Présidentielle: Guy Bedos « dézingue » tous les candidats sauf Macron
Guy Bedos, à 82 ans, reste "très sérieusement engagé en politique" et le démontre en "dézinguant" tous les candidats à la...

Présidentielle: Guy Bedos « dézingue » tous les candidats sauf Macron

Guy Bedos, à 82 ans, reste "très sérieusement engagé en politique" et le démontre en "dézinguant" tous les candidats à la...
Public Sénat

Par Laurence THOMANN

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Guy Bedos, à 82 ans, reste "très sérieusement engagé en politique" et le démontre en "dézinguant" tous les candidats à la présidentielle, à l'exception d'Emmanuel Macron pour lequel il envisage de voter afin de faire barrage au Front national.

Dans son dernier livre, "A l'heure où noircit la campagne", paru chez Fayard le 20 mars, il affirme les choses telles qu'il les pense. "Mes coups de coeur comme mes coups de boule", déclare à l'AFP le chansonnier à la chevelure toute blanche. "J'essaie de l'exprimer avec humour et ironie".

"Je dézingue à peu près tous les mouvements politiques de la gauche à la droite" dans le livre "mais évidemment, l'ennemi N°1 c'est l'extrême droite".

Depuis ses adieux au music-hall en 2013 à l'Olympia, l'humoriste admet s'être senti "un peu orphelin de sa revue de presse" qu'il livrait sur scène. "J'ai décidé de la faire à l'écrit" avec ce recueil dont le titre fait écho au poème de Victor Hugo, "Demain, dès l'aube".

Sa plume assassine sur le monde politique épargne son "amie" Christiane Taubira, avec laquelle il a "dîné la veille de sa démission" en janvier 2016. "Tendance à penser (...) que je n'y suis pas totalement étranger...", écrit-il dans son livre.

- "Hollande nous a tous cocufiés" -

"Nous sommes tous et toutes des Valérie Trierweiler", écrit-il. Le président "Hollande nous a tous cocufiés. C'est un mauvais vaudeville", estime le comique de gauche qui rit jaune.

Il n'est guère plus indulgent pour Jean-Luc Mélenchon. "Il a un talent fou... en tant qu'acteur. En tout cas, il est plus spectaculaire que Benoît Hamon qui manque cruellement de carrure. Si c'était un film je ne lui donnerais pas le rôle !"

"Bien sûr", il est "déçu" qu'Arnaud Montebourg qu'il a soutenu n'ait pas remporté la primaire.

En revanche, Bedos confie s'être amusé de l'éviction de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite. "Ca m'a beaucoup plu et Copé à 0,3 %. c'était trop beau", jubile-t-il.

Il raconte dans son livre avoir été invité par Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. "Je m'y suis rendu en tant que délégué de la Ligue des droits de l'Homme".

Pour Guy Bedos, François Fillon "représente vraiment le Front national +light+". "D'ailleurs Le Pen ne le supporte pas. Elle le prend pour une doublure, c'est extrême droite contre droite extrême".

L'engagement le plus chevillé au corps de l'artiste est, jure-t-il, celui de l'antiracisme. Sa mère était raciste, avait la photo de Pétain dans son sac et il s'est "construit contre ses parents" qu'il a quittés à 17 ans.

"Je suis contre tous les racismes, de classe, de genre etc.", affirme-t-il, se plaignant du "mauvais goût" des électeurs.

"La candidate de l'extrême droite parle sans arrêt du peuple, le peuple !", rugit-il, "on croirait Arlette Laguiller, elle a l'air plus que communiste !"

Emmanuel Macron est le seul candidat sur lequel il n'a "pas d'avis".

Au premier tour de la présidentielle du 23 avril, il votera utile.

"Il est possible que je vote pour lui pour empêcher Le Pen de passer", lance-t-il, "je voterai contre Marine Le Pen".

"Par précaution, je vais organiser mon départ pour le Québec", ainsi se termine son livre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle: Guy Bedos « dézingue » tous les candidats sauf Macron
3min

Politique

« Scroller sur son téléphone tue l’empathie, on est anesthésié », Tina Kieffer

Journaliste de renom passée par « Frou Frou » et les rédactions engagées de « Marie Claire » et « DS Magazine », elle a mis l’engagement humanitaire au cœur de sa vie après la rencontre bouleversante d’une petite fille cambodgienne. Une petite fille qui deviendra sa fille adoptive et qui donnera son nom à l’école « Happy Chandara ». L’établissement fête cette année ses 20 ans, il est aujourd’hui un campus et il forme des milliers de filles, petites et grandes, qui participent activement à la reconstruction d’un pays meurtri par le génocide et la dictature des Khmers rouges. Cette semaine, Tina Kieffer est l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Présidentielle: Guy Bedos « dézingue » tous les candidats sauf Macron
3min

Politique

« Soit je quittais l’Afghanistan, soit j’étais morte » : le récit bouleversant de la fuite de cette para-athlète de son pays

Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.

Le

Présidentielle: Guy Bedos « dézingue » tous les candidats sauf Macron
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le