Présidentielle : la majorité « est prête à entrer en campagne, il ne manque que le candidat ! », indique Olivia Grégoire
La nouvelle escalade dans la crise qui oppose la Russie à l’Ukraine devrait encore retarder l’annonce de candidature d’Emmanuel Macron. La secrétaire d’Etat Olivia Grégoire, invitée mardi de la matinale de Public Sénat, indique toutefois que les différentes composantes de la majorité travaillent déjà à l’entrée en campagne et à la mise en place d’un programme.

Présidentielle : la majorité « est prête à entrer en campagne, il ne manque que le candidat ! », indique Olivia Grégoire

La nouvelle escalade dans la crise qui oppose la Russie à l’Ukraine devrait encore retarder l’annonce de candidature d’Emmanuel Macron. La secrétaire d’Etat Olivia Grégoire, invitée mardi de la matinale de Public Sénat, indique toutefois que les différentes composantes de la majorité travaillent déjà à l’entrée en campagne et à la mise en place d’un programme.
Romain David

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Après avoir reconnu lundi soir l’indépendance des séparatistes pro-russes en Ukraine, le président Vladimir Poutine a lancé dans le sud-est du pays une opération militaire dite de « maintien de la paix ». Une intervention aussitôt condamnée par Emmanuel Macron, qui a demandé « une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies ainsi que l’adoption de sanctions européennes ciblées ». Outre ses conséquences pour la sécurité en Europe, l’intervention russe n’est pas non plus sans répercussions sur la politique nationale, puisque la crise diplomatique devrait encore retarder l’entrée en campagne d’Emmanuel Macron, dont la candidature à sa propre succession fait peu de mystère. « La date butoir ne lui a pas échappé, il se déclarera », indique Olivia Grégoire, la secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable, qui était invitée mardi matin de « Bonjour chez vous », la matinale de Public Sénat. « Il n’est pas prévu que la crise en Ukraine s’arrête le 4 mars au matin [date limite du dépôt de candidature pour la présidentielle, ndlr], bien évidemment », concède-t-elle.

Une crise diplomatique sans précédent « depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale »

« Emmanuel Macron a le sens des priorités », poursuit cette responsable gouvernementale. « Je me questionnais avant de venir ce matin : imaginez que, depuis quelques jours, il soit candidat, participe à des meetings dans les territoires… Et je serai là à défendre le fait que le président de la République soit candidat dans un moment de tension tel que nous n’en avons pas connu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », relève Olivia Grégoire.

Une majorité dans les starting-blocks

Pour autant, le camp présidentiel se prépare à entrer en campagne à tout moment, explique-t-elle. « Ce n’est pas parce que le président n’est pas officiellement candidat au moment où l’on se parle, que la maison de la majorité présidentielle, ‘Ensemble citoyens !’, ne travaille pas. Hier soir, j’étais encore au siège d’En Marche ! avec Stanislas Guerini, Édouard Philippe, François Bayrou, Franck Riester, Laurent Hénart, l’ensemble des dirigeants de la majorité présidentielle. Nous travaillons, il y a des idées qui sont posées », indique Olivia Grégoire. « Nous sommons prêts à rentrer en campagne, il ne manque que le candidat ! »

» Lire notre article - Sondage : Emmanuel Macron favori, mais une large majorité de Français juge négativement son bilan

Sur l’Ukraine, « Emmanuel Macron n’a pas dit son dernier mot »

Mais même en campagne, le dossier ukrainien devrait encore largement occuper Emmanuel Macron, notamment dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne. L’Élysée tablait sur un sommet entre Joe Biden et Vladimir Poutine pour amorcer une désescalade, mais la rencontre, conditionnée à une non-invasion de l’Ukraine par la Russie, semble désormais compromise. « Emmanuel Macron a fait tout ce qu’il pouvait et continuera à le faire pour maintenir la paix. Il n’a pas ménagé ses efforts, il ne les ménagera pas », plaide Olivia Grégoire. Et d’ajouter : « L’enjeu est plus important que de savoir si c’est une victoire ou un échec pour le président de la République, même si je ne doute pas que, toute la journée, les oppositions vont défiler sur les plateaux autour de cet angle. »

« Emmanuel Macron n’a pas dit son dernier mot. Il va continuer », assure encore Olivia Grégoire. « Il est en première ligne, à la pointe de l’épée pour préserver la paix en Europe. Il ne s’agit rien moins que de ça. »

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