Présidentielle: Fillon veut « pourrir » la campagne, accuse Cambadélis (PS)
François Fillon tente de "pourrir" l'élection présidentielle en accréditant la thèse d'un "cabinet noir" à l'Élysée complotant...

Présidentielle: Fillon veut « pourrir » la campagne, accuse Cambadélis (PS)

François Fillon tente de "pourrir" l'élection présidentielle en accréditant la thèse d'un "cabinet noir" à l'Élysée complotant...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

François Fillon tente de "pourrir" l'élection présidentielle en accréditant la thèse d'un "cabinet noir" à l'Élysée complotant contre le candidat de droite, a affirmé lundi le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis.

"En concentrant ses attaques contre le président de la République, en indiquant qu'il y aurait un cabinet noir qui ferait des complots contre les dirigeants politiques, il veut pourrir la campagne présidentielle", déclare le premier secrétaire du PS dans un éditorial vidéo.

"Il pense qu'il peut se sauver en appelant à un réflexe de la droite contre la gauche. En fin de compte, il affaiblit la République et permet tout simplement au Front national d'en faire son miel", accuse M. Cambadélis.

Alors que le candidat socialiste Benoît Hamon est à la peine dans les sondages, le patron du PS estime qu'il "est temps" de "faire mouvement" avec l'ancien ministre de l’Éducation.

"Nous sommes dans ce moment où la situation est un peu confuse, où on ne voit pas totalement où sont les solutions", reconnaît M. Cambadélis, en allusion aux déchirements socialistes entre les candidatures Macron et Hamon.

"Pourtant, Benoît Hamon indique, au-delà de sa probité, les grandes clés de cette élection présidentielle, les transitions que nous devons affronter et le rassemblement de l'ensemble des gauches et des écologistes qui sont nécessaires", juge-t-il.

"Il est temps de faire mouvement avec le parti socialiste pour permettre à cette candidature d'être l'espoir de la France et de la République", conclut le chef de parti.

Benoît Hamon a lancé dimanche soir un appel sur France 2 aux électeurs de gauche à ne pas "voter par défaut" et dénoncé les "coups de couteau dans le dos" plantés par des "caciques qui veulent rester au pouvoir" et avec qui "il n'aurait pas gouverné".

Il a fait allusion à un "ralliement de Manuel Valls à la candidature d'Emmanuel Macron" qui pourrait avoir lieu selon lui cette semaine.

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le