Présidentielle: Hugues Aufray, certains y pensent pour lui…
Hugues Aufray candidat à la présidentielle? Le chanteur de 87 ans a affirmé jeudi à l'AFP n'être engagé dans "aucune démarche"...

Présidentielle: Hugues Aufray, certains y pensent pour lui…

Hugues Aufray candidat à la présidentielle? Le chanteur de 87 ans a affirmé jeudi à l'AFP n'être engagé dans "aucune démarche"...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Hugues Aufray candidat à la présidentielle? Le chanteur de 87 ans a affirmé jeudi à l'AFP n'être engagé dans "aucune démarche" personnelle tout en reconnaissant qu'un mystérieux petit groupe cherchait avec son accord à obtenir les parrainages d'élus nécessaires à sa candidature.

Selon Sud Ouest, une équipe d'une vingtaine de personnes distribue aux maires "le journal de campagne" du "candidat" Aufray, où il se décrit comme le représentant de "la France invisible", et a déjà recueilli 180 signatures.

Hugues Aufray affirme toutefois de son côté ignorer l'identité d'un "responsable de sa campagne" cité par le quotidien, n'être pas au courant du nombre de signatures obtenues et ne pas être en possession de ce "journal de campagne".

"Il n'y a aucune démarche de ma part. Je ne souhaite pas être président de la République, je n'ai même pas envie d'être candidat mais il y a des gens qui ont envie pour moi", déclare le chanteur.

Il affirme avoir été contacté avant l'été par "le Cercle des gens de peu", un petit groupe de personnes dont il dit ne connaître que les prénoms, qui selon lui défendent des idées "monarchistes de gauche", qu'il dit avoir rencontrées à deux reprises, sans donner plus de détails.

Les membres du groupe "m'ont dit +la France est en difficulté (...) à travers vos chansons, vous faites passer des messages discrets mais qui touchent beaucoup, vous êtes extrêmement populaire (...) vous êtes écologiste de la première heure, vous représentez des valeurs qui sont les nôtres+", énumère le chanteur, actuellement en tournée, et qui se dit "ni de gauche ni de droite".

"Je leur ai dit, je n'ai pas l'intention d'être candidat mais je ne peux pas vous empêcher de vous amuser à faire un rêve utopique", poursuit l'interprète de "Santiano", précisant que ce groupe utilisait des extraits de chansons et de textes qu'il avait écrits "il y a quelques années".

"Ils m'ont dit laissez-nous faire, quand vous aurez les 500 signatures vous prendrez une décision", raconte-t-il, disant ne pas savoir ce qu'il ferait s'il obtenait les parrainages: "C'est complètement utopique!" Sinon à qui irait son soutien? "Mélenchon, ou Fillon peut-être".

"Je n'envisage pas d'arriver jusqu'à la candidature, néanmoins j'en profite pour dire ce que j'ai à dire", indique encore celui qui promeut pêle-mêle "l'éthanol fabriqué à base de topinambour", le port de l'uniforme à l'école, le don du sang obligatoire, et "la justice plus que l'égalité".

"Ce n’est pas un canular, mais ce sont des gens qui ont fait ça pour moi. Ils voudraient avoir à la tête de l’état, un personnage qui ne soit pas un politicien". "Je ne peux pas être candidat. Mais si j’avais 20 ans de moins, peut-être que j’aurais dit oui. Pourquoi pas", a-t-il ajouté jeudi soir au micro de RTL.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu
8min

Politique

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu 

Après avoir rendu compte aux partis politiques des ingérences numériques étrangères durant les élections municipales, le Premier ministre a tiré le bilan des investigations et des moyens d’y répondre au cours d’une conférence de presse. Il commence à consulter les forces politiques en vue d’un projet de loi qui pourrait être débattu à l’automne.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
8min

Politique

Avec le retrait du plaider-coupable en matière criminel, « Gérald Darmanin fait de la politique sur le dos des victimes », regrette la rapporteure du texte au Sénat

Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.

Le

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le