« Le Brexit a été un avertissement pour nous, qui nous rappelle que des événements improbables peuvent arriver », souligne le négociateur de l’Union Européenne au moment du Brexit entre 2016 et 2020, qui fait ainsi référence à l’éventuelle élection d’un président d’extrême droite en France. « Mme Le Pen et M. Bardella sont sur la ligne de M. Farage et antieuropéens », analyse Michel Barnier.
« Il va falloir éviter les mots qui fâchent et de jeter des anathèmes »
Le député LR estime que « ce qui arrêtera le RN », c’est « une proposition différente de la droite républicaine et du centre, ensemble. » En lançant sa plateforme « Bâtir ensemble 2027 », l’ancien Premier ministre veut construire une initiative commune de « tous ceux avec qui il a travaillé » à Matignon, soit LR et les formations du centre (Horizons, MoDem et UDI). « Il va falloir éviter les mots qui fâchent et de jeter des anathèmes. On va devoir tous travailler ensemble, notamment si l’on veut un Président de la République qui dispose d’une majorité à l’Assemblée », détaille-t-il.
« Il y a déjà bien assez de candidats, presque trop », avertit l’ancien finaliste de la primaire de la droite et du centre de 2021, battu par Valérie Pécresse. « Laissons-nous jusqu’à l’automne pour faire décanter le projet. Pour le moment chacun est dans son couloir mais à un moment il faudra voir qui est véritablement en mesure d’entrer dans la compétition. Ils vont devoir travailler ensemble », assène Michel Barnier. « C’est là où je peux être utile, c’est en les aidant à travailler ensemble », veut-il croire. Pour l’instant, au moins Edouard Philippe, Bruno Retailleau et David Lisnard se sont déclarés à droite, et Gabriel Attal est sur la ligne de départ au centre.