calais. Elle a brocardé devant la presse "le vieux front républicain tout pourri" qui "essaie de se coaliser" contre elle.
- Le débat aura bien lieu
En 2002, Jacques Chirac avait refusé de débattre avec Jean-Marie Le Pen après son accession surprise au second tour la présidentielle. Quinze plus tard, Emmanuel Macron débattra bien lui, avec la fille du fondateur du FN, lors du traditionnel débat télévisé de l'entre-deux-tours, prévu le mercredi 3 mai.
- Mélenchon silencieux
Quatrième avec 19,58%, le candidat de La France insoumise, qui n'a pas donné de consigne de vote dimanche soir, est resté silencieux lundi, quitte à s'attirer des critiques.
"Jean-Luc Mélenchon fera ce qu'il veut" mais "quand on porte les idées qu'il porte, qu'il y a le choix entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, je ne comprends pas qu'on puisse hésiter une demi-seconde", a lancé Richard Ferrand, secrétaire général d'En Marche !.
"Nous sommes les adversaires irréductibles du Front national, l'antithèse du Front national. Nous n'avons jamais imaginé mettre un bulletin de vote pour le FN", a cependant insisté Éric Coquerel, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon.
- Au revoir, et courage
Au lendemain de son élimination du premier tour -inédit pour la droite sous la Ve République -, où il est arrivé troisième (20,01%), François Fillon a déclaré aux dirigeants LR n'avoir "plus la légitimité pour mener" le "combat" des législatives, souhaitant "redevenir un militant de cœur".
Les responsables LR avaient laissé éclater dans la matinée leurs divergences sur la position pour le second tour: appeler explicitement ou pas à voter Emmanuel Macron face à Marine Le Pen? Ils ont finalement opté pour un texte de compromis excluant l'abstention, qui sera soumis au vote lundi soir.
Alain Juppé a, lui, vu deux raisons à "l'échec": "La personnalité de notre candidat" et "la ligne politique" du parti.
Une trentaine d'élus LR, juppéistes, lemairistes voire sarkozystes, ont aussi mis en garde contre un "rétrécissement de la droite sur une ligne politique exclusivement identitaire et conservatrice".
- "Fin d'une époque"
Au lendemain de l'effondrement de Benoît Hamon au premier tour (6,36%), Manuel Valls, soutien d'Emmanuel Macron, a évoqué "la fin d'une histoire".
Benoît Hamon: score par département
AFP
Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a admis "la fin d'une époque" et appelé à "un profond renouvellement", après une réunion du bureau national.
Mais "le temps de l'explication n'est pas venu", il faut pour l'heure se concentrer sur "l'action", en vue des législatives, selon ce député de Paris.
- "Résistance" des patrons
Le Medef soutient Emmanuel Macron pour le second tour de la présidentielle, sans "blanc-seing" s'il l'emporte.
Si Marine Le Pen gagne, scénario "catastrophique", les patrons resteront, a déclaré le président du Medef, Pierre Gattaz, assurant que "ce sera de la résistance active pour éviter le pire".
Après les tentatives de manipulation détectées lors des élections municipales et face à la multiplication des campagnes de désinformation alimentées par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, le gouvernement présente un projet de loi destiné à renforcer la protection du débat démocratique. Le texte durcit les sanctions pénales, élargit les procédures judiciaires de retrait des fausses informations et crée une commission indépendante chargée d’alerter le public en cas d’ingérence étrangère. Une première réponse saluée par plusieurs parlementaires, qui la jugent néanmoins incomplète.
Le RN espère, après les sénatoriales, atteindre le seuil des dix sénateurs pour créer le premier groupe RN de l’histoire du Sénat. Un enjeu symbolique, de moyens sur le plan parlementaire, et politique pour Marine Le Pen. Elle pourrait jouer de cette dynamique pour la présidentielle. Les conséquences sont aussi très pratiques au sein du Palais du Luxembourg, où l’administration doit faire de la place pour se préparer à l’arrivée éventuelle d’un groupe RN.
La ministre de la Santé Stéphanie Rist a confirmé qu’un décret est en cours de rédaction pour doubler les plafonds annuels des franchises sur les médicaments et les consultations médicales.
Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.