À 52 jours du premier tour de l'élection présidentielle, le candidat de la droite François Fillon est lâché entre autres par les juppéistes tandis que celui d'En Marche!, Emmanuel Macron, a dévoilé son programme.
- FILLON, LE JOUR D’APRÈS
Au lendemain d'une journée rocambolesque marquée par l'annonce de sa convocation judiciaire, François Fillon espérait reprendre la campagne par un déplacement à Nîmes.
Mais il a été vite rattrapé par la multiplication des défections, notamment des proches d'Alain Juppé.
Les députés Benoist Apparu, Edouard Philippe et Christophe Béchu se sont ainsi retirés de la campagne qui prend une "tournure incompatible" avec leur "façon d'envisager l'engagement politique".
Peu après, Gilles Boyer, ex-directeur de campagne d'Alain Juppé et jusqu'alors trésorier de la campagne de François Fillon, a annoncé sa démission.
Georges Fenech le 14 février 2017 à l'Assemblée nationale à Paris
AFP/Archives
Le sarkozyste Georges Fenech, premier à avoir réclamé le retrait de François Fillon après les révélations sur des emplois fictifs, a appelé les élus à parrainer le maire de Bordeaux, "seul à pouvoir reprendre le flambeau".
"La base, elle, tient (...) Les élus? On fera sans eux!" a répliqué François Fillon avant sa réunion publique en fin de journée.
- LE PROGRAMME DU JOUR
Fin des régimes spéciaux de retraite, "grande loi" de moralisation de la vie publique, réforme de l'indemnisation chômage... Emmanuel Macron, accusé d'être trop vague dans ses propositions, a abattu ses cartes avec un programme d'inspiration social-libérale, bâti entre "liberté" et "protection".
Les mainns d'Emmanuel Macron durant la présentation de son programme, le 2 mars à Paris
AFP
S'il est élu, l'ancien ministre a promis de s'engager dans six chantiers: réforme de l’école, "société du travail", modernisation de l’économie, sécurité, stratégie internationale et moralisation de la vie publique.
Le programme reprend des mesures déjà annoncées depuis le début de sa campagne en octobre: réforme de l'assurance-chômage, de la formation continue, du droit du travail, exonération de la taxe d'habitation pour 80% des ménages...
À gauche, Arnaud Montebourg a dénoncé "la poursuite de la politique de François Hollande en plus dur". Marine Le Pen a qualifié ce programme de "menace majeure pour l'avenir de la France".
- L'AVERTISSEMENT DU JOUR
Le commissaire européen à l'Agriculture, Phil Hogan, a solennellement mis en garde jeudi à Paris les agriculteurs français contre toute tentation de voter Le Pen à la présidentielle, en estimant que la proposition de la candidate FN de "franciser" les aides à l'agriculture n'était pas crédible.
Même avis de Benoît Hamon qui a jugé jeudi au même Salon la proposition de Marine Le Pen sur la PAC "totalement irresponsable".
- L'APPEL DU JOUR
Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) a appelé les électeurs déçus par François Fillon à le rejoindre et à lui donner son bulletin de vote afin de "battre M. Macron".
- LE RETOUR DU JOUR
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin estime qu'en maintenant sa candidature, François Fillon "emporte son camp dans une course vers l'abîme".
- LE CHIFFRE DU JOUR
Le Parti socialiste a accepté dans l'accord passé avec Europe Ecologie-Les Verts de rembourser environ 200.000 euros, en compensation des frais de campagne engagés pour Yannick Jadot.
- UN JOUR, UNE GARE
Un train de la présidentielle entamera dimanche un tour de France jusqu'au 13 avril pour présenter dans 31 villes étapes l'histoire de l'élection présidentielle sous la Ve République à travers le couple politique et médias.
- LE SONDAGE DU JOUR
Seul un Français sur quatre (25%) souhaite que François Fillon maintienne sa candidature, soit une nette baisse par rapport à début février (-10 points), selon un sondage Harris Interactive pour RMC et le site Atlantico réalisé après sa déclaration et publié jeudi.
En septembre 2026, les élections renouvèlent la moitié des sénateurs, dont six sont des élus représentant les Français inscrits à l’étranger. Ces sénateurs sont élus par un collège électoral à part, composé de 533 membres eux-mêmes élus au terme d’un processus complexe, actuellement en cours. Explications.
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Le projet de loi sur la protection de l’enfance présenté mercredi en Conseil des ministres vise notamment à apporter une réponse aux récentes affaires d’agressions sexuelles dans le périscolaire parisien. Le ministre de l’Éducation a annoncé la création d’une « liste noire » pour les personnels ayant des comportements problématiques sur des enfants, même s’ils n’ont pas été encore condamnés. Mais quelle forme légale peut prendre cette liste ?