Présidentielle : « Il y aura parmi les LR des gens pour faire en sorte que Zemmour ait ses parrainages », affirme Patriat
Au micro de Public Sénat, François Patriat estime que LR cherche à s’assurer de la présence d’Éric Zemmour sur la ligne de départ pour la présidentielle. Le patron des sénateurs LREM accuse la droite de vouloir ainsi faire baisser le poids électoral de Marine Le Pen pour garantir la qualification de Valérie Pécresse au second tour. 

Présidentielle : « Il y aura parmi les LR des gens pour faire en sorte que Zemmour ait ses parrainages », affirme Patriat

Au micro de Public Sénat, François Patriat estime que LR cherche à s’assurer de la présence d’Éric Zemmour sur la ligne de départ pour la présidentielle. Le patron des sénateurs LREM accuse la droite de vouloir ainsi faire baisser le poids électoral de Marine Le Pen pour garantir la qualification de Valérie Pécresse au second tour. 
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La question des 500 parrainages agite nombre de candidats à la présidentielle. Depuis 2017, les signatures sont intégralement rendues publiques, ce qui refroidirait nombre d’élus, inquiets de devoir rendre des comptes à leur famille politique ou à leurs électeurs pour avoir parrainé une personnalité plutôt qu’une autre. Et parmi les candidats à la peine : le polémiste Éric Zemmour, qui a même écrit sur ce point à David Lisnard, le président de la très influente Association des maires de France.

« Je ne doute pas qu’il aura ses parrainages », a balayé mardi matin, au micro de « Bonjour chez vous », la matinale de Public Sénat, François Patriat, le patron des sénateurs LREM (RDPI) qui accuse la droite de manœuvrer pour qu’Éric Zemmour, qui vient d’être condamné pour « provocation à la haine », puisse se trouver sur la ligne de départ au moment de la clôture du dépôt des candidatures, le 4 mars prochain. « Je crois qu’il y aura parmi la droite, et donc parmi LR, des gens qui feront en sorte qu’il ait de façon directe ou indirecte ses parrainages », estime François Patriat.

« Des maires m’ont dit qu’ils avaient la main libre pour parrainer Zemmour »

« Aujourd’hui, Éric Zemmour est l’allié objectif de Madame Pécresse, que les choses soient claires ! », accuse le sénateur. « Ce que rêve LR, c’est qu’il prenne un maximum de voix à Madame Le Pen au premier tour pour assurer la place de Madame Pécresse au second tour », avance-t-il. « On ne va pas être dupe : je l’ai entendu, je le sais, je le vois autour de moi. Cela fait partie du jeu politique. »

« Je pense qu’il y aura des maires proches de LR… On va dire que je mens… Mais sur le terrain, des maires m’ont dit qu’ils avaient la main libre pour le faire et qu’il n’y aurait pas de sanctions », rapporte encore François Patriat.

Quant aux règles du jeu, il ne pense pas que les 500 parrainages d’élus représentent une marche trop haute pour se présenter à la présidentielle. Au contraire, il évoque même une hausse du seuil à 1 000 signatures pour renforcer la sélection. « Il y a 42 000 parrains possibles, mais quand je vois que des candidats à 1 % comme Philippe Poutou, vont avoir leurs 500 parrainages… », soupire François Patriat, estimant qu’il faut « réfléchir » à un nouveau système de sélection.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Présidentielle : « Il y aura parmi les LR des gens pour faire en sorte que Zemmour ait ses parrainages », affirme Patriat
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le