Présidentielle: la télévision est toujours le média qui compte
En rassemblant plus de 10 millions de téléspectateurs devant le petit écran pour le premier grand débat de l'élection...

Présidentielle: la télévision est toujours le média qui compte

En rassemblant plus de 10 millions de téléspectateurs devant le petit écran pour le premier grand débat de l'élection...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

En rassemblant plus de 10 millions de téléspectateurs devant le petit écran pour le premier grand débat de l'élection présidentielle, la télévision a démontré qu'elle était toujours le média qui comptait à l'heure des réseaux sociaux.

Lundi soir, TF1 diffusait le premier débat télévisé entre les cinq candidats à l'élection présidentielle les mieux placés dans les sondages, un exercice inédit avant un premier tour qui a permis à la chaîne d'attirer près d'un téléspectateur sur deux (48% de part d'audience, 9,8 millions de téléspectateurs en moyenne).

C'est la meilleure part d'audience toutes chaînes et tous programmes confondus depuis le début de l'année, indique la chaîne, qui se félicite dans un communiqué d'un "énorme succès".

LCI, qui codiffusait le débat, a réuni 345.000 téléspectateurs (1,7% de part), un "record".

Le rendez-vous a ainsi réuni près d'un Français sur six. Même si les scores sont loin de ceux réalisés par les traditionnels débats de l'entre-deux-tours (plus de 17 millions de téléspectateurs pour le duel Nicolas Sarkozy/François Hollande en 2012 et plus de 20 millions en 2007 pour Ségolène Royal/Nicolas Sarkozy), l'enjeu reste de taille.

C'est notamment pour cela que le candidat de "Debout la France", Nicolas Dupont-Aignan, a protesté contre la décision de la Une de faire débattre les 5 candidats favoris des sondages, contestant ce choix devant le CSA et le Conseil d'Etat qui l'ont tous deux débouté.

Le Conseil d'Etat a considéré que son absence au débat ne contrevenait pas au "principe d'équité" de temps de parole, alors que s'ouvre mardi une phase de décompte plus strict, la liste des 11 candidats ayant été arrêtée.

Twitter, qui se veut complémentaire aux grands événements cathodiques, a enregistré près de 2 millions de tweets autour du "grand débat", durant la soirée de lundi.

Sur le net où les décomptes de parole n'ont pas cours, le média en ligne Explicite, créé par des anciens d'iTELE, a organisé pratiquement en parallèle au débat de TF1/LCI un débat avec les "petits" candidats.

Seuls la candidate de Lutte Ouvrière Nathalie Arthaud et le candidat du parti Solidarité et Progrès Jacques Cheminade ont répondu à l'appel, le candidat du NPA Philippe Poutou ayant décommandé au dernier moment.

Sur Facebook, le live d'Explicite a attiré 73.000 vues et sur Twitter (Periscope) plus de 13.000.

Nicolas Dupont-Aignan a préféré l'émission "Touche pas à mon poste", animée par Cyril Hanouna sur C8, qui a réuni lundi soir 1,8 million de téléspectateurs en moyenne lors de son passage, soit 7% de part d'audience.

Les favoris des sondages ne boudent pas pour autant les médias en ligne : Explicite, associé à Yahoo, recevra mardi à 18H00 Emmanuel Macron, pour un Facebook Live interactif d'une heure suivi d'un direct en anglais à destination des internautes américains.

Les onze candidats débattront le 4 avril sur BFMTV et CNews, puis devraient se retrouver le 20 avril sur France 2.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle: la télévision est toujours le média qui compte
5min

Politique

Ingérences étrangères : « Depuis les années 2010, aucun rendez-vous électoral n’a été épargné »

A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.

Le

Macron Sénat 1 ok
9min

Politique

[Série 1/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : un début constructif, avant la montée des tensions

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après des débuts plutôt bienveillants, la relation va vite se tendre sur les collectivités, avant qu’elle ne se dégrade sur le projet de réforme constitutionnelle, qui finira enterré.

Le

Présidentielle: la télévision est toujours le média qui compte
4min

Politique

Au Sénat, l’acteur Bruno Solo appelle à la mobilisation face à la montée des masculinismes

Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

Documentaire De Gaulle, histoire d’un géant de Jean-Pierre Cottet
4min

Politique

Comment de Gaulle a construit l’image de la France dans le monde

États-Unis, Allemagne mais aussi Sénégal quand le monde apprend la démission du président de Gaulle en avril 1969, c’est une onde de choc politique. Celui qui était au pouvoir depuis 1958 avait en effet tissé des liens avec le monde entier. Construction d’une politique européenne pour se préserver notamment de l’influence de l’Amérique, décolonisation… Charles de Gaulle avait imprimé sa marque, ses opinions en matière de politique étrangère, laissant ainsi son héritage. C’est l’un des chapitres que nous propose de feuilleter le réalisateur Jean-Pierre Cottet dans le documentaire De Gaulle, histoire d’un géant diffusé sur Public Sénat.

Le