Présidentielle : Gérard Larcher demande à Emmanuel Macron « de bien réfléchir à la manière dont il va être candidat »
A quelques minutes d’une intervention d’Emmanuel Macron sur la guerre en Ukraine, le président du Sénat Gérard Larcher s’inquiète de la bonne tenue de la campagne présidentielle. « Si nous escamotons ce débat, pour celui ou celle qui sera élu, il y aura un problème de légitimité », alerte-t-il.

Présidentielle : Gérard Larcher demande à Emmanuel Macron « de bien réfléchir à la manière dont il va être candidat »

A quelques minutes d’une intervention d’Emmanuel Macron sur la guerre en Ukraine, le président du Sénat Gérard Larcher s’inquiète de la bonne tenue de la campagne présidentielle. « Si nous escamotons ce débat, pour celui ou celle qui sera élu, il y aura un problème de légitimité », alerte-t-il.
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« Qu’il informe les Françaises et les Français en sa responsabilité de chef de l’Etat, ça me paraît normal et naturel ». Depuis le plateau du Salon de l’Agriculture, le président du Sénat, Gérard Larcher était invité à réagir à l’annonce de l’allocution d’Emmanuel Macron prévu ce mercredi à 20H.

Si le chef de l’Etat n’a pas prévu d’annoncer sa candidature aujourd’hui, Gérard Larcher rappelle que nous « sommes 39 jours du premier tour, « un moment clé de la Ve République qui ne peut pas être escamoté ».

Si pour le président de la Haute assemblée, Emmanuel Macron doit pleinement exercer « ses missions de chef de l’État et de président de l’Union européenne en exercice […], en même temps nous avons besoin d’un débat démocratique. On ne peut pas élire un Président ou une Présidente sans un débat sur un bilan, sur un projet. On ne peut pas élire un Président ou une Présidente par défaut démocratique », insiste-t-il.

Sur le plateau de Public Sénat, Gérard Larcher « demande au président de la République à bien réfléchir à la manière dont il va être candidat ». « Si nous escamotons ce débat, pour celui ou celle qui sera élu, il y aura un problème de légitimité. Et nous sommes dans une démocratie fragile ».

Appeler à « l’unité » de la Nation face à la menace russe tout en voulant faire « vivre la démocratie », pourrait s’apparenter à un vœu pieu au moment où l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin annonce son soutien à Emmanuel Macron. « Jean-Pierre Raffarin fait le choix qui est le sien. Moi, je considère que je peux être dans l’unité nécessaire du pays comme président du Sénat et en appelant au débat démocratique. Après, les Françaises et les Français choisiront […] Une démocratie, c’est un choix, ce n’est pas un non-choix ».

Enfin, Gérard Larcher est confiant à quelques jours du débat qui opposera la candidate LR, Valérie Pécresse au candidat de la Reconquête, Éric Zemmour. « Chacun sait qu’il (Éric Zemmour) a considéré jusqu’à une date récente que Poutine était l’agressé et l’Ukraine l’agresseur. Il me semble que tout est dit. Les Françaises et les Français qui ont besoin de se retrouver autour des valeurs feront un choix extrêmement clair ».

 

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