Présidentielle: la presse appelle à un vote massif en réponse au terrorisme
A un peu plus de vingt-quatre heures du premier tour de la présidentielle et moins de deux jours après l'attentat qui a tué un...

Présidentielle: la presse appelle à un vote massif en réponse au terrorisme

A un peu plus de vingt-quatre heures du premier tour de la présidentielle et moins de deux jours après l'attentat qui a tué un...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

A un peu plus de vingt-quatre heures du premier tour de la présidentielle et moins de deux jours après l'attentat qui a tué un policier sur les Champs-Elysées, la presse française appelle les électeurs à voter dimanche en masse en réponse symbolique mais forte face au terrorisme.

"Un vote massif et libre doit sanctionner cette campagne que les terroristes voudraient perturber. L'habituel appel à la participation électorale prend ainsi une importance cruciale. Voter, c'est se battre", lance Laurent Joffrin, dans Libération.

"Aux urnes citoyens !" s'enflamme Stéphane Siret de Paris-Normandie. Et d'expliquer : "la meilleure arme qu'un peuple puisse opposer à la barbarie sanguinaire, c'est de rester la tête haute en utilisant ce que la démocratie lui offre : la liberté de s'exprimer".

"Pour échapper au piège que nous tendent les tueurs, il n'est qu'une seule réponse : le vote massif du peuple français", affirme dans La Dépêche du Midi Jean-Claude Souléry, pour qui "ce droit de vote" est "devenu plus que jamais un devoir de vote".

Un avis partagé par Christophe Bonnefoy du Journal de la Haute-Marne : "voter est un droit et il prend ici valeur de devoir. Ne serait-ce que pour porter haut, encore et toujours, cette liberté que certains voudraient nous enlever".

Et Hervé Chabaud (L'Union-L'Ardennais) de renchérir: "voter, s'exprimer pour montrer sa présence à la République est plus qu'un droit! C'est un devoir". "Voter, c'est par son geste agir pour ne pas subir", ajoute-t-il.

- 'Un rempart' -

"Une participation massive au premier tour serait la meilleure des ripostes face aux menaces. Quelles qu'elles soient", reconnaît également Marc Dejean du Courrier de l'Ouest.

"La seule réponse" au terrorisme "est de ne pas se laisser intimider" rappelle Yolande Baldeweck dans L'Alsace. Et donc pour cette dernière, "on ne pourrait que se réjouir d'une mobilisation plus forte qu'annoncée".

Jean-Marcel Bouguereau de La République des Pyrénées met en garde l'électeur en écrivant: "l'appel à la participation prend d'autant plus d'importance que celui qui s'abstiendra se dérobe aussi à la lutte politique contre l'islamisme."

"Le combat contre Daesch se gagne aussi dans la solidarité et la confiance que nous afficherons en votant. Voter pour conforter notre démocratie, reste un des remparts face à la menace", souligne Jean-Louis Hervois de la Charente Libre.

"La participation serait une réponse à ceux qui nous attaquent, à ceux qui confient leur mort à une idéologie totalitaire plutôt que leur vie à une démocratie libérale" assure aussi Matthieu Verrier dans La Voix du Nord. Et de poursuivre en guise de conclusion : "la France a l'occasion demain de répondre sur le plan symbolique et de choisir sa réponse sur le terrain politique."

La France a été frappée jeudi soir par un nouvel attentat: un policier a été tué en plein coeur de Paris, sur les Champs-Elysées. Deux autres policiers ont été blessés, dont l'un grièvement. L'assaillant a été abattu par la police.

Partager cet article

Dans la même thématique

Annecy Journees parlementaires du parti de droite Les Republicains
7min

Politique

Sénatoriales : Gérard Larcher annule sa venue dans les Bouches-du-Rhône, mais rappelle dans un courrier que la liste Devésa/Muselier a été « investie » par LR

Alors qu’il devait se rendre à Aix-en-Provence pour soutenir la liste de la centriste Brigitte Devésa et de l’ex-LR, devenu Renaissance, Renaud Muselier, pour les sénatoriales, Gérard Larcher a annulé sa visite. Mais dans un courrier, il rappelle que c’est bien cette liste qui a été « investie » par « la commission nationale d’investiture » des LR, « avec le soutien de la majorité sénatoriale ». Bruno Retailleau, patron des LR, avait lui apporté son soutien à la liste concurrente de Valérie Boyer.

Le