Présidentielle: Hollande met au défi les candidats qui veulent quitter l’Europe
Le président français François Hollande a mis au défi depuis Rome les candidats à la présidentielle française, partisans d'une...

Présidentielle: Hollande met au défi les candidats qui veulent quitter l’Europe

Le président français François Hollande a mis au défi depuis Rome les candidats à la présidentielle française, partisans d'une...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président français François Hollande a mis au défi depuis Rome les candidats à la présidentielle française, partisans d'une sortie de l'Union européenne, de "démontrer aux Français que "ce serait mieux" en dehors de l'UE, alors que c'est "impossible"

"Il y en a qui veulent quitter l'Europe? Eh bien qu'ils démontrent aux Français que ce serait mieux tout seuls, que l'on pourrait lutter contre le terrorisme sans la coordination indispensable au plan européen, que l'on pourrait protéger nos frontières sans avoir de garde-côtes qui puissent le faire là où il y a des arrivées de migrants et de réfugiés, qu'ils démontrent que sans la monnaie unique, sans le grand marché il y aurait plus d'emplois, plus d'activités, un meilleur pouvoir d'achat", a lancé M. Hollande à la presse à l'issue d'un sommet célébrant le 60e anniversaire du traité de Rome.

"Eh bien, ils ne pourront pas faire cette démonstration parce qu'elle est impossible!", a lancé le président sortant, dans une nouvelle mise en garde contre le vote en faveur de la candidate du Front national Marine Le Pen.

"Impossible parce que le retour à une monnaie nationale entraînerait une dévaluation et une perte de pouvoir d'achat, la fermeture des frontières entraînerait des pertes d'emplois, parce que le nationalisme entraînerait la résurgence des conflits", a poursuivi François Hollande.

Après avoir signé une déclaration réaffirmant l'engagement européen des 27, sans la Grande-Bretagne, soixante ans après le Traité de Rome, M. Hollande a défendu devant la presse l'action européenne de son quinquennat. "J'ai mené pendant 5 ans une politique qui faisait que l'Europe devait changer et elle a changé, que l'Europe devait avancer et elle a avancé, qu'elle devait garder la Grèce dans la zone euro, être capable de relancer l'économie par un plan d'investissements", a fait valoir François Hollande.

Maintenant, l'Europe doit "avancer encore plus vite", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le