Présidentielle: à J-19 du premier tour
A 19 jours du premier tour de l'élection présidentielle et à quelques heures d'un débat inédit entre les 11 candidats, Marine Le...

Présidentielle: à J-19 du premier tour

A 19 jours du premier tour de l'élection présidentielle et à quelques heures d'un débat inédit entre les 11 candidats, Marine Le...
Public Sénat

Par Mehdi BOUDARENE

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

A 19 jours du premier tour de l'élection présidentielle et à quelques heures d'un débat inédit entre les 11 candidats, Marine Le Pen dénonce "un état d'urgence de pacotille" et Gérard Larcher (LR) fait de la candidate FN "l'ennemi numéro 1".

- Les "minuscules" face aux "immenses"

Après un premier débat entre les cinq "grands" candidats sur TF1, la totalité des onze prétendants à la présidence vont s'affronter mardi soir sur les thèmes de l'emploi, la sécurité et le social.

"Les +petits+, les +minuscules+ qui vont venir troubler le jeu des +immenses+... Moi, je me mets à genoux tous les matins en les regardant, les immenses", a ironisé Jean Lassalle, alors que le précédent débat, réservé aux cinq "grands", avait suscité la polémique.

"Dans cette campagne, il y a le +in+ et le +off+, comme dans les festivals. On met dans la tête des électeurs qu'ils doivent départager entre cinq. Là, pour une fois, on sera sur un pied d'égalité", a estimé quant à elle Nathalie Arthaud.

- "Etat d'urgence de pacotille"

"La politique de lutte contre le terrorisme islamiste qui est menée en France est très largement insuffisante", a estimé Mme Le Pen sur Public Sénat et Sud Radio, au lendemain d'un attentat meurtrier, non encore revendiqué, dans le métro de Saint-Pétersbourg. "D'abord, parce que la première des choses à faire quand on est confronté au terrorisme international, c'est de maîtriser ses frontières, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui".

"Il faut fermer les mosquées radicales, il faut expulser les fichés S étrangers et tout cela évidemment n'est pas fait parce que on est dans un état d’urgence de pacotille", a affirmé la candidate du FN.

- "Ennemi numéro 1"

Interrogé sur Cnews, Gérard Larcher, président du Sénat et soutien de François Fillon, a désigné mardi Marine Le Pen comme l'"ennemi numéro 1" à battre lors de l'élection présidentielle, parce qu'"elle est contraire à tous les intérêts de la France".

Sur Twitter, Jean-Marie Le Pen a réagi aux propos de M. Larcher: "Le gros Larcher, voix des loges, cible Marine Le Pen mais la flèche est molle".

Au micro de RMC, Aurélie Filippetti, porte-parole de Benoît Hamon, a également ciblé la candidate frontiste ainsi que François Fillon.

"Notre ennemi à nous, c'est bien l’extrême droite et bien sûr la droite représentée par François Fillon", a-t-elle dit, les qualifiant de "seuls adversaires" de son camp, alors que Benoît Hamon avait surtout ciblé le candidat d'En marche, Emmanuel Macron, lors du premier débat télévisé.

- Macron et Le Pen au coude-à-coude

Emmanuel Macron et Marine Le Pen seraient au coude-à-coude au 1er tour de l'élection présidentielle avec 25% d'intentions de vote tandis que Jean-Luc Mélenchon (+3,5) à 15%, creuse l'écart à gauche avec Benoît Hamon (-2,5) à 10% et François Fillon reste stable à 17,5%, selon un sondage Ipsos Sopra Steria.

- Royale indécision

Ségolène Royal a déclaré sur France Inter qu'elle n'apporterait pas sa voix "facilement" et qu'elle attendait que le niveau du débat "monte d'un cran" avant de prendre position pour un candidat à la présidentielle.

"Le seul appel que je puisse lancer aux candidats, c'est vraiment que le débat monte d'un cran (...) Je ne veux pas donner ma voix facilement au moment où j'attends encore une exigence intellectuelle de la part des candidats qui sont en présence", a-t-elle estimé.

- La forêt "en Marche"

Jean-Yves Caullet, député (PS) de l'Yonne, avait déjà fait part de son soutien à Emmanuel Macron. L'élu, président de l'ONF (Office national des Forêts) a cette fois enfilé son costume de patron de la forêt publique pour réaffirmer son soutien au leader d'En Marche, estimant que "la politique à mener pour la forêt et la filière bois de notre pays s'inscrit tout naturellement dans la stratégie du projet pour la France porté par Emmanuel Macron".

Partager cet article

Dans la même thématique

Screenshot
5min

Politique

Au Cirque d’Hiver, Pierre-Yves Bournazel s’offre Edouard Philippe et Gabriel Attal pour relancer sa campagne

À un peu plus d’un mois du premier tour des municipales parisiennes, Pierre-Yves Bournazel a sorti l’artillerie lourde. En réunissant Édouard Philippe et Gabriel Attal sur la même scène du Cirque d’Hiver, le candidat centriste tente de redonner de l’élan à une campagne en difficulté, marquée par des sondages poussifs, un déficit de notoriété et le récent départ de son directeur de campagne. Reportage – Paris XIe

Le

Présidentielle: à J-19 du premier tour
8min

Politique

OnlyFans, Mym : dans un climat parfois tendu, le Sénat vote un texte contre l’exploitation sexuelle en ligne

Le Sénat a adopté une proposition de loi de la sénatrice LR Marie Mercier, qui vise à lutter contre les « proxénètes 2.0 », qui sévissent sur les plateformes proposant des services sexuels personnalisés. Le texte a été largement modifié, avec la création d’« une nouvelle infraction inspirée de la traite des êtres humains ». Mais cette définition sera inefficace, selon la sénatrice PS Laurence Rossignol, dont les échanges avec la rapporteure Lauriane Josende ont été particulièrement tendus.

Le

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le