Présidentielle: à J-52 du premier tour
À 52 jours du premier tour de l'élection présidentielle, le candidat de la droite François Fillon est lâché entre autres par les juppéistes...

Présidentielle: à J-52 du premier tour

À 52 jours du premier tour de l'élection présidentielle, le candidat de la droite François Fillon est lâché entre autres par les juppéistes...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

À 52 jours du premier tour de l'élection présidentielle, le candidat de la droite François Fillon est lâché entre autres par les juppéistes tandis que celui d'En Marche!, Emmanuel Macron, a dévoilé son programme.

- FILLON, LE JOUR D’APRÈS

Au lendemain d'une journée rocambolesque marquée par l'annonce de sa convocation judiciaire, François Fillon espérait reprendre la campagne par un déplacement à Nîmes.

Mais il a été vite rattrapé par la multiplication des défections, notamment des proches d'Alain Juppé.

Les députés Benoist Apparu, Edouard Philippe et Christophe Béchu se sont ainsi retirés de la campagne qui prend une "tournure incompatible" avec leur "façon d'envisager l'engagement politique".

Peu après, Gilles Boyer, ex-directeur de campagne d'Alain Juppé et jusqu'alors trésorier de la campagne de François Fillon, a annoncé sa démission.

Georges Fenech le 14 février 2017 à l'Assemblée nationale à Paris
Georges Fenech le 14 février 2017 à l'Assemblée nationale à Paris
AFP/Archives

Le sarkozyste Georges Fenech, premier à avoir réclamé le retrait de François Fillon après les révélations sur des emplois fictifs, a appelé les élus à parrainer le maire de Bordeaux, "seul à pouvoir reprendre le flambeau".

"La base, elle, tient (...) Les élus? On fera sans eux!" a répliqué François Fillon avant sa réunion publique en fin de journée.

- LE PROGRAMME DU JOUR

Fin des régimes spéciaux de retraite, "grande loi" de moralisation de la vie publique, réforme de l'indemnisation chômage... Emmanuel Macron, accusé d'être trop vague dans ses propositions, a abattu ses cartes avec un programme d'inspiration social-libérale, bâti entre "liberté" et "protection".

Les mainns d'Emmanuel Macron durant la présentation de son programme, le 2 mars à Paris
Les mainns d'Emmanuel Macron durant la présentation de son programme, le 2 mars à Paris
AFP

S'il est élu, l'ancien ministre a promis de s'engager dans six chantiers: réforme de l’école, "société du travail", modernisation de l’économie, sécurité, stratégie internationale et moralisation de la vie publique.

Le programme reprend des mesures déjà annoncées depuis le début de sa campagne en octobre: réforme de l'assurance-chômage, de la formation continue, du droit du travail, exonération de la taxe d'habitation pour 80% des ménages...

À gauche, Arnaud Montebourg a dénoncé "la poursuite de la politique de François Hollande en plus dur". Marine Le Pen a qualifié ce programme de "menace majeure pour l'avenir de la France".

- L'AVERTISSEMENT DU JOUR

Le commissaire européen à l'Agriculture, Phil Hogan, a solennellement mis en garde jeudi à Paris les agriculteurs français contre toute tentation de voter Le Pen à la présidentielle, en estimant que la proposition de la candidate FN de "franciser" les aides à l'agriculture n'était pas crédible.

Même avis de Benoît Hamon qui a jugé jeudi au même Salon la proposition de Marine Le Pen sur la PAC "totalement irresponsable".

- L'APPEL DU JOUR

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) a appelé les électeurs déçus par François Fillon à le rejoindre et à lui donner son bulletin de vote afin de "battre M. Macron".

- LE RETOUR DU JOUR

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin estime qu'en maintenant sa candidature, François Fillon "emporte son camp dans une course vers l'abîme".

- LE CHIFFRE DU JOUR

Le Parti socialiste a accepté dans l'accord passé avec Europe Ecologie-Les Verts de rembourser environ 200.000 euros, en compensation des frais de campagne engagés pour Yannick Jadot.

- UN JOUR, UNE GARE

Un train de la présidentielle entamera dimanche un tour de France jusqu'au 13 avril pour présenter dans 31 villes étapes l'histoire de l'élection présidentielle sous la Ve République à travers le couple politique et médias.

- LE SONDAGE DU JOUR

Seul un Français sur quatre (25%) souhaite que François Fillon maintienne sa candidature, soit une nette baisse par rapport à début février (-10 points), selon un sondage Harris Interactive pour RMC et le site Atlantico réalisé après sa déclaration et publié jeudi.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle: à J-52 du premier tour
2min

Politique

HEC Débats – Public Sénat : l'entretien avec Jean-Luc Mélenchon

Candidat pour la quatrième fois à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon est l'invité d'HEC Débats ce lundi 5 octobre, en partenariat avec Public Sénat. Programme économique, jeunesse, mobilisation lycéenne, présidentielle 2027 : une rencontre animée par les étudiants, à suivre en direct sur publicsenat.fr et sur YouTube.

Le

PARIS: MEDEF, La REF Numerique 2024
8min

Politique

[Info Public Sénat] Christine Lavarde rapporteure générale du budget, vice-présidences et questeurs : les postes clefs du Sénat dévoilés

La sénatrice LR des Hauts-de-Seine, Christine Lavarde, remporte le scrutin interne au groupe LR pour le poste de rapporteur du budget. Le premier vice-président LR désigné est Roger Karoutchi, qui a déjà occupé le poste. Laurence Garnier, une proche de Bruno Retailleau, remporte l’autre vice-présidence LR. Côté PS, c’est Thierry Cozic qui sera le nouveau président de la commission des finances.

Le

FRANCE – BLOCUS DES LYCEES PARISIENS
7min

Politique

Nouvelle loi « casseurs-payeurs » : un effet d'annonce ou un nouveau régime juridique de responsabilité civile ?

En réponse aux violences et dégradations commises en marge du blocus lycéen, le gouvernement a décidé d'accélérer le calendrier d'examen au Sénat d'un texte visant à décliner le principe « tu casses, tu payes ». Un principe qui s'appliquerait même aux participants à une manifestation qui n'auraient pas commis eux-mêmes les dégradations. Un avis récent du Conseil d'État a encadré juridiquement le projet de loi afin d'éviter une censure du Conseil constitutionnel.

Le

Présidentielle: à J-52 du premier tour
2min

Politique

Blocage des lycées : « La réponse à la mobilisation lycéenne ne peut pas être uniquement la répression », martèle Éric Coquerel

Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », Éric Coquerel, député La France insoumise et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, est revenu sur la mobilisation des lycéens et les blocages qui se poursuivent. Il appelle le gouvernement à privilégier le dialogue plutôt que la répression.

Le