Présidentielle: Fillon non remboursé de l’argent issu de la primaire de la droite
François Fillon ne percevra que 2,07 millions d'euros de remboursement de frais de campagne présidentielle sur 13,79 millions de...

Présidentielle: Fillon non remboursé de l’argent issu de la primaire de la droite

François Fillon ne percevra que 2,07 millions d'euros de remboursement de frais de campagne présidentielle sur 13,79 millions de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

François Fillon ne percevra que 2,07 millions d'euros de remboursement de frais de campagne présidentielle sur 13,79 millions de dépenses déclarés, car 10 millions d'euros versés par la Haute autorité de la primaire n'ont pas vocation à être remboursés, selon plusieurs sources du dossier.

Selon la décision, publiée mardi au Journal officiel, de la commission des comptes de campagne, M. Fillon doit recevoir 2.067.625 euros de la part de l'Etat, dont 153.000 ont déjà été versés, pour un total de dépenses électorales retenu de 13,794 millions d'euros.

Or le détail des comptes de campagne laisse apparaître une recette de 10 millions d'euros comme "versement définitifs des partis politiques", en l'espèce la Haute autorité chargée d'organiser la primaire de la droite, largement remportée en novembre 2016 par François Fillon.

"Il n'y a aucun rebondissement, c'est prévu comme cela depuis trois ans", a déclaré à l'AFP Vincent Chriqui, ancien directeur de campagne de M. Fillon.

"Il était prévu dès l'origine que les recettes issues de la primaire financeraient la campagne du candidat". "Conformément à la charte de la primaire, il était prévu que cet argent ne soit pas versé au parti politique mais directement à la campagne" du candidat, a poursuivi M. Chriqui.

Contrairement au PS, qui a lui aussi organisé une primaire, à droite "le choix qui avait été fait à l'époque, c'était celui de l'autonomie financière de la Haute autorité". "Tout le monde trouvait la formule parfaitement normale et légitime à l'époque", a expliqué son ex-présidente, Anne Levade.

La charte de la primaire avait été élaborée avec des représentants de tous les candidats.

"Nous avons été transparents, rigoureux et honnêtes. Qu'on nous le reproche aujourd'hui, c'est un comble", explique de son côté le trésorier de LR, Daniel Fasquelle.

"Les choses ont été dites clairement depuis le départ, écrites, votées. On a appliqué ce qu'on a dit, c'est à dire que l'argent de la primaire a été versé au compte du candidat. C'est un don non-remboursable". "La primaire n'a jamais été organisée pour renflouer ni Les Républicains ni quelque parti que ce soit", a insisté le député du Pas-de-Calais.

Avec le succès financier de la primaire, le parti, qui avait initialement prévu un don au candidat, a finalement fait un prêt d'environ 2 millions d'euros à François Fillon, qui va les rembourser à LR, a par ailleurs indiqué M. Fasquelle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle: Fillon non remboursé de l’argent issu de la primaire de la droite
2min

Politique

Loi d’urgence agricole et débat sur les pesticides : « Il faut se ranger derrière les autorisations européennes », estime le Sénateur Franck Menonville

Co-auteur d’un texte sur la réintroduction de certains pesticides, le sénateur centriste Franck Menonville demande au gouvernement de reprendre ses dispositions dans le projet de loi d’urgence agricole qui sera présenté dans quelques semaines. Auprès de Public Sénat, l’élu rappelle que les substances concernées sont autorisées par la législation européenne.

Le

Présidentielle: Fillon non remboursé de l’argent issu de la primaire de la droite
3min

Politique

Salon de l’agriculture : « Nous avons besoin de retrouver notre souveraineté agroalimentaire qui faisait la force de notre pays » plaide Sophie Primas

Au lendemain de la visite du Premier ministre au Salon de l’agriculture, la sénatrice LR Sophie Primas appelle à replacer la production au cœur des priorités. Face à la colère persistante du monde agricole, elle plaide pour des mesures concrètes en faveur de la compétitivité, de la souveraineté alimentaire et d’une concurrence européenne plus équitable.

Le