A J-6 du premier tour, Emmanuel Macron s'est livré à une opération transparence sur son train de vie avant une démonstration de force à Bercy, tandis que Jean-Luc Mélenchon a poursuivi sa campagne sur une péniche et que Christian Estrosi a essuyé des sifflets dans son fief niçois lors d'un meeting de François Fillon.
Macron et la "transparence"
Le candidat du mouvement En Marche! à la présidentielle, lors d'un meeting de campagne le 17 avril 2017 à Paris
AFP
Le candidat d'En Marche s'est livré à une opération "transparence" sur RMC et BFMTV, pour couper court à de "fausses informations" qui, a-t-il dit, pourraient sortir cette semaine. "Entre 2009 et 2014" - année de son entrée au gouvernement comme ministre de l'Economie - "j'ai gagné un peu plus de trois millions d'euros, j'ai payé 1,4 million d'impôts (...) Il est resté 1,9 million sur ces six années", a-t-il affirmé, ajoutant que sur cette somme, il avait remboursé des emprunts à hauteur de 500.000 euros, fait pour 100.000 euros de travaux à Paris et pour 300.000 euros de travaux dans la maison de famille de sa femme au Touquet. M. Macron a précisé avoir amassé "à la fin de cette période 270.000 euros d'épargne", et donc "consommé pendant ces années environ 700.000 euros de vie courante".
Boudjellal, soutien ovale de Macron
Emmanuel Macron lors d'un meeting à Paris, le 17 avril 2017
AFP
Chauffeur de salle inattendu à Bercy pour Emmanuel Macron: Mourad Boudjellal. L'homme d'affaires varois, fils d'un immigré algérien, a fait fortune dans la bande dessinée avant de s'offrir en 2006 le Rugby club toulonnais qu'il a remis sur le devant de la scène française et européenne. Avec une constante: son opposition viscérale au Front national, qui a dirigé la ville de 1995 à 2001. "Nous avons une opportunité formidable à saisir pour le renouveau en France", a-t-il lancé depuis la scène, donnant --déjà-- du "M. le président" à Emmanuel Macron devant près de 20.000 supporteurs.
Estrosi sifflé... à Nice
Le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Christian Estrosi lors d'un meeting de campagne du candidat du parti Les Républicains à la présidentielle François Fillon, à Nice, le 17 avril 2017
AFP
Le président de la région Paca a été sifflé lors de son discours prononcé avant celui de François Fillon à Nice. M. Estrosi avait déjà essuyé des sifflets lors d'une réunion publique à Toulon, brocardé pour avoir récemment reçu Emmanuel Macron. "Dans cette campagne je n'ai pas fait partie des petits courtisans, j'ai conservé ma liberté de parole", a-t-il dit à la tribune.
Mélenchon sur sa "péniche insoumise"
Le candidat du mouvement La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, prononce un discours sur une péniche à Paris, le 17 avril 2017
POOL/AFP
Le leader de la France insoumise a vogué à bord de la péniche éponyme, de Bobigny à la Bibliothèque François-Mitterrand à Paris. "C'est cette semaine que tout va se jouer", a-t-il dit avant d'avertir ses foules que "peut-être il nous manquera une poignée de voix". Le député européen se produira en meeting mardi à Dijon, répliqué par hologramme dans six autres villes.
Hamon et les pronostics
Le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, lors d'une réunion publique à Captieux, le 16 avril 2017
AFP
Distancé dans les sondages, le candidat du PS a expliqué sur Europe 1 ne pas croire "à un second tour droite/extrême droite". Mais il n'en met pas moins en garde, dans les colonnes de Ouest-France, contre "l'arrivée du Front national au pouvoir" si persistent les politiques libérales "qui nous ont conduits à l'échec", et dont Emmanuel Macron serait selon lui le "meilleur héritier".
Macron et Le Pen toujours en tête (sondage)
Emmanuel Macron, crédité de 24% (+0,5 point depuis le 13 avril) des intentions de vote, arriverait en tête au premier tour avec un point d'avance sur Marine Le Pen (23%, + 0,5), devant François Fillon (19,5%, -0,5)et Jean-Luc Mélenchon (18%, -0,5), selon un sondage Elabe pour BFM-TV et l'Express.
Montage photo créé le 14 avril 2017 de François Fillon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon
AFP/Archives
Loin derrière, le socialiste Benoît Hamon cède 1 point à 8% (-1), devant le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (4%, +1) et le trotskiste Philippe Poutou (2%). Le centriste Jean Lassalle, la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud et François Asselineau obtiennent 0,5% chacun tandis que Jacques Cheminade n'atteint pas ce seuil. 7% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intention de vote au premier tour.
Au second tour, Emmanuel Macron l'emporterait avec 62% des voix, face à Marine Le Pen à 38%.
Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.
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