Se lancer une dernière fois dans la course à l'Elysée ou renoncer à toute ambition présidentielle? François Bayrou va dévoiler mercredi après...
Présidentielle: Bayrou va mettre fin au suspense
Se lancer une dernière fois dans la course à l'Elysée ou renoncer à toute ambition présidentielle? François Bayrou va dévoiler mercredi après...
Par Frédéric DUMOULIN
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Se lancer une dernière fois dans la course à l'Elysée ou renoncer à toute ambition présidentielle? François Bayrou va dévoiler mercredi après-midi un choix mûrement réfléchi. Et peut-être apporter son soutien à Emmanuel Macron, comme le parient certains intimes.
Se présenter, soutenir M. Macron ou rester au-dessus de la mêlée, sans exprimer de choix à ce stade: le président du MoDem fera à 16H30, au siège de son parti à Paris, une allocution d'une demi-heure suivie de questions/réponses avec la presse.
Un cadre qui tranche nettement avec celui des présidentielles de 2002 et 2007, où il avait présenté sa candidature depuis son Béarn natal, et qui rappelle plutôt sa déclaration de l'entre-deux-tours de 2012, quand il avait annoncé qu'il voterait François Hollande face à Nicolas Sarkozy.
Son choix est un secret jalousement gardé: l'intéressé refuse de donner de réelles indications et plusieurs proches jurent qu'ils ne sont pas dans la confidence. "Seule Marielle de Sarnez", proche parmi les proches, "sait exactement ce qu'il va dire", affirme un élu MoDem.
Une chose est sûre: sa décision, à laquelle il a beaucoup réfléchi depuis décembre, est arrêtée depuis la semaine dernière.
Bien entendu, celui qui a toujours rêvé d'être président de la République -François Mitterrand lui avait d'ailleurs prédit un destin élyséen- et s'est déjà lancé à trois reprises, avec des fortunes diverses (6,8% en 2002, 18,6% en 2007 et 9,1% en 2012), se verrait bien mener une nouvelle campagne présidentielle.
François Bayrou et François Fillon le 16 septembre 2016 à Paris
AFP/Archives
Dès décembre, François Bayrou, qui garde l'espoir de faire revivre "un centre digne de ce nom", se disait que le programme "ultralibéral" et "droitier" de François Fillon lui ouvrait un vrai espace, après la défaite d'Alain Juppé à qui il avait apporté son soutien.
Les déboires judiciaires du vainqueur de la primaire l'ont renforcé dans l'idée qu'il ne pourrait jamais s'allier avec lui.
Quant aux récents faux pas d'Emmanuel Macron, ils l'ont aussi poussé à s'interroger sur la solidité du candidat d'En Marche!
- Tandem Macron-Bayrou contre Fillon ? -
"S'il ne tenait qu'à moi, bien sûr, j'irais, à la seconde. Mais le danger que représente Marine Le Pen, qui peut réellement gagner cette élection, me pose un cas de conscience", confiait-il récemment en petit comité.
Alain Juppé et François Bayrou le 3 mars 2016 à Paris
AFP/Archives
M. Bayrou, qui fêtera ses 66 ans en mai, se dit aussi qu'il aura du mal à faire rimer quatrième candidature avec renouveau et qu'il pourrait faire les frais du climat "dégagiste" ambiant, qui a déjà balayé Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande et Manuel Valls.
Plus prosaïquement, bon nombre de ses troupes sont déjà passées dans le camp Macron. "S'il y va, ce serait absurde car tout ce dont il avait rêvé et justifiait sa candidature en 2007 et 2012, aujourd'hui, Emmanuel Macron est en position de le réaliser", affirme un de ces centristes convertis à En Marche!
Ces derniers temps, M. Bayrou a nettement adouci son discours sur Emmanuel Macron, qu'il dépeignait en septembre comme "le candidat des forces de l'argent". Après un dîner en juillet, les deux hommes se sont vus en milieu de semaine dernière.
François Bayrou le 25 septembre 2016 à Guidel
AFP/Archives
M. Bayrou est ressorti de l'entretien en se disant qu'il pourrait apporter, sous conditions, son soutien au trentenaire - en obtenant notamment des engagements sur la moralisation de la vie publique - et former un tandem redoutable face à François Fillon.
Alors que beaucoup s'interrogent sur la jeunesse d'Emmanuel Macron et son passé de banquier chez Rothschild, "Bayrou peut lui apporter son expérience et sa caution d'honnête homme", note un proche.
Dans son récent livre "Résolution française", qui rappelle, à la lettre près, le "Révolution" de M. Macron, le maire de Pau tient un discours qui fait écho au credo transpartisan de l'ex-ministre de l’Économie: "Gauche et droite sont des ensembles sinon vides, du moins largement épuisés", dit-il en plaidant pour l'avènement d'"un homme libéré de la dépendance des appareils".
"J'espère que François Bayrou prendra la bonne position et qu'il dira qu'il va soutenir Emmanuel Macron", l'a exhorté mardi le maire PS de Lyon, Gérard Collomb, proche du candidat.
Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».
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