Présidentielle: Alliot-Marie annonce sa candidature
Michèle Alliot-Marie, ancien ministre (LR), a annoncé sa candidature à la présidence de la République jeudi sur 20minutes.fr,...

Présidentielle: Alliot-Marie annonce sa candidature

Michèle Alliot-Marie, ancien ministre (LR), a annoncé sa candidature à la présidence de la République jeudi sur 20minutes.fr,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Michèle Alliot-Marie, ancien ministre (LR), a annoncé sa candidature à la présidence de la République jeudi sur 20minutes.fr, assurant avoir déjà obtenu "environ la moitié des promesses des 500 parrainages requis" pour pouvoir se présenter.

"Je suis candidate à la présidence de la République. Je propose une vision pour renouer avec un esprit de conquête pour la France et pour chacun des Français", assure la députée européenne.

Gaulliste revendiquée, ex-présidente du RPR de 1999 à 2002, MAM n'a pas voulu participer à la primaire de la droite, parce que "ce n'est pas dans l'esprit de nos institutions. Le candidat issu d’un parti ne peut incarner l’unité nationale", a-t-elle ajouté.

Cette primaire de la droite a été "un succès quantitatif", mais "je regrette que cela ait davantage porté sur des personnes que sur des projets pour changer la vie quotidienne des Français. Le petit bout de la lorgnette, avec un chiffre par ci, un chiffre par là, ne fait pas une politique. Il faut une vision à long terme, un projet cohérent et à la hauteur des enjeux", affirme-t-elle.

"Je suis d'accord avec François Fillon", grand vainqueur de cette primaire, "sur les domaines régaliens inspirés du gaullisme. Je suis cependant surprise par ses choix libéraux, que certains qualifient d’ultralibéraux. On ne peut marginaliser le rôle de l’Etat au nom d’une théorie libérale", estime-telle.

"Je suis pour la liberté des entreprises pour faire face à la concurrence étrangère, mais je pense que dans le monde actuel, l’Etat a toujours un rôle à jouer (...). Beaucoup font l'impasse sur le rôle essentiel de l’Etat stratège", regrette l'ancienne ministre.

Selon elle, "un Etat doit rassurer les Français pour leur permettre d’être plus libres et pour que chacun réussisse. Je pense aussi que toutes les questions fondamentales de société doivent faire l’objet d’un référendum. On peut imaginer deux référendums par an, formulés simplement".

"Je n'ai jamais nui à ma famille politique et je ne le ferai jamais", affirme-t-elle également, tout en regrettant que "depuis 2002, toutes les sensibilités de droite se (soient) rangées derrière un seul homme, dans un seul langage trop souvent à l’eau tiède. Certains électeurs ont quitté la droite républicaine pour cela et sont allés au Front national", regrette-t-elle également.

Pour elle, le gaullisme est "une façon de ne pas baisser les bras", et estime que ce qui la sépare d'Henri Guaino, autre gaulliste candidat à la présidence de la République, "c'est l'Europe". "Le plus naturel pour nous est l’Europe, même si elle ne fonctionne pas de manière idéale. Mais il ne serait ni responsable, ni réaliste de sortir de l’Europe ou de l'euro".

Ancienne députée des Pyrénées-Atlantiques, Mme Alliot-Marie a été plusieurs fois ministre, sous la présidence de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy. Elle a occupé successivement et sans interruption tous les portefeuilles ministériels régaliens (Défense, Intérieur, Justice, Affaires étrangères), de 2002 à 2011.

Elle s'était mise le 22 novembre "en réserve" du parti Les Républicains, laissant ainsi présager une candidature à l'Elysée.

La candidate a posté sur son compte twitter une courte vidéo intitulée "ensemble, nous allons retrouver l'esprit de conquête".

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle: Alliot-Marie annonce sa candidature
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Présidentielle: Alliot-Marie annonce sa candidature
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le