A 17 jours du premier tour de l'élection présidentielle, François Fillon se fait enfariner à Strasbourg, le patron du PS appelle à la "loyauté"...
Présidentielle: à J-17 du premier tour
A 17 jours du premier tour de l'élection présidentielle, François Fillon se fait enfariner à Strasbourg, le patron du PS appelle à la "loyauté"...
Par Charlotte HILL
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A 17 jours du premier tour de l'élection présidentielle, François Fillon se fait enfariner à Strasbourg, le patron du PS appelle à la "loyauté" autour de Benoît Hamon, soutenu par des membres du gouvernement... ou pas.
- Blanchi...de farine
Il était habitué aux concerts de casseroles, il a découvert la farine à Strasbourg jeudi soir. A son arrivée à un meeting Les Républicains, François Fillon a été copieusement enfariné par un jeune homme, sous l'oeil de caméras. "Je suis la cible d'un acharnement impitoyable", a réagi le candidat de la droite à la présidentielle.
Mis en examen notamment pour détournement de fonds publics dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs de sa famille, François Fillon avait plus tôt dans la journée renouvelé ses accusations contre le président de la Répubique.
François Hollande a-t-il déclenché l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse? "Oui, bien sûr", a affirmé François Fillon sur France Inter.
Après ses accusations sur l'existence d'un "cabinet noir" à l'Elysée, l'ancien Premier ministre a assuré disposer de "toutes les indications" qui lui permettront de poursuivre en justice "tous ceux qui sont à l'origine" de la révélation de l'affaire. "J'ai les dates, les jours, les personnes qui ont communiqué les documents, etc.", a-t-il affirmé.
Accusations "mensongères et sans fondement", a réaffirmé l'Elysée, où des collaborateurs ont reçu des menaces de mort après les premières accusations de M. Fillon, via des "lettres anonymes".
- Loyal à Hamon... ou pas
Le ministre de l'Economie Michel Sapin a réaffirmé jeudi sa "loyauté" vis-a-vis de Benoît Hamon, le "candidat de (s)on parti" pour qui il votera "donc au premier tour".
Le ministre français de l'Economie Michel Sapin à Sao Paulo, au Brésil, le 1er avril 2017
AFP
Mais, a-t-il ajouté, "vous dire que je suis satisfait de sa campagne, que je suis satisfait de ses propositions, ce serait vous mentir", prenant ses distances par rapport à plusieurs propositions du candidat qui peine à se maintenir à 10% dans les sondages.
Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll s'est dit partagé entre sa "fidélité" au PS et le "risque" représenté selon lui par le Front national, qui pourrait le pousser à voter Macron au premier tour.
Quant au député PS de Paris et ex-ministre Daniel Vaillant, il a annoncé qu'il soutenait Emmanuel Macron, qui "offre le plus de garanties politiques" pour être présent au second tour.
- Pas de "panique démocratique"
Face aux ralliements qui se multiplient au PS en faveur d'Emmanuel Macron, le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis a lancé un appel à l'"unité" et à la "loyauté" derrière Benoît Hamon, qui a une "légitimité démocratique" du fait de la primaire.
"Socialistes, nous refusons la panique démocratique qui atteint de plein fouet notre pays", écrit le premier secrétaire dans ce texte intitulé "unité et loyauté", signé par une centaine de responsables du parti.
- Un anniversaire et des critiques
Emmanuel Macron, dont le mouvement En marche! fête son premier anniversaire, a reçu en cadeau des critiques d'élus Les Républicains, dont Éric Woerth en charge du projet de François Fillon, sur son programme économique.
A quelques heures de son intervention à "L’Émission politique" de France 2, les élus LR jugent son programme "ni crédible, ni efficace" et l'accusent d'entretenir "le flou" sur les "sujets clés" que sont les impôts, le modèle social, le régime des retraites ou encore l'assurance-chômage.
- Pas de toux avec Poutou
Le candidat trotskiste à l'élection française Philippe Poutou lors du débat télévisé à La Plaine-Saint-Denis, le 4 avril 2017
POOL/AFP/Archives
"Ce n'est pas un Poutou qui fera tousser Marine Le Pen": comme d'autres élus et proches du FN, le député Gilbert Collard a taclé le candidat du NPA Philippe Poutou, accusé d'avoir voulu créer "le buzz" en s'en prenant à Marine Le Pen sur les affaires lors du débat télévisé de mardi soir.
Sa sortie très remarquée, accusant la candidate de profiter de son immunité parlementaire alors que les travailleurs n'ont, eux, "pas d'immunité ouvrière", "c'est le prototype de la phrase inutile qui ne veut rien dire", a ironisé le député. "Pourquoi pas une immunité boulangère pour les boulangers?"
- Moi "mauvais président"?
Plus de deux Français sur trois (70%) estiment que François Hollande, qui quittera l'Elysée mi-mai au terme de son quinquennat, a été un "mauvais président", selon un sondage Odoxa pour France Info.
A l'inverse, 29% jugent qu'il a été un bon chef de l'Etat. Ils sont 43% chez l'ensemble des sympathisants de gauche et même 76% chez les seuls sympathisants du PS à saluer sa façon d'avoir présidé la France.
Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.
Ce mercredi, les Etats-Unis ont achevé une quatrième vague de bombardements visant les côtes iraniennes, alors que le régime islamique a de nouveau verrouillé le détroit d’Ormuz en promettant qu’il resterait fermé jusqu’à la fin des « agressions américaines ». Pour David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut Français d’Analyse Stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques, Washington mise désormais sur un effondrement du régime depuis l’intérieur.
Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.
Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.